Sans papiers : Interdit d'exploiter !


Sans papiers :

Interdit d’exploiter ! liberté de circuler !

 

On les appelle « sans-papiers », le gouvernement les traque et les traite de clandestins.

Ce sont des hommes et des femmes qui, fuyant la guerre ou la misère, ont quitté leur pays, leurs attaches, souvent au péril de leur vie.

Ce sont des travailleurs, constituant la main d’œuvre sans droits dont rêve le Medef. L’embauche de salarié-es sans papiers permet en effet de renforcer l’exploitation à tous les niveaux : conditions de travail et de salaire dégradées, absence de droits sociaux alors qu’ils paient des cotisations, menace permanente de licenciement pour défaut de papiers… Loin d’être rares, les salarié-es sans papiers sont massivement employés par de grosses entreprises privées et publiques. Par exemple, dans le gardiennage, sur 150 000 salariés, 15 000 n'ont pas de papiers.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !


La nouvelle vague de grève de travailleurs sans papiers, débutée le 12 octobre, fait éclater au grand jour les conditions de travail révoltantes imposées à des centaines de milliers d’hommes et de femmes. Elle met en évidence la manière dont le capitalisme utilise les pires formes de précarité pour un profit maximum.

Ces grèves démontrent que, y compris dans les conditions les plus difficiles, les plus précaires, il est possible de se battre ensemble. C’est même la seule solution ! Isolés, dispersés on ne peut rien, sinon subir. Ensemble, solidaires, il est possible d’exiger une solution pour toutes et tous. Les grévistes ne veulent plus de cas par cas, plus de démarches interminables. Ils exigent une circulaire ministérielle simplifiant les critères de régularisation.


Hier colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés.


Seule une régularisation globale peut mettre fin à cette surexploitation. Pour cela, les travailleurs sans papiers ne pourront pas gagner seuls. Ils ont besoin du soutien le plus large. Ils ont besoin que nous fassions vivre le vieux slogan du mouvement ouvrier : « travailleurs français, travailleurs immigrés, mêmes patrons, même combat ! »


Le gouvernement fait de l’immigration « un problème » en fabriquant des boucs émissaires pour éviter de désigner les véritables responsables de la crise.

Cette vague de grève, comme le combat du Réseau Education Sans Frontière dans les écoles, doit permettre de construire une mobilisation unitaire la plus large possible contre cette politique raciste honteuse et indigne.

Le capitalisme, l’impérialisme, sont responsables de l’appauvrissement des pays d’où viennent les sans papiers et de la concurrence acharnée entre les travailleurs. Ce n’est pas aux immigré-es de payer la crise économique ou écologique qui les pousse à chercher ici du travail et de moins mauvaises conditions de vie. Ce n’est pas aux capitaux de circuler librement mais à tous les humains d’avoir le droit d’aller et venir en toute liberté.

 

Tract hebdo du NPA
Version du 9 novembre 2009