EUROPE : PAS SANS NOUS !
APPEL

Un 1er mai politique, symbolique et surtout assumé
Hier moins de 2 000 personnes ont battu le pavé en ville préfecture. Une belle mobilisation au regard des précédents 1 er mai, avec une double particularité : un entre-deux tours et des manifestants pas forcément habitués de l’exercice.
Crédit photo : 43Chrono
« Je n’ai jamais manifesté, mais là c’est trop. C’est quoi le vrai travail ? » La dame affiche une cinquantaine d’années et avoue n’avoir jamais manifesté, « même pas en 2002 ». Mais pour elle, la coupe est pleine : « A quoi est-ce que cela rime de mettre en opposition les salariés avec d’un côté les syndiqués et de l’autre ceux qui ne disent rien. Je ne suis pas d’accord, je ne suis même pas syndiquée. Et c’est justement parce que je ne suis pas d’accord que je suis venue. D’ailleurs, elle n’est pas la seule dans ce cas. Hier, dans le cortège de l’intersyndicale, il y a bien entendu les adhérents des différentes structures du département, mais aussi de nombreux anonymes pas forcément rompus à l’exercice de la manifestation.
Ce 1 er mai ne ressemble pas vraiment au 1 er mai. Le vote de dimanche est dans toutes les têtes. D’ailleurs, on continue de commenter les résultats du 22 avril. « Tu la vois où l’insécurité à Saint-Julien ? » interroge une manifestante. Sans parler des différents panonceaux portés par certains, très explicites quant aux sentiments suscités par les derniers discours de ces dix jours de campagne.
« Vous ne trouvez pas que c’est triste ? » questionne une militante du PS. « On verra dimanche soir. Pour l’instant, il faut qu’on montre qu’on n’est nombreux et qu’on ne va se laisser avoir comme il y a cinq ans », lui répond un manifestant sans signe extérieur d’appartenance.
Hormis quelques slogans, repris des manifs pour les retraites et rappelant le mot d’ordre de certains politiques, c’est le calme plat. Un peu à l’image d’une balade en ville. « Cela fait quarante ans que je manifeste, explique un retraité de l’Education nationale. Je pensais qu’à la retraite, je pourrais m’arrêter et bien la preuve que non. Il faut rester vigilant, toujours vigilant. »
Crédit photo : Séverine Fabre
Et comme pour lui répondre, la tête du cortège est forte en symboles : des représentantes des ex-Lejaby ont pris place au côté des porte-paroles des syndicats et la première banderole que l’on peut voir dans le cortège est celle des «Biltube», les salariés de la cartonnerie de Saint-Didier-en-Velay.
C’est d’ailleurs le représentant CGT de ces ouvriers qui prendra le premier la parole avant la fin de la manifestation. « Parce que nous avons menacé d’empêcher le scrutin le 22 avril, à Saint-Didier-en-Velay, les politiques du département se sont réveillés et nous avons obtenu le paiement de nos salaires du mois d’avril. Si les 95 ex-Lejaby ont été sauvées, nous devons l’être nous aussi. Notre entreprise est la plus ancienne de Haute-Loire. Nous ne baisserons les bras, nous continuerons à nous mobiliser et à mobiliser la population, même lorsque les élections seront passées, car nous savons que notre combat sera de longue haleine. »
En fin de cortège, au son du banjo, des jeunes crient « Résistance ». Un 1er mai indéniablement politique et totalement assumé.
Article de Séverine Fabre paru dans Le Progrès
Edition du mercredi 2 mai 2012
Haute-Loire : les syndicats préparent le 1er mai
Manifestation des travailleurs par excellence, le 1er mai convainc chaque année un grand nombre de salariés à descendre dans les rues. L'intersyndicale de Haute-Loire espère « une journée d'espoir et de résistance ».
Crédit photo : 43Chrono
« Ce 1er mai aura une dimension particulière car cette journée se situe entre les deux tours de l'élection présidentielle », précise Alain Eyraud secrétaire général de l'union départementale CGT 43. L'intersyndicale appelle à un « rassemblement massif, du public et du privé. Nous dénoncerons les problèmes sociaux, les salaires, le pouvoir d'achat, la précarité », déclare Jean-Pierre Chambon secrétaire départemental SD UNSA 43. « Les années passent mais les revendications demeurent », renchérit Gilbert Ducarouge, secrétaire départemental SNUIPP 43, qui se félicite de voir « une vraie unité syndicale. C'est le seul moyen d'avancer ».
