Valeo : communiqué de soutien


VALEO - Communiqué du Comité NPA de Brioude - Ste Florine :

Le 6 mars, une manifestation unitaire des syndicats de la société Valeo a eu lieu devant son siège, rue Bayen à Paris 17ième. Porteuses de pétitions des salariés, contre le plan de suppressions d'emplois de la Direction, les organisations syndicales ont été molestées par la police, au ordre de Sarkozy et de Th Morin PDG de Valeo.

Crédit photo : Stéphane de Sakutin / AFP


Ces 5000 emplois supprimés dont 1600 en France sont intolérables alors que Valeo est en bénéfice de 34M€ en 2008. L'annonce scandaleuse de pertes sur l'exercice de l'an passé n'est qu'un mensonge que ne cache même pas Valeo. Le bilan officiel de 2008 du groupe le démontre clairement, les pertes ne sont liées qu'à une provision d'un montant de 241M€ uniquement destiné au plan social planifié sur 2009. Ce scandale n'est pas tolérable ! Et ce n'est pas tout !


Les patrons voyous de Valeo bénéficient du soutien de Sarkozy qui a demandé il y a une semaine au FSI, Fonds Stratégique d'Investissement, créé pour renforcer les fonds propres et stabiliser le capital des entreprises françaises durant la crise, d'entrer dans le capital de Valeo pour contrer les ambitions du fonds d'investissement américain Pardus détenteur de 19.5% du capital de Valeo. La guerre entre capitalistes n'intéresse pas les salariés. Mais cette multinationale bénéficiaire, qui supprime des emplois, utilise des fonds publics accordés par Sarkozy sans aucune contre partie, pour se réorganiser, liquider ses salariés, et combattre Pardus alors que celui-ci prévoit son désengagement du capital Valeo en 2012.


Le comité NPA de Brioude Ste Florine (43) déclare que cette situation doit cesser. Ce sont les services publics qui ont besoin d'argent ! Pas Valeo ! Ce sont les salariés et les chômeurs qu'il faut soutenir pas les multinationales !


Nous appelons tous les salariés de Valeo et du secteur de l'automobile, à répondre au scandale d'Etat qui se déroule actuellement devant nos yeux. Le chemin tracé par le peuple antillais est un exemple de victoire dont il faut tirer les leçons.


Nous proposons une augmentation du SMIG immédiate de 300€, l'arrêt des financements sans aucune contre partie et le blocage des plans de licenciements des sociétés qui font des bénéfices, le paiement total des salaires en cas de chômage partiel par un complément payé par les entreprises, l'application rigoureuse des règles du code du travail et des pénalités financières aux patrons laissant faire des heures supplémentaires pendant qu'ils licencient.


NPA Brioude - Ste Florine - le 6/03/09