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REVOLUTIONS TUNISIE, EGYPTE ...

Mardi 22 mars 2 22 /03 /Mars 23:00

 

npa_avatar.jpg Contre Kadhafi

Contre l’impérialisme

Solidarité avec les révolutions arabes

 

Les révolutions Tunisiennes et Egyptienne ont soulevé un immense espoir. Dans les pays voisins et au-delà les peuples se sont reconnus dans les exigences pour « le travail, la liberté, la dignité ».


Dans la foulée, la population libyenne s'est soulevée contre Kadhafi. Elle fait face à un déchainement de violence meurtrière. Pris de peur le dictateur voudrait noyer la révolte dans un bain de sang. Notre solidarité pleine et entière va au peuple libyen auquel il faudrait donner les moyens de se défendre, les armes dont il a besoin pour chasser le dictateur, conquérir la liberté et la démocratie. Le soutien réel ce serait aussi, l’accueil de tous les réfugiés et la fin de l’Europe forteresse de Schengen, la saisie et la restitution au peuple libyen de tous les avoirs de Kadhafi à l’étranger…


Manifestation-Libye.preview.jpg

 

Menteur et hypocrite !

Sarkozy prétend intervenir « pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin » Menteur et hypocrite ! Il n'a manifesté aucune solidarité avec les soulèvements populaires dans les pays du Maghreb et du Machrek. Et il recevait en grande pompe il y a peu son ami Kadhafi. La France a été pendant des années un des principaux vendeurs d’armes au dictateur.


La liste est longue des interventions de l'impérialisme qui sous des prétextes humanitaires n'ont fait qu'aggraver les situations locales. La coalition internationale invoque la démocratie et le droit des peuples comme elle l’a fait pour justifier la guerre contre l’Irak ou en Afghanistan.


C’est bien une guerre qui est engagée en Libye après le vote par le conseil de sécurité de l’ONU, le 17 mars, de la résolution 1973 qui autorise «une zone d’exclusion aérienne». En clair, l’ONU a donné son feu vert à l’intervention militaire des grandes puissances qui ont toute latitude pour bombarder le pays.


Les USA, la France… ont saisi l’opportunité ouverte par la guerre civile déclenchée par Kadhafi pour tenter de reprendre la main sur la Libye comme sur l’ensemble de la région où sont concentrées les plus grandes réserves pétrolières du monde. D’ailleurs, ni les grandes puissances ni l’ONU n’ont eu le moindre mot de protestation quand les troupes de la monarchie moyenâgeuse d’Arabie saoudite sont entrées au Bahreïn pour venir au secours du roi face à la contestation populaire. Il y a bien une offensive globale pour sauvegarder la stabilité de la région, canaliser, maîtriser le processus révolutionnaire, préserver les intérêts des trusts pétroliers et de ceux qui les servent, une offensive contre la révolte des travailleurs et des peuples.


Non, cette guerre n’est pas la nôtre, ni celle du peuple libyen, loin de défendre le droit des peuples, elle le brise. L’avenir, ce sont les révolutions en cours qui le porte, contre la domination impérialiste et contre les dictateurs.

 

Tract hebdo du NPA

Version du 22 mars 2011

Mardi 15 février 2 15 /02 /Fév 18:36


revolution_favicon.png DECLARATION DU CONGRES DU NPA :
ET UNE, ET DEUX, ET TROIS REVOLUTIONS !

 

Après Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte vient de dégager. A qui le tour ? Les Bouteflika, Mohamed VI, El Hassad et autre Kadhafi ont des raisons de se faire du souci sur leur avenir. Qu'ils dégagent à leur tour !

 

Bravant la peur, refusant de continuer à se laisser humilier, les peuples ont chassé les vieux dictateurs violents, corrompus, autoritaires. Aucun régime ne peut tenir face à la détermination des masses, à l'affirmation de la dignité. Oui, en quelques semaines, on peut en finir avec ce qui semble inamovible.

