Les élus et les services publics

Les services publics, symbole de la répartition des richesses

  Les services publics comme la poste, les hôpitaux, les écoles, sont les instruments de la solidarité nationale. Ils ont pour but de garantir à chaque personne, quel que soit son âge, son sexe, ses origines, son salaire ou son adresse, l’accès aux mêmes droits élémentaires.


Destruction organisée par les politiques gouvernementales.

  Depuis des dizaines d’années, les gouvernements ne cessent de détruire les services publics : on les découpe en plusieurs parties dont les plus « rentables » financièrement sont privatisées, on diminue d’année en année leur budget et ainsi le service se dégrade, on remplace les personnels de l’état, par des vacataires et des sous-traitants au mépris des règles de sécurité. Et, aujourd’hui, Sarkozy, et les patrons de l’Europe, n’ont qu’une idée en tête : les liquider définitivement. Ainsi, l’an dernier le gouvernement a supprimé plus de 11 000 postes dans l’éducation nationale, fermé des dizaines de bureaux de poste et d’hôpitaux pour soi-disant « faire des économies ». Et, dans le même temps, il a offert 15 milliards d’euros aux plus riches sous forme de paquet fiscal. En Haute-Loire aussi, le double langage des élus. Les élus, M. Wauquiez en tête, prétendent défendre les services publics alors qu’en réalité ils votent des lois qui les condamnent. Ainsi, la maternité de St Agrève a fermé et de lourdes menaces pèsent sur le Centre Hospitalier E. Roux. Or, M. Wauquiez, en tant que maire, préside le CA d’E. Roux et, en tant que député et ministre UMP a collaboré à l’organisation de la carte hospitalière donc à la fermeture des postes et services de proximité. La ligne SNCF Langeac/Langogne va fermer pour manque de sécurité, alors qu’il aurait suffi de l’entretenir. Les élus locaux qu’on bafoue de leur droit d’ingérence démocratique sur la question de la suppression de l’axe Paris-Nîmes ne devraient-ils pas envisager une démission collective pour enfin faire entendre leurs voix ? Pour ouvrir la distribution de courrier à la concurrence, la casse de la poste se poursuit et sa privatisation est en route. A l’école, les deux ans ne sont plus qu’accueillis partiellement sur dérogation, ils seront définitivement exclus l’année prochaine alors que les places en crèche sont insuffisantes ou absentes en campagne. Bientôt, pour vivre dans nos campagnes, il faudra s’armer de courage !

Défendre et développer les services publics.

  Seule une mobilisation d’ampleur permettra de stopper cette destruction. Nous devons dès à présent nous organiser ensemble, salariés et usagers pour défendre, améliorer et contrôler nos services publics. Nous devons aussi étendre ces services à d’autres secteurs essentiels tels que le logement, le gaz, l’électricité et l’eau, tous les transports, l’accueil et l’assistance des personnes âgées… Nous devons imposer le principe de solidarité et de répartition des richesses contre la loi du profit roi et l’hystérie capitaliste qui fait que les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Nous pouvons gagner si nous nous y mettons tous.

NOUS NE VOULONS PAS D’UNE SOCIETE A DEUX VITESSES, LES SERVICES PUBLICS NOUS APPARTIENNENT, ILS SONT NOTRE RICHESSE, NE LAISSONS PAS LES CAPITALISTES NOUS LES VOLER !
IL EST TEMPS DE LES RECUPERER !

Collectif NPA43 / 2008