Nos emplois, PAS leurs profits !


Nos emplois,
PAS leurs profits !

 

Après les succès de la grève des postiers et du référendum contre la privatisation de la Poste, après les manifestations des employés de France Télécom contre la dégradation des conditions de travail qui ont poussé vingt-cinq d'entre eux au suicide ces derniers mois, les cheminots sont appelés à faire grève et manifester le 20 du mois pour leurs emplois et leurs salaires. A la même date, les lycéens descendront dans la rue pendant que les employés de Pôle emploi se battront, encore le même jour, contre la dégradation de leurs conditions de travail. Tous les salariés de l'industrie sont appelés à leur tour à une journée de lutte le 22 octobre. (Lire le tract du NPA)

 

Les licenciements massifs, 1000 par jour, ont non seulement des conséquences dramatiques directes sur ceux qui sont jetés à la rue et leurs familles mais aussi, indirectes, sur la précarité de l'emploi de ceux qui en ont encore un, l'aggravation de leurs conditions de travail par l'augmentation de la productivité, la baisse des salaires dans le privé comme dans le public, le recul des conditions de vie de tous. C'est ainsi depuis des années et des années.

 

Des raisons encore plus nombreuses de se révolter tous ensemble

 

Mais avec la crise, une étape a été franchie. Ainsi les salaires sont au plus bas depuis trente ans, la santé au travail qui se dégrade jusqu'au suicide subit un recul historique, le délabrement et la remise en cause des services publics n'a jamais été aussi loin. Les attaques sur l'emploi utilisent et renforcent toutes les oppressions, divisions et discriminations entre chômeurs et salariés, actifs et retraités, hommes et femmes, français et étrangers...

 

C'est ce que démontrent les manifestations qui ont été également organisées les 16 et 17 octobre, pour le niveau de vie des retraités qui s'effondre et pour les droits des femmes qui restent bafoués et, dans certains cas, sont remis en cause.

 

Avec les licenciements et le chômage de masse, c'est toute la société qui est en train de reculer. Tout le monde comprend bien que nous ne trouverons pas de réponse à cette crise et à ces attaques globales entreprise par entreprise, secteur par secteur, catégorie par catégorie, pas plus qu'il n'y a de solution « industrielle » capitaliste à la crise du capitalisme. La seule solution est de contester le pouvoir des actionnaires sur l'économie, l'industrie et les banques, qui ruine toute la société.

 

Face à une crise globale, une réponse globale

 

C'est pourquoi le NPA engage une campagne « Nos emplois, pas leurs profits » pour interdire les licenciements en prenant sur les profits, pour garantir à chacun un minimum net de 1500 euros par mois, pour travailler toutes et tous moins et mieux, pour faire du droit de chacune et chacun à vivre correctement de son travail une question centrale, un choix de société. Cette campagne est indissociable de la construction et du développement des mobilisations en cours, de leur coordination pour aller vers un vaste mouvement d'ensemble qui sera seul à même de changer la donne au profit des classes populaires.

 

Tract hebdo du NPA
Version du 19 octobre 2009