 


 

Le processus en cours est loin d'être achevé. Il s'agit tout à la fois de fermer la porte aux replâtrage du pouvoir au service de l'ancienne caste au pouvoir et d'imposer le partage des richesses pour vivre mieux, de faire reculer la misère et la précarité, de garantir l'égalité politique et sociale entre les hommes et les femmes.

 

L'impérialisme, son idéologie du choc des civilisations fauteuse de guerre de la Palestine à l'Irak, ou en Afghanistan, sa mondialisation libérale qui creuse les inégalités, sont en train de prendre un sacré coup de vieux.

 

Oui, la jeunesse, les classes populaires du monde arabe montrent la voie. La crise économique, écologique, sociale, démocratique sans précédent qui secoue le système concerne tous les continents. Elle fait peser des menaces sur l'avenir de l'humanité. Partout, les classes possédantes et les gouvernements à leur service imposent des politiques d'austérité drastiques.

 

De Londres à Athènes, de Lisbonne à Paris, la vieille Europe est elle aussi secouée par la révolte de celles et ceux qui refusent de payer cette crise. Ici, en France, le mouvement de l'automne, s’il n’a pas réussi à faire reculer le gouvernement, a permis au monde du travail et à la jeunesse d’accumuler des forces et de l’expérience, de montre la puissance du rejet des solutions libérales capitalistes à la crise. C’est un nouveau jalon vers l’affrontement central avec le pouvoir indispensable pour imposer les exigences des classes populaires. Les politiques d'austérité se combinent avec d'autres mesures qui visent à restaurer les taux de profit, comme la mutation vers un capitalisme prétendu vert qui ne résoudra rien et n'a pour but que de trouver de nouveaux marchés. Leur politique est une impasse.

 

Notre congrès appelle au soutien actif et internationaliste à la révolution en marche en Tunisie et en Égypte. Notre solidarité avec la lutte des peuples, c’est aussi la lutte contre notre propre impérialisme, en dénonçant la collusion de notre État avec leurs exploiteurs.

 

Nous exigeons la saisie des fonds des dictateurs mis au secret des banques d'Europe et leur restitution au pouvoir populaire. Nous exigeons la restitution aux travailleurs tunisiens et égyptiens des entreprises françaises qui les exploitent. Nous exigeons l'annulation de la dette.

 


 

Nous mènerons avec les organisations politiques, syndicales et associatives, tunisiennes, égyptiennes et françaises, cette campagne populaire qui doit cibler les instances judiciaires, le gouvernement, le Club de Paris – celui des créditeurs de la dette - et les multinationales prédatrices.

 

Et qu'ils dégagent aussi les Sarkozy, Fillon, Alliot Marie qui ont soutenu jusqu'au bout ces régimes, les ont armés, financés, ont formé leurs cadres répressif.

 

Qu'il dégage Strauss Khan, lui qui a flatté jusqu'au bout le bon élève du FMI dont il est le directeur, imposant les purges libérales qui étranglent les peuples du monde.

 

Qu'ils dégagent ces gouvernements de droite comme de gauche qui appliquent les mêmes politiques d'austérité.

 

Les processus révolutionnaires en Tunisie et en Egypte sont également une leçon pour nous. Lorsque l'ensemble du peuple - femmes et hommes, ouvriers, précaires, chômeurs, jeunes...- prend sa destinée enmain, il peut renverser l'ordre établi.

 

Le souffle de la révolution, c'est un nouvel encouragement à la lutte pour refuser de payer la facture de leur crise, à la lutte contre l'oppression des femmes et le racisme, à la lutte pour construire l'unité des exploité.e.s et des opprimé.e.s. par delà les origines et les frontières pour leur émancipation, pour un monde égalitaire, écosocialiste, débarrassé du productivisme capitaliste, le socialisme du XXIe siècle.

