Les sourds veulent être mieux intégrés dans notre société
Dans le cadre de la Journée mondiale des sourds, une centaine de personnes ont manifesté, hier, au Puy-en-Velay.
Crédit photo Gérard Adier
Boulevard Saint-Louis, au pied de la statue Lafayette, symbole de liberté, un message a été lu, retranscrit aussitôt en langage des signes à l'intention des participants de la manifestation. « Nous sommes avant tout des êtres humains », scandent les sourds, qui font passer ce message : « Stop à la discrimination dans l'Éducation : nous sommes favorables à la création de classes bilingues, de la maternelle à l'université, avec la présence de professionnels sourds, d'interprètes diplomés, et de professionnels maîtrisant, à bon niveau, la langue des signes française. Stop aussi à la discrimination dans le travail : les sourds ont des compétences et qualités professionnelles à faire valoir. Stop, enfin, à la discrimination des sourds du troisième âge. Il faut créer des maisons de retraite où les sourds puisent se retrouver ensemble et ainsi rompre l'isolement. »
La manifestation comptait le Cercle des sourds du Velay, mais aussi des personnes issues des régions Rhône-Alpes et Auvergne.
En préambule de la manifestation, a eu lieu une entrevue avec le maire du Puy-en-Velay, Laurent Wauquiez, à qui les manifestants souhaitaient exposer leurs revendications.
Article de Gérard Adier paru dans Le Progrès
Edition du 26 septembre 2010
Le gouvernement fait la sourde oreille
Alors que le gouvernement prétend lutter contre les discriminations liées au handicap à grand coup d'annonces médiatiques et de plan en tout genre, concrètement, il suffit d'aller voir d'un peu plus près ce qu'il se passe réellement pour les personnes en situation de handicap pour comprendre que ce qui est appliqué est tout l'inverse.
Au niveau de l'éducation, avoir un cours oral quand on est sourd équivaut à ne pas avoir de cours du tout. Pourtant, la politique actuelle consiste essentiellement en l'attribution d'un(e) auxiliaire de vie scolaire tout au plus trois fois par semaine et ne maîtrisant généralement pas la langue des signes. De plus, la précarité de son poste, souvent à mi-temps, de courte durée et sans reconnaissance professionnelle, ne pousse en rien à cette qualification nécessaire.
Au niveau de l'emploi, le chômage des travailleurs/travailleuses handicapé(e)s est deux fois plus important. La politique censée favoriser l'emploi des personnes handicapées n'est devenue qu'un moyen pour exploiter cette masse de travailleurs. Un grand nombre de mesures ont été mises en place pour contourner le paiement de la pénalité et pour multiplier et augmenter des primes versées aux patrons et cumulables entre elles pour l'embauche, même très courte, de travailleurs/travailleuses handicapé(e)s.
Le NPA est solidaire de la colère des manifestant-es du Puy-en-Velay, l’insertion sociale réelle des personnes en situation de handicap suppose une politique radicale qui s’en prenne au capitalisme, pour rompre avec la logique de profit basée sur la concurrence, le chacun pour soi et la marchandisation de tous les services.
Communiqué du NPA Auvergne/Haute-Loire
26/09/10

EUROPE : PAS SANS NOUS !
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