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29 janvier

Jeudi 29 janvier 4 29 /01 /Jan 21:40

Tout simplement énorme. Peut-être même supérieure à 1995. La manifestation intersyndicale a battu des records, hier, en Haute-Loire.

Le président Sarkozy va avoir du mal à dire, comme en juillet dernier, que « désormais, lorsqu'on manifeste en France, ça ne se voit plus ». La gigantesque mobilisation d'hier s'est chargée de lui offrir des lunettes...

Crédit photo : Claude E. Voir les photos

 

De mémoire de syndicalistes, on n'avait pas vu ça depuis 1995. Près de 20.000 personnes ont défilé, hier matin, dans les rues du Puy-en-Velay. Peu de villes françaises peuvent se targuer d'un tel ratio entre son nombre d'habitants et le nombre de manifestants.

Les salariés du secteur public composaient le gros des troupes, avec notamment de fortes délégations du secteur social, de la santé et de l'Éducation nationale (*). Mais de nombreux employés du privé étaient également mobilisés (Recticel, Fontanille, MSD, Michelin, etc.). Des politiques (PS, PCF, les Verts ou encore le NPA), des retraités et des lycéens ont eux aussi défilé.

Les syndicats ne s'y sont pas trompés : « Ce 29 janvier fera date ! », estime Jo Chapuis au nom de l'intersyndicale (FSU, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et CGT). « Nous ne sommes pas responsables de la crise financière. Nous ne voulons pas en être les victimes ».

Les revendications sont claires : une hausse des salaires ; le maintien des emplois dans le secteur privé et la lutte contre les suppressions de postes dans le public ; le refus de la précarisation générale ; l'arrêt des privatisations ; non au travail le dimanche, à la remise en cause du temps de travail et de la retraite à 60 ans ; etc.

« Et si, dans les jours qui viennent, le gouvernement ne donne pas suite à nos revendications, il faudra envisager la grève générale dans l'unité, pour gagner, comme le font nos camarades de Guadeloupe depuis plusieurs semaines, comme l'ont fait nos camarades grecs en décembre dernier », ajoute-t-on du côté de FO.

(*) L'inspection académique annonçait par exemple 70 % de grévistes dans le 1er degré. Ce taux montait à 82,5 % aux Impôts. Selon la direction, il y avait plus de 200 grévistes à l'hôpital Émile-Roux.


Les manifestations permettent souvent de laisser libre court à l'imagination revendicative. Petits extraits de slogans piqués au hasard du cortège : « Y'en a ras-le-bol de ces guignols, qui ferment les usines, qui ferment les écoles ! » ; « Qui sème la misère récolte la colère ! » ; « La bourgeoisie au RMI, le patronat au RMA ! » ; « Sarko, Wauquiez, mêmes dégâts ! ».


Le cortège n'a pas manqué de manifester son mécontentement en passant devant la mairie du Puy-en-Velay. Face à la ppolice municipale, le ton est même singulièrement monté lorsque des manifestants ont envisagé de pousser les portes.


Article de Fabrice Mina paru dans La Montagne
Edition du 30 janvier 2009

Publié dans : 29 janvier
Jeudi 29 janvier 4 29 /01 /Jan 17:30

Il y a longtemps que les rues du Puy-en-Velay n'avaient pas connu une telle mobilisation : 20 000 manifestants ce jeudi matin selon les syndicats, entre 13 000 et 15 000 selon la police. La bataille des chiffres est engagée mais la mobilisation, d'une très grande ampleur, démontre la force du mécontentement.

Crédit photo : Claude E. Voir les photos

La mobilisation, pour la défense de l'emploi et des salaires, le pouvoir d'achat, contre les suppressions de postes, est surtout exceptionnelle par la forte mobilisation dans le public mais également dans le privé.
Des délégations de plusieurs entreprises privées ont battu le pavé aux côtés des agents de la fonction publique, des retraités ou encore des lycéens. Plus de 200 salariés de Michelin Blavozy, soit environ 40% des salariés, ont arpenté les rues. Le secteur du textile avait également appelé à la grève et le cortège comptait même des employés de banques.
Parmi les manifestants, le secteur de la santé était également très représenté, avec plus de 500 personnes: de l'hôpital Emile-Roux bien sûr, mais aussi de la clinique Bon secours ou de plusieurs maisons de retraite.
Les salariés de la Poste ont protesté contre des transformations de bureaux en agence postale communale, comme à Cayres, Costaro ou encore Pradelles.

