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Retraites

Jeudi 6 octobre 4 06 /10 /Oct 18:22

 

HLinfos.jpgLe Puy-en-Velay : Les retraités sont inquiets ...

 

Les retraités sont descendus dans les rues ce jeudi au Puy-en-Velay, à l’appel des organisations syndicales CGT, CFDT, FGR-FP et UNSA. En ligne de mire, le pouvoir d'achat et la décision gouvernementale de reporter à 2012 la réforme du financement de la perte d’autonomie. Aujourd'hui les retraités ont du mal à faire face à leurs dépenses ...


retraites-manif-le-puy.JPGCrédit photo : Maxime Pitavy / Zoomdici

 

Pour les responsables syndicaux le pouvoir d'achat des retraités est en berne, et l'on ne tient pas compte du taux de l'inflation, il est indispensable également de créer une prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie quel que soit l’âge et sa prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la sécurité sociale.Ils estiment que la loi « antidéficit » aura des conséquences graves sur le pouvoir d’achat des retraités : augmentation significative des mutuelles, coût de la vie toujours supérieur aux augmentations des pensions. Les organisations syndicales de retraités demandent une augmentation significative des pensions, en particulier pour les plus basses, un minimum de pension au niveau du smic, l'indexation sur le salaire moyen (...)


En Haute-Loire comme ailleurs, les retraités ont du mal aujourd'hui à joindre les deux bouts, nous a expliqué André Thomas au nom de l'Intersyndicale, il représente la Fédération générale des retraités de la fonction publique " La moyenne des retraites en Haute-Loire est de 800 euros, c'est en dessous du seuil de pauvreté, et dans les retraites les plus basses il y a celles des femmes, et notamment celles des agriculteurs qui avoisinnent les 700 euros. On a des collègues qui vont à la Banque Alimentaire, au Secours-Populaire ou aux Restos du Coeur, car ils sont dans le besoin!".

 

Article paru sur Haute-Loire Infos

Édition en ligne du vendredi 6 octobre 2011

Publié dans : Retraites
Mardi 4 octobre 2 04 /10 /Oct 10:08

 

progresfr.gifJeudi les retraités seront dans la rue pour faire entendre leurs revendications

 

Les organisations de retraités CGT, CFDT, FGR-FP et UNSA de Haute-Loire condamnent la décision gouvernementale de reporter à 2012 la réforme du financement de la perte d’autonomie. Elles rappellent la nécessité de créer une prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie quel que soit l’âge et sa prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la sécurité sociale. Des mesures urgentes doivent être prises pour aider les départements comme le nôtre à financer l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), aider certains services d’aide à domicile et diminuer le reste à charge des familles.


retraites-terrie-PR.jpg

Crédit photo : Photothèque Rouge - Julien Terrié

 

La loi « antidéficit » aura des conséquences graves sur le pouvoir d’achat des retraités : augmentation significative des mutuelles, coût de la vie toujours supérieur aux augmentations des pensions.

 

Les organisations syndicales de retraités demandent :

- une augmentation significative des pensions, en particulier pour les plus basses,

- un minimum de pension au niveau du smic,

- l’indexation sur le salaire moyen.

 

Une nouvelle fois, le gouvernement veut faire payer la crise aux moins favorisés. Les retraités, comme tous les citoyens, attendent du gouvernement des solutions justes et équitables. Des réponses nouvelles priorisant l’emploi, la réduction des inégalités et la maîtrise des déficits publics sont urgentes.

 

Pour porter ces revendications et répondant à un appel national, les organisations syndicales de retraités de Haute-Loire CGT, CFDT, FGR-FP et UNSA appellent à participer, nombreux, au Puy au rassemblement jeudi, à 10 h 30, devant la préfecture.

 

Article paru dans Le Progrès

Édition du mardi 4 octobre 2011

Publié dans : Retraites
Vendredi 18 mars 5 18 /03 /Mars 18:45

 

progresfr.gifRetraités: "L’insupportable est atteint"

 

Le pouvoir d’achat des retraités est mis à mal. La CGT appelle à la mobilisation.

