Non à la casse du service public d’éducation!

 

revolution_favicon.pngDe la maternelle à l’université :

Tous ensemble contre la casse du service public d’éducation !


Nous vivons dans une société dans laquelle 48% seulement des enfants d’ouvriers obtiennent le bac et l’école permet surtout aux plus favorisés de réussir. Les gouvernements ne cessent de mener des réformes qui renforcent ces inégalités. Evaluations en primaire pour mettre en concurrence les écoles, « socle commun » au collège, filières professionnelles réduites, destruction programmée du lycée, leur but est de réduire l’éducation à « lire, écrire et compter ». Les enfants des milieux les plus modestes se retrouveront avec des diplômes déqualifiés constituant ainsi une main-d’œuvre précaire et corvéable à merci. Cela, accompagné par un fichage généralisé (base élève, SCONet…), la mise en place d’équipes mobiles de sécurité (EMS) et des interventions musclées dans les établissements contre les jeunes considérés comme des délinquants potentiels. La droite, en imposant ce système, favorise plus que jamais la réussite de quelque uns au détriment de la réussite pour tous.

 

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Une logique budgétaire et idéologique


Il s’agit avant tout de faire des économies…sur le dos du service public. En pleine crise, Sarkozy a donné des milliards aux banques et aux entreprises. Chaque année l’Etat verse 7 milliards d’euros aux établissements privés sous contrat. Et la loi Carle impose désormais de nouvelles aides des communes au Privé. Sans parler des régions, y compris de gauche, qui abondent les budgets des établissements privés sur des dépenses facultatives. Pour le service public, Sarkozy multiplie les attaques et brade l’éducation des jeunes : suppression de 16 000 postes d’enseignants cette année, diminution des personnels non enseignants et augmentation des précaires. Avec la « réforme » de la formation des enseignants, le gouvernement va envoyer dans les établissements, de jeunes étudiants, non formés, sans les payer durant leur formation.


Construire un mouvement d’ensemble


Nous devons maintenant construire un mouvement d’ensemble pour gagner :


- Augmentation des postes d’enseignants et titularisation de tous les précaires

- Retrait des « réformes » de l’éducation de ce gouvernement

- Refus du fichage des élèves et des politiques répressives


Pour cela, il faudra s’attaquer frontalement à ce gouvernement, tous ensemble. Cela passe par la résistance concrète aux politiques répressives (refus des évaluations, du fichage avec base-élèves…). Il nous faut développer secteur par secteur des dates de mobilisation, rassembler enseignants, parents, lycéens et étudiants, œuvrer concrètement à la généralisation des journées d’action et tendre à la reconduction de la grève.


Nous nous battons contre cette école de classe, pour le développement des services publics, pour que l’école ne favorise pas la réussite de quelques-uns mais le progrès pour tous !

 

Tract hebdo du NPA
Version du 25 janvier 2010