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Féminisme

Vendredi 4 mai 5 04 /05 /Mai 19:00

 

npa avatar Communiqué du NPA, vendredi 4 mai 2012
Harcèlement sexuel : une décision scandaleuse.

 

Le conseil constitutionnel vient de décider l'abrogation de la loi existante contre le harcèlement sexuel, car elle ne « définit pas les crimes et délits en termes suffisamment clairs et précis. »

Une mesure constitutionnelle visant à empêcher l'arbitraire est donc totalement détournée pour envoyer les femmes se plaindre ailleurs.

 

La nature même du harcèlement sexuel est de prendre des formes très variées et insidieuses. La prouesse du harceleur est précisément la capacité incroyable à faire comprendre ses intentions au travers des choses les plus quotidiennes et anodines.

Cette décision est un recul grave des droits des femmes et son application immédiate laisse des milliers de femmes ayant engagé des poursuites dans une situation d'injustice intenable. Il faut changer la loi sur le harcèlement sexuel pour renforcer le droit des victimes, pas pour dédouaner les soi-disant « bons vivants » et autres « grivois ».

Le NPA s'associe à l'indignation de toutes les femmes concernées et participera de la mobilisation unitaire pour une redéfinition du harcèlement sexuel comme délit et la fin de l'impunité.

Publié dans : Féminisme
Dimanche 4 mars 7 04 /03 /Mars 12:16

 

logo-cndf Appel du CNDF à manifester à Paris le 8 mars 2012

 

Des salariées de Lejaby* qui sont jetées à la rue malgré l’emballement actuel pour le « Produisons français » à celles qui galèrent pour trouver un centre d’interruption volontaire de grossesse ( CIVG) qui ne soit pas en passe de déménager, en passant par celles qui sont malmenées dans un procès pour viol, ou celles qui font le ménage chez les autres et gardent les enfants sans pouvoir obtenir de papiers, ou celles qui ne trouvent pas de logement décent parce qu’il n’y a pas assez de logements sociaux ou parce qu’ils sont trop chers, le contexte ne s’arrange pas.

 

organisations-feminisme-rouge-tn.jpgCrédit photo : Photothèque Rouge/TN

 

Les élections sont là, demain. C’est l’occasion de réaffirmer nos revendications, de virer Sarkozy et les siens et nous ferons tout pour. Mais c’est aussi le moment privilégié pour les candidatEs de dresser toute une liste de mesures à adopter mais aussi, au nom des problèmes prioritaires qu’il faut résoudre prioritairement avec des mesures prioritaires, rendre les femmes et leur situation invisible comme est invisible le travail domestique que les femmes se coltinent à longueur d’années.

 

Nous en avons marre d’être invisibles

Nous en avons marre de ne pas être un sujet prioritaire

Nous en avons marre de ne pas bénéficier de nos droits fondamentaux, inscrits pourtant dans la loi.

 

Nous en avons marre de ne pas avoir l’égalité salariale et de pas pouvoir avorter parce que c’est trop tard parce qu’on n’a pas trouvé de CIVG et de faire tout le travail domestique et de s’entendre dire que c’est pas vrai , qu’on n’a pas été violées et de voir nos retraites rognées au nom de la lutte contre leur dette et leurs déficits et de voir Marine Le Pen se positionner comme la sauveuse universelle alors qu’elle ne distille que la haine et ne veut surtout rien changer à ce système libéral, de nous entendre dire que faire des dizaines de passes par jour c’est la libre disposition de son corps.

 

NOUS EN AVONS MARRE D’ÊTRE UNE CERISE SUR LE GÂTEAU, UN SUPPLÉMENT D’ÂME, UN « DE SURCROIT » DANS UN DISCOURS.

 

CE QUE NOUS VOULONS :


-- L’égalité salariale maintenant

-- La suppression de la loi HPST pour arrêter le démantèlement de l’hôpital public et sauvegarder nos maternités et nos CIVG

-- Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes

-- Faire barrage à la GPA* qui accentue la marchandisation le corps des femmes.