Jeudi 10 février 4 10 /02 /Fév 21:23

 

SOIREE DE SOLIDARITE
AVEC LES PEUPLES EGYPTIENS ET TUNISIENS

 

scr_02-Feb.-10.jpgAprès Ben Ali en Tunisie, c’est au tour de Moubarak d’être rejeté par le peuple.

Dans toute l'Égypte, depuis plusieurs jours, des millions de manifestants n’hésitent pas à braver la redoutable police aux ordres du régime.

La répression est féroce : arrestations massives, des morts, internet et les réseaux sociaux bâillonnés... Mais la détermination du peuple égyptien est énorme.

 

En Tunisie, la mobilisation continue.

Au Caire comme à Tunis, les manifestants mêlent revendications sociales et démocratiques. Ils exigent la fin de la dictature et l’instauration d’un régime démocratique.

 

scr_01-Feb.-10.jpgLe gouvernement français fait mine de découvrir l’absence de libertés en Egypte : il veut faire oublier qu’il a toujours soutenu le régime...

Nous exprimons notre entière solidarité avec les peuples égyptiens et tunisiens et tous ceux qui seraient tentés de les suivre. Nous reprenons à notre compte le mot d’ordre scandé par les Egyptiens : Moubarak, dégage !

 

A bas toutes les dictatures ! Droit des peuples à se gouverner ! Démocratie ! Libertés syndicales !

 

Soirée débat de solidarité
avec les peuples Egyptiens et Tunisiens

Mardi 15 février à 20 h au Puy 

Centre Roger Fourneyron (Bd de la République)

Avec Mohamed AMAMI, militant syndical tunisien

 

Avec le soutien de : CGT, FSU, UNSA, Solidaires, AT TAC, LDH, FASE, PS, PCF, PG, GU, EE les verts, NPA.

Mercredi 2 février 3 02 /02 /Fév 14:31

 

tunrevo.jpgTunisie, Egypte :
vive la révolution !

 

Mardi 1er février, plusieurs millions d'Égyptiens ont manifesté dans tout le pays.

 

Ils crient haut et fort : À bas la dictature de Moubarak ! Ils veulent en finir avec des décennies d’humiliation, de tortures, de corruption, de pauvreté et d’injustice sociale.

 

La contestation ne fait que s’étendre depuis le 25 janvier. La répression sanglante, la censure, le couvre feu… loin d’empêcher les manifestations, les rendent à chaque fois plus nombreuses, renforcent la colère et la détermination.

 

La contestation est totale.

 

Elle unit jeunes des villes adeptes d’Internet, population pauvre, syndicalistes indépendants… Elle mêle revendications politiques, démocratiques et sociales, contre Moubarak lui-même et son projet de transmettre le pouvoir à son fils, mais aussi contre la misère imposée au nom d’un endettement qui ne profite qu’au dictateur et à ses proches. Depuis que Moubarak est devenu président en 1981, le peuple égyptien a remboursé l’équivalent de 68,5 milliards de dollars au titre de la dette externe. Pourtant, dans le même temps, elle n’a cessé d’augmenter, passant de 22 à 33 milliards de dollars.

 

La révolution en Tunisie a été un déclencheur, mais la révolte était dans l'air depuis longtemps. À partir de 2006, l’Egypte a connu la plus grande vague de grèves ouvrières de son histoire récente. Deux soulèvements populaires ont déjà eu lieu en 2008.

 

Aujourd’hui, des comités de résistance populaires se constituent pour faire face aux milices du régime et organiser l'approvisionnement de la population. Alors que le syndicat officiel lié au pouvoir soutient Moubarak, les syndicats indépendants issus de luttes passées se rassemblent et appellent à la grève.

 

Les manœuvres de Moubarak - changement de gouvernement, promesse de ne pas se présenter aux prochaines élections - n’abusent personne. C’est son départ qui est exigé !

 

 

 

La contagion de la révolution : le pire cauchemar des puissants de ce monde.