C’est aujourd’hui la journée d’action nationale de la CGT Retraités sur le pouvoir d’achat et l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), l’occasion pour les Cégétistes de prendre la parole sur ces deux sujets sensibles.


retraites-cgt-haute-loire.jpgCrédit photo: Christophe Teyssier

 

Question pouvoir d’achat, « rien ne va plus, l’insupportable est atteint », martèle-t-on en montrant du doigt les hausses prévues en 2011 : consultation médecins, assurance auto, assurance habitation, médicaments, hôpital, la liste est longue, « sans oublier le fuel, le gaz, l’électricité, le carburant ». De réforme en réforme, les retraités disent s’appauvrir : « nous, on subit et on ne peut pas se mettre en grève », constate Jo Puceat, secrétaire de l’union locale qui a fait les comptes, « en Haute-Loire, beaucoup de gens ont moins de 1 000 euros par mois. Moi, en dix ans, j’ai eu 100 euros en plus, c’est bien en dessous de l’indice du coût de la vie. La réforme Balladur nous a fait perdre 10 % de pouvoir d’achat. L’argent existe pour satisfaire nos revendications et répondre aux besoins de leur financement en mettant à contribution tous les revenus non soumis à cotisation et les revenus financiers des entreprises. »

 

Au sujet de l’APA, les retraités sont inquiets quant à son financement, ils revendiquent que la perte d’autonomie relève de la Sécurité sociale et rappellent les propositions pour le financement, « la prise en charge doit se faire sur une réponse globale sur la base d’un salaire socialisé. L’État doit être garant des conditions de vie », explique-t-on en reconnaissant qu’il y a un réel défi démographique, mais que les besoins de financement sont, somme toute modestes. « Seulement environ 9 % des plus de 60 ans bénéficient de l’APA, le besoin de financement de l’aide à l’autonomie, d’ici 2025 représenterait un peu moins d’un point de PIB. L’espérance de vie en bonne santé progresse plus vite que l’espérance de vie. Les familles paient déjà beaucoup, pour un euro d’aide pris en charge par l’APA, la famille verse deux euros. »

 

Article de Christophe Teyssier paru dans Le Progrès

Edition du 17 mars 2011

Publié dans : Retraites
Vendredi 26 novembre 5 26 /11 /Nov 22:35

 

logo renouveauDes retraités inquiets
pour leur niveau de vie

 

En parallèle du combat actuel sur la loi de réforme, les retraités font entendre leur mécontentement face à l'augmentation des dépenses de la vie quotidienne. Par l'intermédiaire de cinq organisations syndicales, de nombreuses problématiques sont soulevées.


cgtret.jpgCrédit photo: Le progrès / James Taffoirin


Une baisse de 20% du niveau de vie

Face à l'augmentation des dépenses de santé, la prise en charge solidaire semble se réduire. Une situation inacceptable pour la CGT, la CFDT, UNSA, CFE CGC et FGR-FP qui pointent du doigt de nombreuses difficultés.

Les associations humanitaires constatent une augmentation du nombre de sollicitations des personnes âgées. Celles-ci ne peuvent plus vivre correctement avec leurs revenus. Beaucoup n'osent pas faire le premier pas, étant habituées à vivre confortablement depuis des dizaines d'années.

Depuis la réforme Balladur de 1993, le niveau de vie des retraités a baissé de 20% selon un rapport de la Caisse Nationale Assurance Vieillesse. Par ailleurs, ce chiffre ne prend pas en compte tous les paramètres, occultant certaines sources de dépenses comme le chauffage, le logement ou les dépenses de santé.

L'accès à la médecine spécialisée est parfois comparable à un " parcours du combattant ". Les organisations syndicales réclament le retour d'une médecine de prévention afin d'informer la population au plus tôt.