-- Une véritable éducation non sexiste et non lesbophobe

-- La régularisation des sans papier-e-s

-- Le droit d’asile pour les femmes persécutées pour fait de sexisme et de lesbophobie

-- Pour une véritable politique abolitionniste, incluant une vraie réinsertion des personnes prostituées, l’abrogation du délit de racolage et une politique de responsabilisation et de pénalisation des clients

-- Un vrai Ministère des droits des femmes avec de vrais pouvoirs, la sauvegarde de nos associations assurant des missions de service public.

-- L’application de la loi Dalo (Droit au logement opposable). L’hébergement inconditionnel de toutes les femmes, avec ou sans papiers.

 

*   cet appel a été rédigé avant la conclusion victorieuse de la lutte des Lejaby
** gestation par autrui

Publié dans : Féminisme
Vendredi 17 février 5 17 /02 /Fév 21:33

 

Défendre le droit à l'information et à l'éducation
à la sexualité pour toutes et tous : c'est maintenant !

 

En 2012, L'Etat "a perdu" 500 000 € affectés au financement des Etablissements d'Information, de Conseil Conjugal et Familial (EICCF) :

20% de la ligne budgétaire promise, prévue et votée dans la loi de finances pour 2012 ont disparu. Cela compromet de fait l'accès à l'information et à l'éducation à la sexualité pour toutes et tous.

 planning-familial-phototheque-rouge-jmb.jpgCrédit photo : Photothèque Rouge - JMB


Pour autant, rapports après rapports, il est rappelé l'importance de cette mission d'information que l'Etat considère depuis 45 ans comme relevant de sa responsabilité (art1, loi créant le Conseil supérieur de l'information sexuelle).

 

Déjà sous financés, l'accueil, l'information et l'orientation sur les questions concernant la sexualité, la contraception, la vie relationnelle seront demain réduits à la portion congrue !

Pas plus aujourd'hui qu'en 2009, Le Planning Familial, mouvement féministe et d'éducation populaire, n'acceptera la mise en danger de l’information sur les droits sexuels et reproductifs par un tour de passe passe dans le budget de l’Etat.

 

L'évolution de la société et les changements de mentalités passent par la possibilité de chacune et de chacun à se construire à travers une approche globale et positive de la sexualité, pour peu qu'on lui en donne les moyens : l'information et l'éducation en font partie.

Le Planning Familial appelle à signer et faire cette pétition pour:

- Contribuer à construire une société égalitaire entre les femmes et les hommes

- Prévenir les grossesses non souhaitées et les IST dont le VIH

- Lutter contre les violences faites aux femmes

- Contribuer à faire des jeunes d’aujourd’hui les adultes responsables de demain

 

Signer la pétition du Planning familial

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Samedi 28 janvier 6 28 /01 /Jan 13:00

 

npa avatar Communiqué du NPA, 27 janvier 2012
Marine Le Pen déclare la guerre aux droits des femmes.

 

Interviewée par Rue89, la candidate du Front national, dont la démagogie et l'imposture sont sans limite concernant les questions sociales, a lancé une véritable déclaration de guerre contre le Planning familial, contre les droits des femmes, notamment le droit à l'IVG.

 

marine-le-pen-fn-phototheque-rouge-milo.jpg Crédit photo : Photothèque Rouge - Milo

 

Elle a désigné le Planning familial comme « centre d'incitation à l'avortement » visant ainsi à le criminaliser. Elle a réaffirmé sa volonté, si le FN accédait au pouvoir, de dérembourser l'IVG - comme le FN en fit la proposition de loi en 1986 -, étant par ailleurs pour organiser un référendum contre l'avortement.