 

Le roi de Jordanie limoge son Premier ministre pour calmer la rue, sur les conseils des Etats-Unis qui paniquent et demandent à tous les régimes réactionnaires arabes secoués par des manifestations de changer le personnel politique trop détesté, pour qu’au fond rien ne change et surtout pas les intérêts de l’impérialisme.

 

Moubarak est l’allié de l’impérialisme américain, le complice de l'État sioniste dans le blocus de Gaza. Il est soutenu par l’État français qui poursuit sa politique de fournitures d'équipements et de formation pour les forces armées égyptiennes …

 

La révolution égyptienne a des ennemis puissants, elle a besoin de tout notre soutien.

 

La chute de la tyrannie en Égypte constituerait une défaite fracassante de l’impérialisme. Elle ouvrirait la voie à un raz-de-marée émancipateur dans tout le monde arabe, et au-delà.

 

Tract hebdo du NPA

Edition du mercredi 2 février 2010

Mercredi 26 janvier 3 26 /01 /Jan 18:31

 

afp-logo.jpg "Le peuple tunisien a montré que la révolution est possible", selon Besancenot

 

AFP TUNIS — Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, extrême gauche française), Olivier Besancenot, a apporté mercredi à Tunis son "soutien au peuple tunisien", qui a démontré que "la Révolution est possible", après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali.


Olivier-Besancenot_tunisie.jpgCrédit photo: JDD/Maxppp

 

"On est venus apporter notre soutien à la Révolution tunisienne, on a essayé d'expliquer dans les rencontres qu'on a eues qu'il ne faut pas croire que le peuple français est à l'unisson derrière son gouvernement, au contraire", a expliqué Olivier Besancenot à des journalistes dans le centre de Tunis.

 

"Cela prouve qu'une révolution est possible. J'appartiens à une génération qui militait jusque-là dans un monde où il n'y avait pas de révolution en cours. Et bien là, il y en a une, cela prouve que la révolution est crédible", a poursuivi Olivier Besancenot.

 

Accompagné d'une délégation du NPA et du responsable du Parti socialiste des travailleurs d'Algérie Chawki Salhi, Olivier Besancenot a rencontré mardi et mercredi syndicalistes, étudiants et militants de partis politiques de l'opposition au régime du président déchu Ben Ali, qui a fui la Tunisie le 14 janvier, chassé par la "révolution de jasmin".

 

"J'ai un message personnel pour la classe politique française, qui dit qu'il y a un risque de vide politique en Tunisie. Je n'ai jamais vu un vide aussi plein à craquer: il y a des meetings partout, les gens parlent politique au bon sens du terme. Quand on voit le vide de la classe politique française, on devrait avoir un peu d'humilité", a souligné Olivier Besancenot.

 

"Si on pouvait avoir une place de la Kasbah pleine à craquer devant l'Elysée de Sarkozy, j'en serai jour et nuit !", a-t-il ajouté en souriant, en référence aux milliers de manifestants qui campent depuis trois jours sous les fenêtres des bureaux du Premier ministre tunisien de transition, demandant la démission de son gouvernement, dominé par des caciques du régime de Ben Ali.

 

"Cela redonne beaucoup d'énergie en France pour ceux qui suivent le même combat contre la dictature, on n'a pas Ben Ali, mais on a la dictature de la finance et du capitalisme", a estimé Olivier Besancenot.

 

Article paru sur le site de l'AFP Tunis

Edition en ligne du mercredi 26 janvier 2011

Mercredi 26 janvier 3 26 /01 /Jan 18:30

 

revolution_favicon.png La révolution tunisienne s’étend

 

C'est à la rue de décider !