 

Des demandes d'entrevue sans réponse

Face à l'inadéquation du logement de certaines personnes âgées, beaucoup tentent de se tourner vers les maisons de retraite. Mais là encore le manque de place et le coût souvent prohibitif de ces établissements en font une solution inenvisageable.

Les différentes organisations syndicales réclament une revalorisation des pensions ainsi qu'une meilleure considération de leurs réclamations. En effet, les entrevues avec les élus locaux sont difficiles à obtenir. Les syndicats parlent d'une " attitude méprisante " vis à vis de leurs demandes qui n'aboutissent pas.

 

Pour faire entendre leur mécontentement et sensibiliser le 3ème âge aux difficultés actuelles, les cinq organisations syndicales ont organisé jeudi une distribution de tracts à Yssingeaux et Langeac, avant une deuxième mobilisation ce samedi au Puy-en-Velay et à Brioude.

 

Article de Rémi Mousson paru sur l'édition en ligne du Renouveau

Edition du vendredi 26 novembre 2010

Publié dans : Retraites
Mardi 23 novembre 2 23 /11 /Nov 22:47

 

revolution_favicon.png Réforme des retraites : les tracts remplacent la manifestation

 

Dans le cadre de la nouvelle journée de mobilisation ce mardi, contre la loi de réforme des retraites, l'intersyndicale a décidé de s'en remettre à la distribution de tracts en affirmant que le combat doit continuer.

 

diff1.jpgCrédit photo : 43 Chrono

 

La lutte n'est pas terminée, cette réforme est injuste et nous comptons toujours nous y opposer ". Le message n'a pas changé mais le mode d'action est un peu différent. Les organisations syndicales CGT, FSU, CFDT, CFTC, UNSA et SOLIDAIRES se sont déployées sur les rond-points du Puy-en-Velay, de Monistrol et de Sainte-Sigolène ainsi que sur les différentes zones industrielles du département pour une distribution massive de tracts. Une façon de toucher le maximum d'automobilistes, bien entendu.

Malgré la promulgation de la loi de réforme des retraites, celle-ci ne sera appliquée qu'en juillet 2011 ce qui laisse aux syndicats le temps de continuer leur mouvement. " Nous continuerons à agir sur le terrain jusqu'à ce moment-là. Les exemples de lois promulguées puis non appliquées sont nombreux. " affirme Alain Eyraud, délégué CGT.

Par ailleurs, l'intersyndicale prône un nouveau combat et surtout un élargissement des revendications. Désormais, les organisations syndicales souhaitent s'attaquer aux problèmes de l'emploi, des salaires et évidemment des retraites : trois problématiques liées à cette réforme. Dans cette optique, les différentes organisations ont promis de passer à l'action pour s'opposer aux 16 000 suppressions de postes dans l'Éducation nationale.

Gilbert Ducarouge, responsable FSU, dénonce " un passage en force du gouvernement dont il devra répondre ". Pour l'heure, l'intersyndicale concède que la tournure des opérations ne lui est pas favorable, " Nous avions envisagé une situation bien différente " avoue Alain Eyraud.

Toutefois, les différentes organisations syndicales ont recensé une augmentation du nombre de syndiqués dans le département. Selon eux, c'est une nouvelle preuve du soutien pour ce combat. 70% des français approuvent l'action de l'intersyndicale.

Cette dernière va désormais attendre l'évolution de la situation au niveau national avant de donner une suite au mouvement. La prochaine réunion de l'intersyndicale nationale aura lieu le 29 Novembre.

 

Article de Rémi Mousson paru sur 43/Chrono
Version en ligne du Renouveau du 23 novembre 2010


Publié dans : Retraites
Mardi 16 novembre 2 16 /11 /Nov 20:43

 

revolution_favicon.png REMANIEMENT :
ON PREND LES MEMES, ON RECOMMENCE !

 

Un pétard mouillé

 

Un feuilleton de plusieurs mois, un faux suspense ces derniers jours, pour nous annoncer finalement qu'à François Fillon succédait... François Fillon !

