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Agriculture

Lundi 27 février 1 27 /02 /Fév 23:49

 

npa avatar Communiqué du NPA, lundi 27 février

A l'occasion du salon de l'agriculture

 

Les agriculteurs traversent une crise terrible. Pas tous sans doute, mais beaucoup de petites et moyennes exploitations sont terriblement endettées, voire au bord de la faillite à cause d'un prix de revient insuffisant. L'agriculture est prisonnière d'un modèle productiviste qui abîme la nature comme les hommes, met en danger leur santé et celles des consommateurs. La course aux hectares et aux rendements provoque un endettement insupportable au profit des banques et des marchands de matériel.

Combien d'agriculteurs gagnent moins d'un smic ? Combien de femmes travaillent aux côtés de leurs maris sans pouvoir se verser même un salaire ? Combien de retraités vivent avec moins de 600 ou 700 euros ? Tout cela parce que ce monde agricole est pris à la gorge par les groupes semenciers, les fournisseurs d'intrants et d'aliments pour bétail, les banquiers. et plus en aval par les industries de l'agro-alimentaire et la grande distribution qui leur imposent des prix iniques.

De tout cela, les partis qui se sont succédés au pouvoir ont tous une responsabilité.

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Crédit photo : Photothèque Rouge : Franck Houlgatte

La PAC, la politique agricole commune, est un échec dramatique. Le modèle qui consiste à produire toujours plus pour inonder les marchés à l'exportation, ce modèle qui a surtout favorisé quelques gros céréaliers en particulier, est responsable de la disparition en France de près de la moitié des exploitations ces trente dernières années. Ce modèle tourné vers l'exportation n'et absolument pas conçu pour « nourrir le monde » comme on l'entend parfois. Au contraire, il détruit l'agriculture vivrière dans les pays du Sud à coup de subventions aux exportations afin de vendre sur place à bas prix. Il faudrait au contraire relocaliser les productions afin que tous les peuples accèdent à la souveraineté alimentaire.

La PAC libérale, même avec un peu de verni vert, est un modèle intenable sur le plan économique, social, écologique !

 

Le NPA propose pour cette raison une réorientation radicale de la politique agricole. Pour redonner vie à une agriculture paysanne, permettre à des jeunes de s'installer, il faut réformer le foncier, prendre le contrôle des banques, encadrer et contrôler les prix par un coefficient multiplicateur pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail, augmenter les retraites agricoles.

Il faut encourager la coopération pour rendre le travail plus collectif et moins pénible, viser systématiquement la qualité. Le bio, dégagé de ces tentations industrielles, doit être l'objectif vers lequel tendre. Ces objectifs passeront aussi par le développement d'un grand service public apportant un appui technique et économique aux agriculteurs.

Ce sont toutes ces mesures qui redonneront aux agriculteurs une vraie liberté dans leur travail.

L'agriculture doit sortir des discussions de l'OMC (l'organisation mondiale du commerce), car les denrées agricoles, tout comme l'eau, ne sont pas des marchandises. Il faut mettre en échec les trusts qui veulent breveter le vivant, imposer les OGM, empêcher les paysans d'utiliser leurs semences comme ils l'ont toujours fait. Nous soutenons évidemment les actions qui pourront être entreprises dans le cadre de ce salon pour alerter le public sur toutes ces questions.

 

Dans l'agriculture comme partout, ceux qui vivent de leur travail sont les premières victimes de la logique capitaliste. Nous pouvons changer tout cela en nous y mettant tous ensemble.

Publié dans : Agriculture
Mercredi 25 janvier 3 25 /01 /Jan 19:30

 

progresfr.gifLa Confédération paysanne veut des campagnes vivantes et des paysans nombreux

 

Les récents propos sur le recensement agricole tenus par Gilbert Bros, président de la chambre d’agriculture, ont fait bondir le bureau de la Confédération paysanne. Hier, ce dernier a pris la parole pour exprimer sa vision. Si on s’accorde sur les chiffres, on n’est pas d’accord sur l’analyse que seulement 1 500 ont de l’avenir : « Ce triste constat est bien le résultat de la politique agricole menée depuis des décennies par nos gouvernements avec le syndicat majoritaire. Ces mêmes qui acceptent le fait que prochainement seulement 1 500 exploitations perdureront. Rappelons à certains dirigeants que le chiffre d’affaires d’une exploitation n’a rien à voir avec le revenu disponible de celle-ci. On nous répète constamment qu’il faut investir toujours plus, produire toujours plus, afin d’avoir le meilleur revenu. Mais malgré les investissements, le revenu des éleveurs n’est pas au rendez-vous. C’est un scandale. Ne pas défendre toutes les fermes du département revient à ne pas défendre tous les agriculteurs. »