 

En Tunisie, c’est de plus en plus la rue qui décide. Elle refuse tout replâtrage du régime et ne veut surtout pas se faire voler sa première victoire, obtenue avec le renversement de Ben Ali. De partout monte l’exigence d’un démantèlement pur et simple du système précédent et de son parti-État. Bravant le couvre-feu, des manifestants sont venus de tout le pays pour camper sous les fenêtres d’un gouvernement illégitime dont ils exigent la démission.


delegation_sidi.jpgDélégation des femmes de Sidi Bouzid
Crédit photo: Akremi Mesbah / Photothèque Rouge

 

Le 25 janvier à Tunis, la foule a dissous un petit rassemblement de partisans du premier ministre, Gannouchi. Les travailleurs et leurs syndicats se mettent de la partie : les 24 et 25 janvier, la grève a été totale dans l’enseignement primaire. Le 26, c’est la deuxième ville du pays, Sfax, qui est entrée en grève générale. Les revendications sociales se mêlent aux exigences démocratiques.

 

La population s'organise et élit dans de nombreuses villes des conseils locaux débarrassés de l'emprise de l'ancien parti au pouvoir, dans le but de coordonner ces structures à l'échelle régionale et nationale, jusqu'à ce que le peuple tunisien ait pu se doter d'une constitution démocratique et populaire.

 

De l'indécence à l'hypocrisie

 

«Sans doute nous avons sous-estimé (les) aspirations du peuple tunisien à la liberté», a déclaré Nicolas Sarkozy lors de la sa conférence de presse, lundi 24 janvier, pour justifier son long soutien à Ben Ali. Il a osé invoquer le principe de non-ingérence et l'histoire qui unit les deux pays pour expliquer les « erreurs » des dirigeants politiques français car il ne faut pas que la France « soit assimilée à un pays qui a gardé des réflexes coloniaux » !

 

Propos aussi pitoyables que ceux de Michèle Alliot-Marie. Pour le pouvoir UMP, seuls comptent les intérêts des grands capitalistes français au mépris des peuples, quitte à soutenir les pires dictatures, en particulier dans les anciennes colonies que la France continue à exploiter.

 

Au delà de la Tunisie, la contestation grandit

 

Un vent de contestation secoue le monde arabe : au Yémen, au Maroc, à Alger le samedi 22 janvier, des milliers de manifestants ont exigé la démocratie.

 

Mais c'est surtout en Egypte que la colère monte. Les manifestations anti-gouvernementales du mardi 25 janvier sont les plus importantes du genre survenues en Egypte au cours des trois dernières décennies, sous la présidence de Hosni Moubarak à la tête de l'Etat. De nombreux manifestants réclament le départ de Moubarak et dénoncent la pauvreté, le chômage, l'inflation et la corruption.

 

La Tunisie sert de modèle à tous les peuples de la région. La « révolution de Jasmin » fait tâche d’huile. Plus que jamais, popularisons et soutenons la révolte de tous ces peuples qui exigent démocratie, liberté et justice sociale.

 

Tract hebdo  du NPA
Edition du mercredi 26 janvier 2010

Mardi 25 janvier 2 25 /01 /Jan 11:49

 

logo_zoom.gif 13 organisations altiligériennes en soutien au peuple tunisien

 

Ce lundi 24 janvier 2011, une douzaine d'organisations de Haute-Loire (FASE / NPA / PCF / GU / PG / PS / EE les Verts / ATTAC / LDH / CGT / FSU / SOLIDAIRES / UNSA) demande la démission de Michèle Alliot-Marie et appelle à soutenir le peuple tunisien. Voici leur communiqué :

 

"Par sa mobilisation et sa révolte de masse, le peuple tunisien, particulièrement sa jeunesse, a réussi à renverser le pouvoir dictatorial de Ben Ali. Après 23 ans de règne sans partage, de corruption, d’oppression et de privation de liberté pour son peuple, celui-ci a été forcé à l’exil. Les Tunisiens sont désormais en mesure et en droit d’espérer l’instauration d’un régime démocratique. Le peuple français, toujours en lutte pour défendre ses droits, doit crier haut et fort son soutien au peuple tunisien.