Autour de l'ancien nouveau Premier ministre, quasiment les mêmes, avec cependant l'arrivée de Juppé à la défense et le départ de Jean-Louis Borloo, l'ancien ministre de l'écologie.

Et, au-delà des effets d'annonce, que faut-il retenir de ce remaniement sans surprise ?

Il y aurait donc recentrage à droite avec le renvoi des ministres ou secrétaires d'Etat « d'ouverture ». Dehors Kouchner, Fadela Amara… Mais, au fond, même si le gouvernement nouvellement en place, est « resserré » autour de l'UMP, il ne faut pas s'y tromper : la politique menée durant l'acte I du gouvernement Fillon I était aussi brutale que celle à venir. Et cette dernière sera la même : antisociale, liberticide… En un mot : ultra-libérale !


tous1.jpgCrédit photo: Photothèque Rouge/ Pierre Antoine

 

Même politique, mêmes effets

 

La disparition du ministère de l'identité nationale et de l'immigration, rattaché désormais au ministère de l'Intérieur, le renvoi de Woerth ne changeront rien : ce n'est que de la poudre aux yeux. La chasse aux immigrés et aux sans papiers, les expulsions des Roms vont se poursuivre. Ne soyons donc pas dupes. Après le chantier des retraites, d'autres sont dans le collimateur de Sarkozy : la santé, la sécurité sociale, la mise en place possible d'une TVA sociale qui pénaliserait toujours les mêmes, c'est-à-dire les classes populaires. L'acte II du gouvernement Fillon II peut commencer : un « gouvernement de combat » a dit ce dernier. Sûr : contre les salariés, la jeunesse, les chômeurs. L'objectif est toujours de faire payer la crise aux travailleurs et aux usagers des services publics, à l'image de ce que font les gouvernements partout en Europe.

 

Faire vivre la contestation

 

Aujourd'hui la droite est affaiblie. Même si la loi sur les retraites a été votée, avec et après la mobilisation le gouvernement et Sarkozy restent discrédités et illégitimes aux yeux d'une majorité de la population.

Et cette droite est aussi divisée : les centristes sont écartés ; des ministres sont renvoyés ; les rivalités pour le pouvoir s'échauffent. Le resserrement autour des « fidèles » montre combien le pouvoir a peur, tout simplement, du mouvement social.

La formidable mobilisation de ces derniers mois a révélé les capacités de millions de jeunes, de travailleurs, de précaires à résister. La colère sociale est durable et la flamme de la révolte doit à nouveau souffler contre les nouvelles attaques à venir. Il n'est pas question d'attendre 2012 pour se battre à nouveau.

 

Tract hebbdo du NPA

Version du 16 novembre 2010

Publié dans : Retraites
Lundi 15 novembre 1 15 /11 /Nov 21:59

 

revolution_favicon.png Déclaration d'Olivier Besancenot :
La droite reconduit sa politique, reconduisons la résistance !

 

Le remaniement n'en est pas un. Affaibli par l'impact de la crise économique, politique et sociale et par des semaines intenses de luttes contre sa réforme sur les retraites, Sarkozy n'a plus de marge de manœuvre dans son propre camp et doit reconduire son premier ministre François Fillon.

 


C'est une mascarade et une provocation.

 

Une mascarade car ce feuilleton, au « suspens » entretenu par Sarkozy lui-même, n'aboutit à aucune surprise. Le slogan du gouvernement, c'est : « on ne change pas une équipe qui perd en légitimité ».

 

Une provocation, car, tout amoindrie qu'elle est, la droite envoie le signal d'un gouvernement qui va continuer à vouloir imposer son train de contre-réformes libérales sans attendre la prochaine échéance électorale de 2012 pour s'atteler à la tâche. Le mouvement ouvrier, la gauche sociale et politique doivent comprendre l'ampleur de cette provocation. Le gouvernement reconduit sa politique. A nous de reconduire les résistances sans attendre 2012.