 

confederation-paysanne-haute-loire-jean-yves-douix-olivier-.jpg

Crédit photo : Christophe Teyssier

 

Et la Conf’de proposer la voie d’un travail rémunéré en mettant l’accent sur une meilleure répartition des marges entre paysans, industriels et les grandes et moyennes surfaces, l’interdiction de vente à perte, la maîtrise des coûts, le maintien, le renforcement et l’amélioration des outils de régulation, la maîtrise des volumes produits, la répartition des subventions par actif et le plafonnement de celle-ci dans un souci d’équité.

 

Autre carte, celle de la qualité. « Au lieu de déplorer comme certains que 46 % des terres agricoles n’ont jamais reçus de pesticides, voyons cela comme un atout face des consommateurs qui souhaitent manger des produits de qualité », en soulignant que la Haute-Loire ne sera jamais compétitive pour l’agriculture industrielle face à des régions ou des pays de plaine au climat plus favorable. « Si de meilleures conditions économiques sont mises en place, les jeunes s’installeront. Notre projet n’est pas d’éliminer les trois quarts des agriculteurs, mais au contraire être nombreux à vivre décemment de notre métier, ne plus se retrouver seul dans nos villages, refaire naître du lien social et de la solidarité ».

 

Article de Christophe Teyssier paru dans Le Progrès

Edition du mercredi 25 janvier 2012

Publié dans : Agriculture
Jeudi 27 octobre 4 27 /10 /Oct 19:01

 

progresfr.gifNouvelle PAC : « Des grands mots pour pas grand-chose »

 

La Commission européenne a dévoilé, le 12 octobre, les grandes orientations de la future PAC (Politique agricole commune) pour 2014-2020. Elles mettent, notamment, en avant le développement durable ou la gestion des ressources naturelles.

 

changeons-la-PAC_confederation-paysanne.jpg Crédit photo : Photothèque Confédération Paysanne

 

Un projet qui désole Marie-Christine Brutus, porte-parole de la Confédération paysanne en Haute-Loire : « C’est encore de grands mots pour pas grand-chose ! Il n’y a toujours rien sur la rémunération des agriculteurs et des produits. Les outils de régulation sont supprimés et les exploitants sont invités à souscrire à des assurances privées. Avec la suppression des quotas, on s’oriente donc vers une PAC encore plus libérale. On propose encore et toujours des aides à la surface, plutôt qu’au nombre de travailleurs présents sur la ferme. »

 

L’éleveuse de Chanaleilles est particulièrement remontée : « Ce projet maintient les aides aux grosses exploitations, au détriment des fermes moyennes. Ce sont celles qu’on trouve le plus dans notre département. »

 

Seul point positif relevé par la porte-parole de la Confédération paysanne : la notion de plafonnement des aides, « même si, là encore, la Haute-Loire est loin d’atteindre les seuils préconisés. Mais c’est une mesure que nous demandions depuis longtemps. »

 

Marie-Christine Brutus qualifie globalement ces orientations dites « vertes » comme de « la poudre aux yeux ».

 

Elle fait par ailleurs un triste constat : « En dix ans, l’Auvergne a perdu le quart de ses agriculteurs. Les produits ne sont toujours pas rémunérateurs. Si on continue dans cette voie, on risque de voir disparaître tous les agriculteurs d’ici à 2020. Il faudra donc revoir la copie ! »

 

Article de Gérard Adier paru dans Le Progrès

Edition du jeudi 27 octobre 2011

Publié dans : Agriculture
Jeudi 15 septembre 4 15 /09 /Sep 21:34

 

progresfr.gifLa Confédération paysanne de la Loire gagne son procès contre Lactalis

 

Le tribunal de Saint-Étienne a débouté, hier, Lactalis « de l’ensemble de ses demandes ». La société avait déposé plainte contre la Confédération paysanne suite au blocage de son usine d’Andrézieux-Bouthéon, en août 2009. Et avait demandé, lors de l’audience du 1 er juin, 14 000 euros de dommages et intérêts au syndicat et à son responsable de l’époque, Philippe Marquet. Une somme qui correspondait, selon l’avocate de la société, « aux salaires versés aux employés alors qu’ils n’avaient pu travailler ».


confederation paysanne lactalis-saint-etienne

Crédit photo : Claude Essertel

 

Non seulement Lactalis ne touchera rien, mais en plus le tribunal l’a condamnée à verser 1 500 euros à la Confédération paysanne. Voila qui fera plaisir au syndicat, qui avait dénoncé « un procès d’intimidation ».