Le 1er mai « doit rester celle des syndicats et des travailleurs »
Les représentants des syndicats sont revenus sur l'annonce du Président candidat qui appel à un grand rassemblement autour du “vrai travail”. Pour Gilbert Ducarouge, « il dresse les Français les uns contre les autres ! Nous refusons ses propos, l'intersyndicale les dénonce. C'est un irrespect total à l'égard des travailleurs et des syndicats. Nous verrons les forces en présence au soir du 1er mai ». Des propos appuyés par Alain Eyraud qui martèle que « la journée du 1er mai doit rester celle des syndicats et des travailleurs et pas celle des politiques ».
Les syndicats donnent rendez-vous aux travailleurs du public et du privé, mardi 1er mai, à 10 heures place Cadelade pour un défilé dans les rues de la ville jusqu'à la place du Breuil, « sans gêner la course des 15 km », précise Jean-Pierre Chambon.
Article de Manuel Cladière publié dans Le Renouveau
Edition du 27/04/2012
mardi 1er mai à 10h au Puy
POUR UN 1ER MAI D'ESPOIR ET DE RESISTANCE POUR DEFENDRE PARTOUT DANS LE MONDE, LES REVENDICATIONS SYNDICALES ET LES LIBERTÉS DEMOCRATIQUES
A l'appel de la CGT, CFDT, CFTC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
Rassemblement place Cadelade
Cliquer sur l'imagette pour lire le tract
SARKO, LE PEN,
PAS TOUCHE AU 1er MAI !
DEGAGEZ !
HOLD UP SUR LE 1er MAI
Les militantes et militants de la Gauche Anticapitaliste, le courant unitaire du NPA, seront présents dans la manifestation
intersyndicale pour dénoncer le hold up organisé par SARKO sur le 1er Mai.
Nous ne nous laisserons pas voler cette journée!
Cela fait plusieurs années que LE PEN essaie de se l'approprier en réunissant à Paris les nostalgiques du pétainisme, du colonialisme et de l'extrême droite.
Maintenant c'est au tour de la droite de vouloir dénaturer le sens du 1er mai en organisant un rassemblement pour défendre le "vrai travail".
Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail mais la journée de mobilisation des travaileurs de tous les pays.
C'est l'occasion de rappeler nos revendications: SMIC à 1700 euros, 300 euros de plus pour tous, retour à la retraite à 60 ans et aux 37,5 annuités de cotisation, partage des richesses, refus de payer la crise du capitalisme, égalité réelle entre hommes et femmes...
C'est aussi l'occasion de réaffirmer les valeurs de solidarité et de fraternité: solidarité avec les peuples en lutte, régularisation des sans papiers....
C'est également l'occasion de crier haut et fort notre refus de la droite et de l'extrême droite qui sont toujours dans le camp des riches et du patronat !
SORTONS LE SORTANT !
Le 1er tour des élections a clairement mis en évidence que la population rejette massivement SARKO. S'il était réélu dimanche
prochain, il continuerait à détruire les acquis sociaux. Ses diatribes répétées contre les militants syndicaux attestent qu'il compte réduire au silence tous ceux qui osent remettre en cause sa
politique. Pas étonnant que Laurence PARISOT lui dresse des lauriers, il applique avec zèle les préconisations du MEDEF.
Non content d'appliquer une politique antisociale, SARKO a nourri le vote pour LE PEN, en faisant des immigrés, des chômeurs et des précaires des boucs émissaires.
Les déclarations à connotation xénophobe de GUEANT ont contribué à la banalisation du discours haineux du Front National.
Il n'y a pas à tergiverser: le 6 mai, pas une voix ne doit manquer pour que SARKO dégage.
La Gauche Anticapitaliste vous appelle à utiliser le bulletin de vote HOLLANDE pour virer SARKO.
LE DEPART DE SARKO, PREALABLE AU DEVELOPPEMENT DE LA MOBILISATION POPULAIRE.
En votant HOLLANDE, il n'est pas question de lui donner un chèque en blanc; il s'agit simplement de se débarrasser une fois pour toutes de SARKO.
Nous savons que le programme du PS ne rompt pas avec le capitalisme et le productivisme.