 

Paris, le 14 novembre 2010

Publié dans : Retraites
Mercredi 10 novembre 3 10 /11 /Nov 19:27


revolution_favicon.png On n'est pas résigné-es !

 

Le contraste est saisissant. A peine l’avis du conseil constitutionnel rendu le 9 novembre, Sarkozy promulgue la loi sur les retraites… dans la nuit même ! Le pouvoir est parfaitement déterminé à imposer sa contre réforme sur les retraites.

Les organisations syndicales, quant à elles, décident de « poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes ». C'est insuffisant pour tous ceux et toutes celles qui sont en lutte depuis des semaines.

Seul un affrontement central pourrait permettre de faire plier un gouvernement aussi déterminé.


14908_image.jpgCrédit photo : Photothèque Rouge/JMB

 

Un refus toujours fort

Le refus du recul de l’âge de la retraite est majoritaire dans le pays.
Le nombre des manifestants qui sont descendus dans la rue à neuf reprises est historique.

La droite s’en moque.

Ses députés et sénateurs votent la loi et Sarkozy s’empresse de la promulguer.

 

On voit bien qu’il ne s’agit pas d’un débat démocratique dans lequel il suffirait d’avoir de bons arguments, de démontrer qu’il y a de l’argent pour financer la retraite à taux plein à 60 ans et de convaincre la majorité de la population. Sinon nous aurions gagné, et cette loi aurait été retirée.

 

Autour de la retraite, c’est la question de la répartition des richesses qui est posée. C’est le choix entre la protection sociale - donc les salaires - et les profits. Et, avec la crise économique, le combat pour ce partage est de plus en plus âpre. Il s’agit pour les patrons, les actionnaires et les financiers de faire payer la crise aux classes populaires.

Oui, la lutte des classes existe et ils la mènent avec violence!

 

Des acquis pour les luttes à venir

Face à eux, quelle est l’arme de celles et ceux qui n’ont pour vivre que leur travail, quand ils en ont un ?
Justement, cette arme c’est notre travail, c’est le fait que nous produisons les richesses, que nous faisons fonctionner tous les services, tout ce qui est indispensable dans la société. Quand nous nous arrêtons, quand nous faisons grève, plus rien ne marche : les marchandises ne sont plus produites, ne circulent plus, ne sont plus vendues, les profits ne rentrent plus…

Grâce aux grèves reconductibles, dans les raffineries, dans les transports, le ramassage des ordures, de nombreux services, grâce aux blocages des zones industrielles et commerciales, nous sommes passés bien près de cette paralysie totale, de cette grève générale. Et si nous n’avons pas réussi à étendre la grève à l’ensemble des secteurs, ce mouvement a montré la voie à suivre.

Il a aussi permis de construire les équipes, les liens entre les secteurs professionnels et avec la population…Nous avons relevé la tête comme jamais depuis longtemps.

Cette mobilisation doit nous servir de répétition générale pour les combats à venir.

 

Tract hebdo du NPA
Version du 10 novembre 2010

Publié dans : Retraites
Samedi 6 novembre 6 06 /11 /Nov 18:57

 

progresfr.gifRéforme des retraites :
"Montrons-leur que ce n'est pas terminé"

 

Ils étaient près de 3 000, à manifester hier, contre le projet de réforme des retraites. La détermination reste intacte mais on note l'érosion de la foule.


Manif Novembre 6Crédit photo : Claude E.  - Voir tout l'album

 

« Montrons leur que ce n'est pas terminé, on ne veut rien lâcher face à cette loi illégitime qui ne doit pas être promulguée », résumait hier, un militant au micro. Partis de Cadelade, près de trois mille manifestants, souvent des individuels, ont battu une nouvelle fois le pavé ponot, la dixième. Dans les rangs, on notait à la fois la légère usure du mouvement face la loi de réforme des retraites mais aussi une détermination syndicale qui ne lâche pas.