 

Avant même que le jugement soit rendu, la Confédération avait prévu un rassemblement devant le palais de justice, vendredi matin. Même si les difficultés du monde paysan seront évoquées, il devrait y avoir de la bonne humeur pour saluer ce jugement en sa faveur.

 

Article paru dans Le Progrès

Edition du 15 septembre 2011

Publié dans : Agriculture
Vendredi 3 juin 5 03 /06 /Juin 18:44

 

fr3auv.jpg Loire : Procès Lactalis contre la Confédération paysanne


Philippe Marquet et la Confédération paysanne, assignés par Lactalis devant le TGI de St-Etienne. En cause : le blocage de l'usine Lactalis à Andrézieux-Bouthéon en 2009. Des agriculteurs sont venus de toute la France en signe de soutien. Des heurts ont eu lieu devant le tribunal.

 

 

Source vidéo: France 3 Rhone-Alpes - 02/06/2011
Publié dans : Agriculture
Mercredi 1 juin 3 01 /06 /Juin 19:17

 

logo bastamagLactalis : ces contrats laitiers qui asservissent les paysans

 

Le 1er juin, Lactalis, géant de l’industrie laitière, assigne au tribunal un paysan qui a osé s’opposer à l’entreprise. La domination des industriels du lait sur toute la filière risque encore de s’aggraver avec la signature obligatoire de « contrats » entre producteurs et industriels. Des contrats iniques, avec des clauses anti-grève, et qui entraînent une dépendance totale des agriculteurs. De véritables « contrats de servage », dénoncés par les syndicats et critiqués par le ministre de l’Agriculture.


confederation_paysanne_lactalis-saint-etienne-2.jpgCrédit photo: Zoom42

 

57 jours de mobilisations laitières en 2009. Une grève que le géant Lactalis, 3e groupe laitier mondial, n’a pas apprécié. Le 1er juin, la Confédération Paysanne de la Loire et son ancien secrétaire général, Philippe Marquet, comparaîtront devant le Tribunal de Saint-Étienne. Motif ? « Au plus fort du mouvement de la grève du lait, le 17 août 2009, nous avions bloqué l’entrée du site de l’usine Lactalis, à Andrézieux-Bouthéon dans la Loire, et empêché la première équipe des salariés d’entrer le matin », se souvient Philippe. À l’époque, de gigantesques opérations d’épandage de lait se multiplient, en France et en Europe, pour dénoncer l’effondrement du prix du lait. Lactalis, qui collecte 22% du lait produit en France, est une des cibles privilégiées de la contestation.

 

Deux ans après ce mouvement, la situation n’a guère changé. « Avec plus d’un suicide de producteur par jour, souligne Blandine Devret-Odouard, porte-parole de la Confédération paysanne de la Loire, comment peut-on dire que la profession va mieux ? » Le producteur continue d’être payé aux alentours de 32 centimes le litre de lait, pour un coût de production d’environ 40 centimes. La filière laitière demeure pourtant rentable pour quelques-uns : le propriétaire de Lactalis, Emmanuel Besnier, possède la 16ème fortune de France, estimée à 2,2 milliards d’euros en 2009. Elle a augmenté de 13% en 2010. Propriétaire d’une quarantaine de marques, comme les fromages Président ou Roquefort Société, le lait Lactel, les crèmes Bridélice et le beurre Bridel, Lactalis pèse de tout son poids sur le secteur laitier.

 

« Un contrat de servage »

 

Cette situation inégalitaire risque de se renforcer. La fin des quotas laitiers en 2015, sous l’impulsion de la Commission européenne, accélère la libéralisation de la filière. Résultat ? Une disparition programmée des exploitations. « La concentration des élevages a fait disparaître 50.000 fermes laitières depuis 1995, sans permettre l’amélioration du revenu de ceux qui sont restés », rappelle la Confédération Paysanne. En remplacement des quotas : la « contractualisation ». Un système validé par le Loi de modernisation agricole en 2010, sous l’impulsion du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire. (...) Lire la suite

 

Article de Sophie Chapelle paru sur BastaMag

Edition du lundi 30 mai 2011

Publié dans : Agriculture
Mercredi 1 juin 3 01 /06 /Juin 19:00


logo_zoom.gif Incidents entre CRS et agriculteurs à Saint-Etienne

 

Les CRS ont utilisé des bombes lacrymogènes pour éloigner des membres de la Confédération paysanne ce 1er juin 2011 aux abords du palais de justice de Saint-Etienne peu avant 13 heures.