 

Consciente de son incapacité à remettre en cause frontalement les acquis de la loi Veil, Marine le Pen, voulant progresser dans l'électorat féminin, valorise les alternatives à l'IVG: l'adoption prénatale, un salaire parental - qui n'est en réalité qu'un salaire maternel qui vise à confiner les femmes au foyer -, une politique nataliste d'état dépossédant les femmes de leurs droits à disposer de leur corps.

 

Cette charge, totalement compatible avec la politique gouvernementale de "casse de la santé publique", est une illustration de la stratégie frontiste, toujours en connexion avec les milieux intégristes.

 

Le FN reste un danger pour les femmes.

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Samedi 26 novembre 6 26 /11 /Nov 11:30

 

logo-zoomdici Pour que cessent les violences faites aux femmes

 

Depuis 1999, le 25 novembre est la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. (...)

 

le-machisme-tue-tous-les-jours-phototheque-rouge-marc.jpg Crédit photo : Photothèque Rouge/Marc

 

Une femme décède tous les 2,5 jours 

Une femme décède tous les 2,5 jours sous les coups d'un homme en France. Cette moyenne alarmante ne doit plus être considérée comme une fatalité. Entre 2008 et 2010, le nombre de femmes déclarant avoir été victimes de violences sexuelles s'élève à 600 000. Un constat d'autant plus inquiétant quand on sait que 80 % des victimes ne portent pas plainte. Il est souvent difficile d'aller en justice quand les problèmes sont internes à la cellule familiale. Le moment de la séparation est une période à risque puisque 40 % des faits enregistrés sont le fait d'ex-compagnon. De plus, le coût global des violences conjugales est estimé à 2,5 milliards d'euros par an en France. (...)

 

La Haute-Loire n'est pas épargnée

En Haute-Loire, les chiffres ne sont pas plus glorieux... Sur les 10 premiers mois de l'année 2011, 118 faits de violence conjugale ont été recensées, dont 73 en zone gendarmerie et 45 en zone police, ce qui prouve qu'il ne s'agit en aucun cas d'un phénomène citadin. En outre, 28 viols ou agressions sexuelles ont été enregistrés dans le département sur la même période. (...) On estime que près de 10 % des femmes sont concernées par ce problème en Haute-Loire, la même proportion qu'au niveau national. Notons également que toutes les classes sociales sont touchées par le phénomène. (...)

Article (extraits) de Maxime Pitavy paru sur Zoomdici

Edition en ligne du samedi 26 novembre 2011


 

npa avatar Communiqué du NPA du 25 novembre 2011
Journée internationale contre les violences faites aux femmes


Les chiffres sont toujours terribles : 75 000 femmes violées par an, plus de 150 décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon.


tron-dsk-les-violeurs-en-prison-phototheque-rouge-marc.jpg

Crédit photo : Photothèque Rouge/Marc


A l’occasion de ce 25 novembre nous avons encore droit aux déclarations de bonnes intentions. Roselyne BACHELOT, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a choisi délibérément de se situer sur le terrain sécuritaire si cher au gouvernement. Elle annoncé à grand renfort de publicité des bracelets électroniques (déjà prévus en 2009 et 2010) et, sans doute, un allongement des délais de prescription au delà desquels il n’est plus possible de porter plainte.

On est loin du compte, loin d’une politique véritablement efficace pour éradiquer les violences sexistes. La loi votée en 2010 ne concerne que les violences conjugales et est bien loin de la loi-cadre travaillée et exigée par le mouvement féministe.


Le NPA, au côté du mouvement des femmes, continue d’exiger un service public d’accueil, d’écoute, d’hébergement pour les femmes victimes de violence, des campagnes d’information et de sensibilisation auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’Éducation nationale, la formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour toutEs les professionnelLEs concernéEs.