« En Haute-Loire, on avance groupés. C'est aussi ce qui nous incite à manifester », insiste un manifestant. Force ouvrière s'exprime en son nom et se joint sans problème à la banderole et au message unitaire.

 Une huitème manifestation sur le pavé ponot. Rarement mouvement a autant duré et, à n'en pas douter, ce bras de fer avec le gouvernement laissera des traces. La plupart le pense, forts du soutien populaire jamais démenti.

Hier, sur un parcours modifié qui s'est enroulé autour de la statute de Lafayette avant de prendre fin au beau milieu de l'avenue du Breuil, les salariés du public et du privé ont scandé d'une seule voix « [leur] opposition à se faire voler deux ans de vie ». On pouvait remarqué la faible participation des jeunes dans le cortège, ainsi que quelques mines hésitant entre résignation et lassitude.

 

Sous les banderoles à prédominante rouge on pouvait voir les personnels d'Emile-Roux, Énergie 43, les organismes sociaux, la direction des territoires, des ouvriers des entreprises Barbier, Fontanille, Recticel, Papeteries d'Espaly, hôpital Sainte-Marie, la FNATH de Langeac, et beaucoup d'individuels. C'est le public du samedi.

 

En queue de peloton, les partis politiques de gauche fermaient la marche : socialistes, communistes, Europe Ecologie, Verts ou NPA. Lors des prises de parole, Alain Eyraud pour l'intersyndicale a réaffirmé « le refus du projet de réforme, par ailleurs inefficace car il ne résoud pas le problème des retraites ». Élargissant le débat, il ajoutait : « C'est tout le rejet de régression sociale et d'injustice qui s'est exprimé ». Le ras-le-bol promet sans doute d'autres mouvements. De son côté, Force ouvrière appelle d'ailleurs à la grève interprofessionnelle en vu de l'obtention de l'abrogation de la loi, et on sait que de nouvelles journées d'action sont prévues à la fin du mois.

 

« Notre exigence durera tant que cette loi sera maintenu », ajoutait Alain Eyraud. « C'est dans la durée et ensemble que nous gagnerons», concluait-il fier « de l'unité syndicale, de l'unité des salariés et des jeunes dans le mouvement ».

 

Article de Gérard Adier paru dans Le Progrès

Edition du 6 novembre 2010

Publié dans : Retraites
Samedi 6 novembre 6 06 /11 /Nov 18:42

 

progresfr.gifRetraites: A Brioude, les manifestants investissent la permanence du député Jean Proriol

 

Alors que le gros des troupes d’opposants à la réforme des retraites battait le pavé du Puy-en-Velay, près de 200 autres manifestants défilaient ce matin dans les rues de Brioude. En l’espace de quelques secondes, ils ont décidé d’investir la mairie où le député Jean Proriol tenait sa permanence régulière. S’en est suivi un mouvement de foule : les manifestants poussaient, les gendarmes tentaient de les contenir, sans parler des personnes qui se trouvaient à l'intérieur. "La douzaine de gendarmes présents tentaient de les dissuader d’entrer tous à la fois dans la mairie ! », explique Jean Proriol joint cet après-midi.

En vain. L’étage de la mairie a été envahi et les manifestants se sont pressés à la porte du député avec des revendications à lui exposer. « Puis j’ai ouvert la porte. Dans la cohue, je suis monté sur une chaise et j’ai commencé à dire quelques mots. Il y a eu de sérieux échanges verbaux sur les retraites », raconte Jean Proriol. « Ils sont venus exprimer leur colère puis il y a eu des menaces : ils voulaient me garder et laisser seulement partir ma secrétaire. Il y avait aussi deux maires dans mon bureau, bien embêtés. Puis le mouvement s’est dispersé petit à petit et il ne restait qu’un petit groupe à la fin. L’ambiance s’est détendue et tout s’est bien fini » raconte le député qui ajoute « ça fait partie de la vie du parlementaire.»

 

Article de Rémi Barbe paru dans Le Progrès

Edition du 6 novembre 2010

Publié dans : Retraites

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