 

confederation_paysanne_lactalis-saint-etienne.jpgCrédit photo: Claude Essertel


Les agriculteurs tentaient de rejoindre le palais de justice de la ville où se tenait l'audience qui opposait la Confédération Paysanne de la Loire et son ancien secrétaire général, Philippe Marquet, au groupe Lactalis. Une personne a été blessée et 2 autres choquées. Toutes les 3 ont été prises en charge par les pompiers.

 

confederation_paysanne_lactalis-saint-etienne_crs_3.jpgRéunis depuis 10h30 place Jean Jaurès, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le Tribunal de Grande Instance de Saint-Etienne en début d’après-midi, accompagnés de tracteurs, de drapeaux, de vaches et de cloches. Arrivés au tribunal, la surprise est de taille pour les agriculteurs, en voyant la rue bloquée par plusieurs CRS. La manifestation dégénère, des barrières sont soulevées et du gaz lacrymogène est jeté sur la foule. "La rue a été bloquée car nous sommes soi-disant de dangereux malfaiteurs, alors que nous voulions juste une prise de parole. Nous sommes face à une violence tout à fait démesurée", s'est indigné Philippe Marquet.

 

Le procès avait commencé en 2009, à la suite du blocage de l’usine Lactalis à Andrézieux-Bouthéon par la Confédération Paysanne de la Loire. Le Groupe Lactalis réclame des dommages et intérêts à hauteur de 14 000 euros à la Confédération Paysanne et à Philippe Marquet. La Chambre Civile du TGI, qui a écouté les deux parties, rendra son jugement le 14 septembre prochain. C’est avec soulagement et un peu plus confiants que P. Marquet et son épouse sont ressortis de l’audience, acclamés par toute la Confédération Paysanne.

 

Article de L. P. paru sur Zoom42

Édition du mercredi 1er juin 2011

 

Publié dans : Agriculture
Vendredi 15 avril 5 15 /04 /Avr 13:59

 

progresfr.gif La Confédération paysane milite pour l’agriculture du XXI e siècle

 

Lors de l’assemblée générale de la Confédération paysanne, plusieurs points sensibles ont été mis en avant. À commencer par la crise des productions d’élevages qui ne permettent « plus à la plupart des paysans d’avoir un revenu décent. » revenu-paysan confAfin de faire face, la Confédération souhaite « un peu plus de courage politique et la mise en place des outils de maîtrise des productions. qui soit associés à des mécanismes de répartition des productions entre régions et entre producteurs afin de maintenir des agriculteurs sur l’ensemble du territoire y compris les zones plus difficiles. » Et de poursuivre : « Il faut un prix de vente de nos produits qui couvre nos charges et nous dégage un vrai revenu. » Pour cela l’observatoire des prix et des marges doit pouvoir fonctionner afin de déterminer clairement les marges faites par les différents maillons de la chaîne de l’agroalimentaire. Ensuite des interprofessions pluralistes dans chaque production doivent fixer un prix avec une réelle évaluation des coûts de production et ainsi interdire la vente à perte.

 

Le syndicat demande également que les « subventions soient mieux réparties, afin de corriger les inégalités de la PAC actuelle, via un plafonnement des aides par actif et l’abandon des références historiques. Nous demandons aussi que les subventions publiques soient données aux exploitations qui sont bénéfiques à l’emploi et à l’environnement, comme c’est le cas pour l’élevage de ruminants en zone herbagère de faible productivité (comme c’est très souvent le cas en Haute-Loire). » Autres sujets abordés, le droit aux congés payés, aux arrêts maladie et le souhait de percevoir une retraite décente.

 

nicolas-brenas-confederation-paysanne-43.jpgEn ce qui concerne la nouvelle PAC, qui est en préparation, la Confédération veut « être là pour faire des propositions et infléchir, voire changer les orientations prises depuis 50 ans. Nous devons pouvoir imposer une nouvelle agriculture, l’agriculture du XXI e siècle ! Une agriculture qui rémunère décemment ses paysans, qui leur offre des conditions de travail acceptables, et qui refasse vivre le tissu social de nos campagnes. »

 

Article paru dans Le Progrès

Edition du mardi 12 avril 2011

Publié dans : Agriculture
Vendredi 8 octobre 5 08 /10 /Oct 21:48

 

logo_zoom.gif La Confédération paysanne passe à l'action au Sommet de l'élevage


Après la Fédération nationale bovine (FNB) qui a mené une action de protestation contre l'absence du ministre de l'agriculture Bruno Le Maire à l'ouvertur edu Sommet de l'élevage à Clermont-Ferrand mercredi, c'était au tour de la Confédération paysanne de faire entendre son mécontentement.