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Lundi 31 octobre 1 31 /10 /Oct 22:23

 

npa avatar Violences faites aux femmes ... ne nous laissons plus faire

 

Les violences faites aux femmes : une des conséquences de la domination masculine

Sexuelles, physiques, verbales ou psychologiques, les violences font trop souvent partie du quotidien de toutes les femmes.


violences-femmes_phototheque-rouge-CM.jpgCrédit photo : Photothèque Rouge - MC

Les récentes affaires (DSK, Georges Tron...) sont des exemples parmi tant d’autres et nous donnent le ton : impunité mais aussi banalisation de ces violences. 75 000 femmes sont violées chaque année, mais il n’y a que 10 000 plaintes déposées et seulement 2 000 condamnations ; 146 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2010. Si les viols touchent les femmes de tous les milieux sociaux dans les mêmes proportions, il n’en va pas de même de la justice : parmi les 5% de violeurs condamnés, 90 % concernent des hommes des milieux populaires.


Dans la famille, au travail, dans la rue, ne plus se taire !

Le mouvement féministe s’est battu pour faire reconnaître que ce qui se passe dans le cadre « privé » est en réalité l’affaire de tou-te-s : le viol conjugal, les violences physiques ou psychologiques dans le cadre du couple sont encore très majoritairement niés. Le nombre de femmes violées ou battues qui se taisent ou n’en parle qu’une fois est très élevé.


Au travail, les femmes sont exposées aux violences d’autant plus qu’elles ont des emplois précaires et qu’elles doivent subir la subordination à leur employeur et le chantage à l’emploi. Il y a entre 20 et 40 % des femmes qui sont victimes de harcèlement sexuel au travail, allant des remarques déplacées et répétées aux attouchements et agressions.


La violence est également dans les normes qui pèsent sur l’apparence et la sexualité des femmes. Obligation d’être dans la norme : féminine et sexy mais pas « trop quand même » sinon on n’est plus qu’un bout de viande qui doit dire oui à tout ! Et si on « ose » se défendre, et bien tant pis… après tout on l’a bien cherché ! Bref une même constante : convenir aux hommes en toute circonstance !


Les violences sont multiples, mais elles ne nous touchent pas de la même façon. Le choix de l’orientation sexuelle expose particulièrement les lesbiennes tant les pratiques sexuelles et amoureuses sont vues comme des déviances ou des relations au rabais pour celles qui n’ont pas trouvé un « vrai mec ».


Encore largement tolérées, les violences sexistes servent donc à maintenir l’ordre patriarcal à la maison, dans la rue ou au travail. Elles font système.


Les jeunes : la première cible

Les jeunes femmes sont plus touchées par ces violences. En cette période de crise, ces violences se traduisent aussi par une attaque à l’accès à la contraception et à l’avortement. Nous l’avons constaté : le discours de retour à l’ordre moral, les attaques des centres IVG, la généralisation des pilules non remboursées… tout cela constitue un acte de violence. C’est nous interdire le droit à disposer de notre corps et de notre sexualité.


L’indépendance financière est nécessaire pour être autonome et c’est encore plus vrai pour les jeunes femmes. Aujourd’hui, avec l’oppression familiale et le système patriarcal, les jeunes femmes sont les plus touchées par ces oppressions. Mais des solutions existent comme l’allocation d’autonomie, car nous sommes des travailleuses en formation et comme toute travailleuse, nous avons le droit à un salaire. Nous revendiquons :

# contraception et avortement libres, gratuits et accessibles à toutes

 # le droit à disposer de notre corps et de notre sexualité

 # allocation d’autonomie

# des crèches dans les universités

# une loi-cadre prenant en compte les violences sexistes dans toutes leurs dimensions : famille, couple, au travail, lieux publics, lesbophobes, prostitution (prévention, sanction, accueil et accompagnement des victimes, protection des victimes, garantie de leur revenu et de leur droit au séjour, accès au logement)
#
un service public d’accueil, d’écoute et d’hébergement des femmes victimes de violence

 # mise en place de campagnes d’information et de prévention contre les comportements sexistes.

Publié dans : Féminisme
Samedi 4 décembre 6 04 /12 /Déc 13:50

 

La honte doit changer de camp !


CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL.