0/20 en concertation

La mobilisation a été également très forte dans l'éducation, et chose rare, même le privé a manifesté. Derrière une pancarte assignant "0/20 à Xavier darcos en concertation", Gilles Delabre, le président du Snec-CFTC Haute-Loire, a donné voix à sa colère: "Nous n'acceptons pas le passage en force du ministre de l'Education. La semaine dernière, il a imposé des tests nationaux à tous les élèves de CM2 alors qu'il reste encore la moitié du programme à voir!" Et l'enseignant à l'école-collège Saint Joseph Le Rosaire au Puy d'ajouter: "Xavier Darcos agit sans aucune concertation avec les syndicats, non seulement du privé - nous sommes une quantité négligeable pour lui - mais aussi du public. Nous lui demandons de prendre en considération les gens qui aiment leur métier et d'écouter ce qu'ils ont à dire."
Le cortège s'est élancé de la place Cadelade à 10h30. Il a remonté le boulevard du Breuil puis le boulevard Saint-Louis jusqu'à la statue Lafayette avant de redescendre à la préfecture par la rue Pannessac. Les manifestants ont également fait un petit crochet par la mairie, ce qui n'était pas prévu. Un geste symbolique qui s'adresse surtout au Secrétaire d'Etat à l'emploi et maire du Puy, Laurent Wauquiez.

Article paru le 29 janvier sur Zoom43

Publié dans : 29 janvier
Mercredi 28 janvier 3 28 /01 /Jan 23:19

Reçu sur France Inter le 27 janvier, le ministre du budget Eric Woerth exprimait son mépris pour les mobilisations populaires et invitait les salariés à se retrousser les manches et à faire preuve de « solidarité » avec les patrons, en lieu et place de la grève.

Publié dans : 29 janvier
Mercredi 28 janvier 3 28 /01 /Jan 17:54

Une manifestation pour le maintien des emplois
A Beauzac, à la Somecab, il y a avis de grand vent.
Et de ce fait, une majorité des cinquante employés sera dans les rues de la ville préfecture.


« C’est une première, que nous soyons en grève et que nous manifestions avec les autres salariés », explique Joël Duplain. Une première dans le sens où « habituellement, on manifeste sur nos jours de repos ou en prenant des heures ».
Pour autant ce n’est pas leur première mobilisation, « cela a toujours été en interne. Au moment des 35 heures, nous avons occupé le site ».
Cette fois « trop, c’est trop ». Dans cette entreprise yssingelaise, les syndiqués ne sont pas majoritaires, « nous représentons environ 30 % des effectifs », mais la coupe est pleine. « La crise a bon dos. Nous avons vraiment l’impression que les patrons en profitent pour faire ce qu’ils avaient prévu dans plus longtemps. Et grâce à la crise, ils croient qu’ils peuvent tout faire ». Alors, pour exprimer leur ras-le-bol, mais aussi pour le maintien de leurs emplois, « avant de licencier, surtout en ce moment, je pense que d’autres pistes peuvent être suivies », ils seront en grève et on verra leur banderole.
« Si nous n’avions pas connu les problèmes actuels, on aurait été quelques-uns à aller manifester, mais là, on veut marquer le coup et faire comprendre qu’on ne se laissera pas faire ».

Article de Séverine Fabre paru dans Le Progrès
Edition du 28 janvier 2009



Publié dans : 29 janvier
Mercredi 28 janvier 3 28 /01 /Jan 17:33

Syndiqués ou non, salariés du public ou du privé, ils ont décidé, demain, de participer
au mouvement de grève unitaire. Ils expliquent les motifs de leur mécontentement


Demain marquera le premier mouvement social unitaire depuis les grèves de 2003. L’ensemble ou presque des fédérations syndicales appelle à la mobilisation et les salariés du privé sont également associés. Mais qui sont-ils et pourquoi?