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Crédit photo: DR/Zoom43

 

"Ils nous traient, ils nous tondent... et en plus ils s'engraissent. Stop !  Des prix pour un revenu ! " C'est sous ce slogan que les membres de la Confédération paysanne ont manifesté au Salon de l'Elevage à Cournon d'Auvergne.
Alors que leurs collègues producteurs laitiers occupent toujours la Maison du Lait à Paris (lire l'article) et que les grévistes de la faim en sont à leur onzième jour de grève, la Confédération paysanne a choisi trois cibles principales au Sommet de l'élevage : la finance, l'industrie agroalimentaire et l'administration. En effet, les militants de la Confédération paysanne ont occupé pendant quelques heures le stand Charal (filiale de Bigard, principal opérateur du marché de la viande), ils ont déjeuné sur celui du Crédit Agricole et dégonflé le ballon de signalisation du stand du ministère de l'agriculture. Par ce geste, ils entendaient dénoncer "la fuite de Bruno le Maire qui n'a pas voulu être présent au Salon de l'Elevage au moment où les éleveurs sont dans la plus grande difficulté".

 

* Les revendications de la Conf'

"Un traitement d'urgence, avec une année blanche pour les annuités d'emprunts, l'aménagement des cotisations sociales, un rattrapage des prix permettant de couvrir les coûts de production ;

La vérité sur les marges … et les pratiques commerciales ;

L'intervention de l'Etat pour équilibrer les rapports de force commerciaux dans les filières entre les producteurs agricoles et les industriels ;

La transparence et la démocratie au sein des interprofessions

De nouveaux objectifs pour une nouvelle politique agricole avec des prix rémunérateurs pour vivre de notre travail ;

La fin des règles absurdes de l'OMC qui favorise la spéculation ; ces règles de concurrence absolue, brutales et déloyales, ne servent que la finance qui en joue pour s'engraisser sur le dos des producteurs et des consommateurs ;

La régulation et l'organisation des productions pour stabiliser les marchés et améliorer la souveraineté alimentaire européenne."

 

Article paru sur Zoom43

Edition en ligne du 8 octobre 2010

Publié dans : Agriculture
Vendredi 17 septembre 5 17 /09 /Sep 15:38

 

logo_zoom.gif Des éleveurs de la Conf'43 occupent la Maison du Lait à Paris

 

Depuis le 8 septembre, la Confédération paysanne occupe la Maison du Lait et réclame le droit élémentaire à pouvoir être représentée comme syndicat agricole dans le collège « producteur » de l'inter-profession laitière alors qu'aujourd'hui seule la FNSEA/FNPL est présente et accepte de signer des prix du lait. Des prix que la Confédération paysanne jugent "catastrophiques pour les éleveurs, les conduisant irrémédiablement à la ruine". Des agriculteurs de Haute-Loire se sont rendus à la Maison du lait à Paris pour soutenir cette action. 

 

maison-lait_conf_43.jpg Crédit photo : La Dépêche

 

Pour la Confédération paysanne, tous les paysans doivent être représentés de manière équitable et entendus, quelle que soit leur appartenance syndicale. Le syndicat prévient qu'il ne quittera la Maison du Lait (42 rue Chateaudun à Paris 9è) que quand il aura obtenu "la place qui lui est due à l'interprofession en tant que syndicat agricole représentatif". Et d'ajouter "la situation économique que vivent les paysans est catastrophique. L'exemple le plus flagrant est ce qui se passe dans la filière laitière. Le dérèglement des outils de maitrise et de régulation des marchés, instauré par la PAC en 2003, amplifié par le lobbying des firmes agro-alimentaires, qui cherchent à indexer les prix du lait sur les cours mondiaux, oblige les producteurs laitiers à toujours plus d'agrandissement, de compétitivité et de productivisme, au détriment de l'environnement et des petites exploitations, avec au final des emplois qui disparaissent."

 

Article paru sur Zoom 43

Edition du 16 septembre 2010

Publié dans : Agriculture

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