75 000 SONT VIOLEES.

JE SUIS L’UNE D’ELLES, JE PEUX ETRE L’UNE D’ELLES

 

affiche.png Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation. Il est une négation de notre volonté, le mépris de notre consentement. Les hommes ne sont pas plus que les femmes régis par des « pulsions sexuelles irrépressibles ». Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable.

Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers, mais une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes-hommes.

Sous l’effet de la peur, de la pression de notre entourage, de la volonté d’oublier, une majorité d’entre nous n’a pas porté plainte. Nous dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol. En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés.

Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet. Nous refusons de nous laisser culpabiliser sur notre tenue, notre comportement, nos fréquentations. Aucune honte ne doit peser sur nous. Nous devons être entendues sur ce que nous avons subi. Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés.

Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste.

Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !

 

Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public.

 

Manifeste à l'initiative d'Osez le Féminisme, du CFCV et de Mix-Cité

 

Site de la campagne (pétition en ligne) : http://www.contreleviol.fr
A lire : 10 idées reçues sur le viol

Publié dans : Féminisme
Mardi 13 juillet 2 13 /07 /Juil 16:56

 

progresfr.gifLe planning familial pointe du doigt les délais

 

Les militantes du Mouvement français du planning familial de Haute-Loire ne décolèrent pas. Pour un problème matériel, le centre hospitalier ne peut plus pratiquer les IVG entre 10 et 12 semaines

 

Elles avaient choisi de réagir le 8 mars, ce jour où l'on doit célébrer les femmes. « On célèbre les luttes des femmes et les conquêtes acquises », mais le MFPF (Mouvement français du planning familial) constate que « le bilan n'est pas que positif ».


get.aspx.jpegCrédit photo : Bertrand Béchard


Et d'expliquer la raison de cette colère : « Le centre hospitalier Emile-Roux ne pratique plus les interruptions volontaires de grossesse de dix à douze semaines et les femmes sont contraintes d'aller avorter dans les hôpitaux des départements voisins et quelque fois encore plus loin. » Alors, lorsque l'on discute avec ces trois militantes, ne nous y trompons pas, elles insistent bien, fortes de commentaires désagréables dont elles ont fait l'objet : « Les femmes ont le droit et le choix de se faire avorter. Cette loi, ce n'est pas une élucubration du Mouvement du planning familial. »


Si ce délai a été revu à la baisse, c'est juste une question de problème matériel : « Cela tient à des difficultés matérielles et à la personnalité des gynécos. Matériellement, les salles ne sont pas disponibles. Nous avons fait des demandes auprès de l'hôpital. » Pour éviter toute méprise, les militantes insistent : « Les femmes sont très bien reçues au centre de planification familiale. Nous ne remettons pas du tout en cause les personnes qui y travaillent. » Seulement voilà, ce délai rabaissé, elles le comparent à une double peine : « pour celles qui ont dépassé les dix semaines et qui se voient refuser l'IVG au Puy, c'est comme une double peine. Il faut alors qu'elles aillent à Clermont-Ferrand, Grenoble, Saint-Etienne. » Sans parler de celles qui ont dépassé le délai légal et qui n'ont que l'étranger pour recours.


Ce qui hante ces militantes, c'est que la Haute-Loire devienne un désert médical.


« Rendez vous compte, le centre de planification est ouvert deux demi-journées par semaine alors qu'on comptabilise environ trois cents IVG sur le département. Nous avons formulé des demandes auprès du conseil général et nous attendons toujours la réponse. Il faut absolument un demi-poste supplémentaire au centre de planification. » Plus généralement, les trois militantes savent que le mal est bien plus profond : « C'est l'information auprès des jeunes qui passe mal. Pourtant les infirmières scolaires sont de bons relais, mais on a l'impression qu'ils connaissent tout, qu'ils savent tout, alors que ce n'est absolument pas le cas. C'est un véritable problème de santé publique. »