15525.preview.jpg

Crédit photo : Akremi Mesbah/ Photothèque Rouge

 

Or, l’attitude du gouvernement français et de l’Union Européenne plongés dans un silence insoutenable au regard des violences perpétrées sur place, a été insupportable ! Comment ont-ils pu fermer les yeux quand des enfants de 12 et 14 ans se sont fait tuer ? La révolte du peuple tunisien est tout ce qu’il y a de plus légitime. Notre devoir est de le soutenir. Ce silence traduit au contraire une complaisance et une complicité avec le régime de Ben Ali. Sentiment conforté par les propos honteux de Michelle Alliot Marie déclarant quelques jours avant le départ de Ben Ali vouloir aider le régime en place à maintenir l’ordre par l’envoi de forces de sécurité, et donc renforcer et cautionner la répression faite au peuple tunisien.

 

Ce n’est que sous la pression des critiques de l’opposition et d’ONG que le gouvernement français a commencé à « s’inquiéter de l’utilisation disproportionnée de la violence ». Puis il n’a lâché définitivement Ben Ali que lorsque celui-ci s’est retrouvé en exil.

 

Aujourd’hui, nous réitérons notre soutien entier au peuple tunisien pour une transition démocratique, pour que le peuple tunisien puisse enfin décider et construire son avenir. Enfin, nous demandons la démission de Michelle Alliot Marie pour ses propos honteux."

 

Communiqué paru sur Zoom 43

Edition du mardi 25 janvier 2010

Mardi 18 janvier 2 18 /01 /Jan 22:49

 

revolution_favicon.png Tunisie : le pouvoir au peuple

 

Il aura fallu 29 jours de mobilisation pour que le président Ben Ali prenne la fuite. C’est une révolte contre le chômage et la précarité mais aussi contre les humiliations quotidiennes, contre la dictature, la corruption organisée par le pouvoir et le népotisme. Deux exigences majeures se sont exprimées : le travail et les libertés..

 La preuve est faite que la mobilisation populaire peut renverser un dictateur, même lorsqu'il est soutenu à bout de bras par les puissances impérialistes du monde entier, à commencer par le gouvernement français.


tunisie 0.preview

Le dictateur est tombé, mais pas la dictature

Mais cette marche vers l’émancipation ne fait que commencer. Le RCD et tout l’appareil d’Etat sont encore en place, intacts. Même si quelques strapontins ont été offerts aux Kouchner et Besson locaux, la poursuite de la mobilisation a contraint la plupart d'entre eux à démissionner : mardi 18 janvier, il n'en restait plus qu'un qui se cramponnait à son siège. Le nouveau gouvernement est totalement aux mains des responsables de l'ancien régime.

Après un reflux provoqué à la fois par le sentiment de succès, le positionnement de l’opposition légale qui va à la soupe, mais également le chaos organisé par le régime (sur le plan sécuritaire, les pénuries alimentaires..), les premières réactions s’organisent : les Tunisiens ne veulent pas se faire voler cette première victoire.

 

En Tunisie, la mobilisation continue

Des slogans des manifestations ressortent un certain nombre d'exigences :

. libérer toutes les victimes de la répression politique et sociale, et les réintégrer dans leur emploi ;

. arrêter et traduire en justice les tortionnaires et les responsables de la corruption ;

. dissoudre tous les organes constitutifs de cet Etat policier et démanteler le RCD;

. la restitution des biens accaparés par la mafia de l'ancien régime ;

. élire une Assemblée constituante qui réécrira la Constitution;

. engager des changements économiques radicaux pour sortir la Tunisie du chômage de masse et d’une situation de dépendance totale vis-à-vis de ses partenaires européens.

 

Solidarité avec la lutte du peuple tunisien !

Aujourd’hui, le NPA est pleinement solidaire de la lutte du peuple tunisien doit être plus que jamais active, et nous exigeons :

. le gel dans le monde et la restitution au peuple tunisien de tous les avoirs des dirigeants et patrons tunisiens liés au régime Ben Ali ;

. la dénonciation des accords qui soumettent l’économie tunisienne aux intérêts des bourgeoisies européennes et en particulier française.

