19 mars 2009, gigantesque manifestation au Puy-en-Velay :
25.000 personnes défilent dans les rues.
Parmi celles-ci, des nouveaux venus dans les mobilisations. Source : 19/20 de France 3 Auvergne - Edition du 20/03/09
EUROPE : PAS SANS NOUS !
APPEL

Entre 10.000 et 25.000
manifestants pour la deuxième grève interprofessionnelle au Puy
Record battu pour les syndicats, pas pour la police. Le 29 janvier dernier, ils étaient 20 000 à défiler dans les rues du Puy selon les syndicats, 12 000 selon la police. Ce jeudi 19 mars, ils étaient 25 000 selon les organisateurs, un peu moins de 10 000 selon la police. On retiendra surtout une image: la tête du cortège a rejoint la queue, de la place Cadelade à la rue Portail d'Avignon, en passant par la tour Pannessac. Le défilé a totalement entouré la vieille ville. A Brioude, ils étaient environ 300.
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Claude E.
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Parmi les manifestants, beaucoup de blouses blanches. Certains portaient un cercueil pour la Ministre de la santé, Roselyne Bachelot. Ont répondu présents: les personnels du centre hospitalier Sainte-Marie, de la clinique Bon Secours, de nombreuses maisons de retraite ou de convalescence, comme celles de Vorey ou d'Aurec, mais aussi les personnels de l'hôpital Emile-Roux bien sûr, qui protestent contre les 112 suppressions de postes programmées. Ils sont en mouvement depuis le 13 janvier.
Dans le défilé, il y en avait aussi ceux qui se disent "les oubliés de la santé": les personnes handicapées. Ils étaient une dizaine en fauteuils roulants à se frayer un chemin dans la foule. Le
collectif Ni pauvres ni soumis réclame pour eux une hausse des pensions d'invalidité. Pensions qui ont été augmentées de 1,9% en 2008, pas assez pour vivre décemment selon le collectif.
Dans le cortège on pouvait entendre le nom de Laurent Wauquiez, parfois affublé d'un nouveau titre: "Ministre du chômage". Les Ponots interpellent leur maire, Secrétaire d'Etat à l'emploi, et particulièrement le personnel du Pôle emploi du Puy. Ils protestent contre la fusion de l'Anpe et de l'Assedic. Pour ça, ils ont un slogan: « on se moque de nous, on se moque de vous ». Par ailleurs, tous portaient un brassard noir en hommage à un collègue du Pôle emploi de Saint-Quentin (Aisne) qui s'est suicidé le 5 mars dernier sur son lieu de travail, selon les syndicats, à cause des conditions de travail.
Mais cette manifestion c'était aussi celle des salariés du privé. Parmi eux, les employés de Fontanille, de Michelin Blavozy, au chômage partiel depuis février, une cinquantaine d'ouvrières de Lejaby d'Yssingeaux, également au chômage partiel pour quatre semaines, mais aussi une quinzaine de salariés d'OCP de Brives-Charensac, site qui doit fermer entre juillet et septembre prochain.
Parmi les slogans, l'éternel "tous ensemble, tous ensemble", l'increuvable "Darcos si tu savais", scandé par près de 200 lycéens, mais aussi un message, que l'on retrouvait collé sur les vêtements de nombreux manifestants: "Et là, tu la vois la manif, pauv'con?"
Article d'Annabel Walker paru dans Zoom 43
Edition du 19 mars 2009
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photo : Claude E.
La Haute-Loire, pieuse terre du Sud auvergnat, est plus connue pour son conservatisme que pour ses mouvements sociaux. Sur la foi de ses promesses pour « amener des emplois au Puy », la ville a
élu, il y a un an, Laurent Wauquiez, maire de la commune. Le 29 janvier dernier, ce fervent partisan de Nicolas Sarkozy, nommé secrétaire d'État à l'Emploi, a dû s'étrangler : sa ville était
pleine comme un oeuf. Entre 15 000 et 20 000 manifestants ont littéralement assailli une cité qui compte un peu plus de 20 000 habitants. « Si la France avait mis dans la rue la même proportion
de gens que nous, on aurait compté 6 millions de manifestants » [...]
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Crédit photo : Le
Progrès
La CGT, la CFTC, la CFDT, U., Solidaires, l'Unsa, FO et la CFE-CGC appellent conjointement à la grève le 19 mars prochain. Ils demandent le gel des licenciements économiques avec un contrôle plus
strict des autorités publiques et l'interdiction des délocalisations.
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DR
Dans la fonction publique, l'intersyndicale réclame l'arrêt des 30 000 suppressions d'emplois prévues dans le budget 2009 et l'arrêt des privatisations.
Dans la santé, tous les emplois doivent, selon les syndicats, être maintenus. A l'hôpital Emile-Roux du Puy, 112 postes sont menacés.
En ce qui concerne le chômage partiel, il doit, pour l'intersyndicale, permettre aux salariés de conserver leur contrat de travail mais son indemnisation doit être revalorisée pour que les
salaires soient maintenus et accompagnés d'un plan de formation professionnelle.
Les organisations demandent également l'arrêt de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), l'abandon du projet de loi Bachelot sur les hôpitaux et des mesures Darcos dans
l'enseignement. Elles réclament l'augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux pour
relancer l'économie. Elles défendent la retraite à 60 ans et les 35 heures hebdomadaires et exigent le retrait de la proposition de loi sur le travail du dimanche.
La manifestation démarrera à 10h30 de la place Cadelade jeudi 19 mars.
Les organisations syndicales apportent leur soutien à la grève générale engagée en Guadeloupe avec le collectif LKP qui regroupe l'ensemble des organisations syndicales de l'île.
A l'heure où se tient cette conférence de presse un accord a été signé entre le LKP, l'Etat et une organisation patronale, accord qui garantit les 200 € d'augmentation.
Les organisations syndicales trouvent scandaleuse l'attitude du MEDEF et de la CGPME qui ont refusé de s'assoir à la table des négociations. Ces organisations regroupent pourtant les plus gros employeurs de Guadeloupe.
Il appartient maintenant au gouvernement de prendre ses responsabilités : il a la possibilité d'étendre pour la Guadeloupe et l'ensemble des Départements d'Outre Mer l'accord signé, ce qui le rendrait applicable à l'ensemble des salariés.
Cette première avancée, suite à une grève générale de 5 semaines, ne peut que nous encourager à réussir la grève du 19 mars dans laquelle la revendication des 200€ d'augmentation sera au centre.
Et si le 19 mars au soir les revendications ne sont pas entendues, la question de la poursuite du mouvement, comme en Guadeloupe, sera posée.
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Nous le maintenons cependant en ligne pour que nos archives restent consultables.
Pour continuer à nous lire, merci de vous rendre sur :
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CGT Haute-Loire
SOLIDAIRES Haute-Loire
http://www.solidaires.org/article406.html
FSU Haute-Loire
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CFDT Haute-loire
http://www.cfdt.fr/contacts.do?structure=AUVERGNE
http://www.cftc.fr/ewb_pages/r/recherche_geo.php?on_submit_recherche_bl=1&dim_outil3_int=43#formres
FO
Haute-Loire
http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/ud/index.asp?jv=45
CFECGC Haute-Loire
http://www.cfecgc.org/ewb_pages/u/unions-departementales-cfecgc.php
UNSA Haute-Loire
http://sections.se-unsa.org/43/