Article de Sandra Fargier paru dansLe Progrès

Edition du 13 juillet 2010

Publié dans : Féminisme
Mercredi 10 mars 3 10 /03 /Mars 18:04

 

logo_zoom.gif Journée de la femme: le Planning familial dénonce le CH Emile Roux

 

Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) constate qu'en ce 8 mars 2010, on célèbre les luttes des femmes et les conquêtes acquises alors que le bilan n'est pas si positif... Le MFPF dénonce l'attitude de l'hôpital Emile Roux qui ne respecte pas la loi en refusant les Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) de 10 à 12 semaines. Le 09/03/2010

 2024_image.jpgCrédit photo : Photothèque Rouge


Selon le MFPF, "au Puy-en-Velay, le Centre Hospitalier Emile Roux (CHER) ne pratique plus les Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) de 10 à 12 semaines et les femmes sont contraintes d'aller avorter dans les hôpitaux des départements voisins. Cependant, "avorter, c'est un droit, c'est une loi" martèle le Mouvement Français pour le Planning Familial.

 

Or, le CHER est le seul hôpital du département de la Haute-Loire, il a donc l'obligation d'accueillir les femmes en demande d'IVG jusqu'à 12 semaines. Le MFPF dénonce cette situation et demande aux pouvoirs publics de prendre les mesures qui s'imposent pour que cette situation, contraire à la loi sur l'IVG et catastrophique pour les femmes, prenne fin".

 

Article paru sur Zoom 43

Edition du 9 mars 2010

 

Publié dans : Féminisme
Mercredi 10 mars 3 10 /03 /Mars 16:08

logo_zoom.gif La Conf' avec les femmes non salariées de l'agriculture


A l'occasion du 8 mars, journée de lutte des droits des femmes, la Confédération Paysanne tient à rappeler la situation des femmes non salariées de l'agriculture qui, en ces temps de crise agricole très importante, "risquent d'avoir de plus en plus de difficultés à obtenir la reconnaissance pleine et entière de leur activité économique et l'accès à tous leurs droits". Le 08/03/2010


marie-christine-brutus_confederation_paysanne-haute-loire.jpgMarie-Christine Brutus - Crédit photo : Zoom 43


Pour lutter contre l'inégalité entre les sexes dans l'agriculture, la Confédération Paysanne revendique, entre autres, un statut unique d'actif agricole permettant un accès égalitaire aux droits économiques et sociaux pour tous les non salariés agricoles, la levée de l'interdiction du Groupement Agricole d'Exploitation en Commun (GAEC) entre conjoints, pacsés ou concubins, ainsi qu'une amélioration des retraites des conjointes d'exploitation qui, pour une carrière complète dans ce statut, ne s'élèvent aujourd'hui qu'à 509 € par mois maximum.


Des régressions

"Après des années de luttes pour les droits des femmes, constate Marie-Christine Brutus, membre du bureau de la Conf' en Haute-Loire, nous pouvons nous réjouir d'avoir juridiquement obtenu des avancées en faveur de l'égalité des droits, mais la mise en application reste très en-dessous de ce qui est tolérable, et des régressions sont même parfois perceptibles".


Dignité des femmes

C'est pourquoi le syndicat paysan défend l'égalité hommes-femmes, dans la vie politique, économique et sociale, le respect et la dignité des femmes, "avec un premier pas significatif mais insuffisant grâce à la loi cadre contre toutes les violences faites aux femmes", l'effectivité de l'égalité dans le monde du travail permettant l'autonomie financière et impliquant le partage de la gestion de la famille, la liberté des femmes à disposer de leur corps avec la garantie du droit à la contraception, à l'avortement "menacé par la fermeture de nombreux centres d'interruption volontaire de grossesse", ou encore le maintien et le développement du service public de la petite enfance, comme les crèches et les écoles maternelles, et aux personnes âgées.

 

Article paru sur Zoom 43
Edition du 8 mars 2010

 


Publié dans : Féminisme

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