Fabienne est professeur des écoles en maternelle, à Brives-Charensac. Syndiquée, elle fera grève demain, « parce que c’est unitaire et interprofessionnelle ». Ce ne sera pas une première : « J’ai fait grève en octobre et en novembre, mais ces fois-là, c’était propre à l’Éducation nationale ». Même si elle a conscience de l’amertume laissée par le mouvement de 2003, « nous avons perdu beaucoup pour rien », elle reste persuadée que « pour se faire entendre, il faut un mouvement fort et long ». Et de prendre l’exemple des lycéens : « Ils ont tenu, et ils ont fait reculer le gouvernement. C’est peut-être reculer pour mieux sauter, mais à un moment donné, il faut se faire entendre. La situation actuelle est inadmissible, que l’on soit dans le public ou dans le privé ».Pour Claudette, l’analyse est la même, mais la démarche diffère. Déjà, elle n’est pas syndiquée. Titulaire de la fonction territoriale, elle fera grève pour de multiples raisons, mais surtout parce que « je m’en sortais mieux quand je travaillais à 80 % plutôt qu’à temps complet ». Elle ne fait pas grève par gaité de cœur : « Je vais perdre ma journée de salaire, et ce n’est pas rien. Mais à un moment donné, on ne peut plus laisser faire. Il faut dire stop, parce que là, ils sont en train de tout casser. Tout sauf les banques! »

Preuve que l’heure n’est pas à l’optimisme, même dans l’enseignement diocésain, il est question de grève. Pascal est enseignant dans un établissement privé du bassin ponot. Il le reconnaît, « autour de moi, on ne peut pas dire que la culture grève fait partie de mon milieu professionnel. Au contraire ». Et pourtant, demain, son établissement enregistrera des absents. Pourquoi? « Eh bien, chez nous aussi, c’est le ras-le-bol. Il y a les suppressions de postes comme chez nos homologues du public ».En effet, au niveau régional, on annonce la suppression de 65 à 70 postes pour l’enseignement catholique. « Et en plus, comme tous les salariés, notre pouvoir d’achat est en berne. Nous avons l’impression de payer les pots cassés de la crise ». Ce sentiment qui ne va qu’en s’accentuant, « dès lors qu’on entend les sommes reversées aux banques, alors que l’on dit aux salariés de se serrer la ceinture un peu plus ». Toutefois, ce qui est le plus prégnant, à son sens, c’est « l’inquiétude au niveau de l’emploi. Pour ce qui est de l’école privée ou publique, on veut marchandiser ce qui ne l’est pas. Au contraire, il faudrait investir, car la matière grise c’est notre avenir ».

Article de Séverine Fabre paru dans Le Progrès
Edition du 28 janvier 2009

Publié dans : 29 janvier
Mercredi 28 janvier 3 28 /01 /Jan 09:19

Maxime, professeur; Olivier, facteur; N'Suni, infirmière; Sarah,étudiante expliquent pourquoi ils seront en grève et dans la rue le 29 janvier 2009.

Publié dans : 29 janvier
Mercredi 28 janvier 3 28 /01 /Jan 09:13

Mardi 27 janvier, plusieurs représentants de partis politiques de gauche ont donné une conférence de presse pour annoncé une déclaration commune face aux licenciements.

Publié dans : 29 janvier
Lundi 26 janvier 1 26 /01 /Jan 16:38

29 janvier : la peur doit changer de camp !

Une convergence qui donne force
Le succès du 29 janvier donnera force à toutes les colères silencieuses qui mûrissent depuis des mois : les luttes contre les licenciements, le chômage partiel et les baisses de salaire ou les suppressions de postes dans les services publics, les luttes contre la privatisation de la Poste, la dégradation du travail et du service à la SNCF comme dans les hôpitaux, les luttes des enseignants, lycéens et parents en défense de l’école publique, celles de la jeunesse contre l’avenir que lui prépare ce gouvernement, celles des employés du commerce  contre le travail le dimanche, des sans papiers, des précaires, des sans-travail, de ceux qui défendent le droit au logement, de tous ceux et celles qui souffrent et se battent contre la politique du gouvernement Sarkozy.