Le gouvernement français et Sarkozy ont soutenu jusqu'au bout le dictateur Ben Ali; leur silence assourdissant devant la répression qui s'abattait sur le peuple tunisien, n'a été rompu que par les propos honteux de Michèle Alliot-Marie. Cette dernière a proposé l'aide de la France en matière de « sécurité » ! Le NPA exige sa démission.

 

Face à la crise mondiale du capitalisme, les travailleurs et la population de Tunisie nous montrent la seule issue possible : la lutte la plus résolue. S’organiser et lutter ici pour une alternative à l'ordre mondial capitaliste et l’impérialisme qu’il porte en lui, c’est aussi un soutien à tous les peuples opprimés, tout comme leurs luttes sont un soutien et un véritable encouragement pour nous.

 

Tract hebdo du NPA

Version du 18 janvier 2011

Mardi 11 janvier 2 11 /01 /Jan 21:15

 

revolution_favicon.png Soutenons la lutte des populations de Tunisie et d'Algérie !

 

Contre la misère et la répression, la révolte !

 

Dans les deux pays, la liste de victimes de la répression étatique ne cesse de s’allonger. Si les causes immédiates de la révolte y sont différentes, les raisons profondes en sont les mêmes refus de :

- la misère et du chômage dans lesquels est précipitée une grande partie de la population, tandis que la minorité mafieuse participant au pouvoir s'enrichit en toute impunité,

- la corruption et le népotisme érigés en norme de fonctionnement de l'appareil d'Etat,

- les recettes appliquées depuis des années par les néolibéraux et sociaux-libéraux du FMI, de la Banque mondiale et de l'Union pour la méditerranée (surexploitation, casse des services publics, privatisations...).

- les incessantes attaques contre la liberté d'expression et les libertés syndicales dans ces deux Etats policiers.


jeunes-manifestation-tunisie.jpg

 

Si ces deux régimes ont pu jusqu'à présent se maintenir face au mécontentement massif de la population, c'est en grande partie parce qu'ils reçoivent depuis des années le soutien des gouvernements qui se sont succédés dans les pays occidentaux, trop contents de pouvoir disposer sur place d'une main d'œuvre à bas prix.

 

Pas étonnant que dans ces conditions, des millions de maghrébins ne voient d'autre solution que de prendre le chemin de l'exil, au péril de leur vie, pour ensuite être surexploités dans les pays occidentaux qui fabriquent ainsi des sans-papiers.

 

Organiser la solidarité

 

Face à tant d'injustices et d'exploitation, les peuples de Tunisie et d'Algérie se soulèvent aujourd'hui. Il est du devoir du mouvement ouvrier français de les soutenir, comme le fait pour la Tunisie, le collectif constitué depuis deux ans par la CGT, la CFDT, la FSU, et l'Union syndicale Solidaires.

 

L'heure est à la constitution en France d'un vaste rassemblement de toutes celles et ceux qui, aux côtés des organisations de l'émigration maghrébine, veulent apporter leur soutien aux jeunes, aux salariés, aux chômeurs, aux femmes, aux défenseurs des droits de l'Homme, aux petits paysans qui, de l'autre côté de la méditerranée se battent dans des conditions difficiles. C'est ce que tente de faire, par exemple, le collectif « Maghreb solidarité » ou tout récemment le « Collectif Sidi Bouzid ».

 

Le quasi silence du gouvernement français est intolérable. Pire, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, a étalé sa complicité en déclarant que Ben Ali était « mal jugé et qu'il avait fait beaucoup de choses ».

 

Tous ensemble, nous pouvons contraindre le gouvernement Sarkozy et l'Union européenne à ne pas se contenter de verser des larmes de crocodiles sur les morts. Qu'ils cessent enfin de soutenir à bout de bras ces deux régimes en renonçant à leurs petits arrangements néo-colonialistes.

 

Tract hebdo du NPA

Version du 11 janvier 2010

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