Refusons de payer leur crise et commençons à reprendre notre dû et nos droits.
Les patrons profitent de la crise pour précariser et licencier.
Il faut interdire les licenciements sous peine d’expropriation des licencieurs avec gel des avoirs et nationalisation sous contrôle des travailleurs.
Ils reçoivent des milliards et  licencient. L'Etat fait pareil dans la fonction publique. Ces milliards doivent financer un million d'emplois tout de suite dans les services publics. Exigeons le CDI à temps complet comme unique contrat de travail et les embauches au statut dans la fonction publique, la réduction du temps de travail, sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu'à résorption du chômage.
Les profits doivent financer une augmentation immédiate de 300 euros net et un minimum de 1500 euros net pour tous les salariés, retraités ou privés d’emploi, l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, le paiement à 100 %  pour les travailleurs touchés par le chômage partiel.
Ils détruisent et ruinent notre protection sociale. Exigeons la retraite pleine à 60 ans et 55 pour les métiers pénibles (37,5 annuités maxi dans le public comme dans le privé),  les soins et médicaments remboursés à 100 %.
La crise du capitalisme montre que nous devons prendre en main l'économie. Il faut nationaliser d’urgence les banques sans indemnités ni rachat pour construire un service public bancaire unique sous contrôle des salariés et de la population. Exigeons la fin de toutes les privatisations, à commencer par La Poste et les hôpitaux, exigeons la création de services publics de l'eau, du logement, des médicaments et le retour sous contrôle public de l'énergie (EdF/GdF) avec nationalisation des entreprises privées de l’énergie (Areva, Total…)

Une convergence qui doit annoncer de nouvelles étapes
Le 29 janvier doit être une première étape  pour convaincre ceux qui hésitent encore qu'il est possible de  faire payer leur crise aux capitalistes. Pour que cette journée fasse changer la peur de camp, ce doit être un point de départ de rencontres, discussions et organisation pour préparer la suite : une véritable grève générale, tous unis autour d'un programme pour les luttes d'ensemble. La prochaine étape peut être une marche sur Paris, une manifestation nationale. Déjà en Guadeloupe, une grève générale unitaire paralyse l’île…

Tract hebdomadaire du Nouveau Parti Anticapitaliste
Version du 24/01/09


Publié dans : 29 janvier
Lundi 26 janvier 1 26 /01 /Jan 12:36

69% des Français sont favorables à la grève de jeudi

"C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qu'un mouvement social recueille une telle adhésion auprès de l'opinion publique"

Selon une enquête de l'institut CSA-Opinion réalisée pour le Parisien/ Aujourd'hui en France du dimanche 25 janvier, 69% des Français déclarent "soutenir" ou "avoir de la sympathie" pour la journée de manifestations et de grèves prévue le 29 janvier prochain.

Crédit photo : Photothèque Rouge/Meno

A l'appel de huit organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires), une journée de grève, concernant aussi bien public que privé, est organisée pour exiger "des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations". Le mouvement devrait notamment toucher l'éducation, les transports et la Poste
==> Consulter la liste des principaux secteurs concernés

"C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qu'un mouvement social recueille une telle adhésion auprès de l'opinion publique", selon Stéphane Rozès, directeur général de CSA-Opinion, à l'exception du "mouvement des jeunes en avril 2008".

91% des sympathisants de gauche

Parmi les sympathisants de gauche, 91% se disent favorables à cette journée de grève, 41% chez les sympathisants de droite. Si 17% des Français se disent indifférents à l'égard du mouvement, 12% se déclarent soit "opposés", soit "hostiles".

- Sondage exclusif Le Parisien - Aujourd'hui en France réalisé par téléphone les 21 et 22 janvier 2009 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 1007 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.

Article paru dans le Nouvel Obs
Edition du 26/01/09
Publié dans : 29 janvier
Samedi 24 janvier 6 24 /01 /Jan 11:13

CE N'EST PAS A LA POPULATION DE PAYER LA CRISE !

Déclaration unitaire de : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires (ACU), Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).


Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.

En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l'ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. 
Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics.

C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d'euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.

Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.

Une autre politique est possible, en s'attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux.

Nous exigeons l'augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minima sociaux. Nous proposons l'annulation du paquet fiscal de l'été 2007; une redistribution du budget de l'Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux ; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd'hui, privilégier la spéculation au détriment de l'emploi et des conditions de travail.

Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.

Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l'emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient.

Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.

Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discrimination qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.

Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l'Union européenne et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.

Nous refusons les suppressions d'emplois dans le secteur public, exigeons l'annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d'emplois socialement utiles (Santé, l'Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.

Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics.

C'est le moment !
Publié dans : 29 janvier

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