Nous devons donc préparer les conditions pour qu'après l'élection d'HOLLANDE, des mobilisations de grande ampleur s'engagent pour imposer des mesures d'urgence sociale et écologique.
Nous pouvons nous appuyer pour cela sur la combativité des militantes et militants syndicaux qui n'ont pas renoncé à contester le pouvoir des patrons et des financiers.
Nous pouvons également nous appuyer sur la dynamique de la campagne menée par le Front de Gauche.
Le score de Mélenchon, même s'il est en deçà des espérances, confirme l'élan politique et social, syndical et associatif qui est développé ces derniers mois.Il témoigne qu'un fort courant de résistance continue d'exister dans ce pays et que des millions de salariés, de jeunes ne se résignent pas à payer la crise du capitalisme et sont prêts à lutter.
La Gauche Anticapitaliste affirme sa disponibilité pour s'insérer dans le processus de recomposition politique en cours, sur la base d'une stricte indépendance vis à vis du gouvernement socialiste, si HOLLANDE est ,comme nous le souhaitons,élu dimanche prochain.
Face au danger de l'extrême droite et d'une droite qui flirte de plus en plus avec elle, face à l'impasse des fausses solutions sociales libérales, l'unité de toutes les forces de la "gauche de gauche" s'impose.
Les militantes et militants de la Gauche Anticapitaliste 43 rappellent leur volonté exprimée depuis de nombreux mois d'aboutir à des candidatures unitaires de la gauche de gauche pour les Législatives. Comme cela s'est réalisé à l'occasion des Cantonales l'an dernier, avec des scores encourageants.

LE 6 MAI, DEGAGEONS SARKO !
DES LE 7 MAI, FAISONS CAMPAGNE POUR DES CANDIDATURES UNITAIRES DE LA GAUCHE DE GAUCHE !
LES 10 ET 17 JUIN, CHASSONS LES DEPUTES DE DROITE!
PREPARONS LES CONDITIONS DE MOBILISATIONS D'AMPLEUR CONTRE L'AUSTERITE ET POUR IMPOSER DES AVANCEES SOCIALES !
Du sursis pour Biltube : les salaires d’avril seront payés
Ce n’est
pas encore gagné pour les trente-quatre salariés de Biltube, la cartonnerie du Crouzet, à Saint-Didier-en-Velay. S’ils n’ont pas plus d’information sur la reprise de leur activité, ils viennent
d’obtenir la garantie que le groupe indien, qui a racheté la société en 2009, versera les salaires d’avril.
Depuis qu’ils ont annoncé leur intention de bloquer les bureaux de vote de la commune pour le premier tour de l’élection présidentielle, les salariés ont réussi à faire entendre leur voix. Ils ont été reçus par la Direction du travail, le préfet puis Laurent Wauquiez, avant de finalement renoncer au blocage et d’opter pour un tractage, dimanche, devant les bureaux de vote. Ils ont d’ailleurs réuni 914 signatures en une matinée.
Finalement, ils ont appris mardi que leurs salaires d’avril devraient être versés. Un premier soulagement… de courte durée. « Ça repousse tout au mois de mai. Nous sommes déjà contents pour nos salaires », explique Thierry Lefait, délégué syndical CGT. Si l’on ne parle plus dans l’immédiat de liquidation judiciaire, la mobilisation ne s’arrête pas. Ils manifesteront au Puy le 1 er mai. « La pression a fonctionné, explique Raymond Vacheron de la CGT. Cela permet de souffler un peu, on évite la catastrophe immédiate par une mesure d’urgence. Pour autant, cela ne change rien au problème de fond. Nous demandons toujours un plan de remise en route de l’outil de production, et que les investissements nécessaires à la reprise soient réalisés. »
Article de S. A. paru dans Le Progrès
Edition du jeudi 26 avril 2012
Questions à Augustin Vinals, président de l’association Caper 42 Loire
« Deux cents dossiers amiante sont prêts à être déposés d’un seul coup aux prud’hommes »
Des victimes de l’amiante de la société Garlock (ex-Cefilac) ont gagné aux prud’hommes. Est-ce que cela a fait boule de neige ?
Le 12 janvier, le conseil des prud’hommes de Saint-Etienne a condamné Garlock France à verser à chaque travailleur 22 500 euros à titres divers. Mais la société a fait appel et on attend le jugement. Ce qui est sûr, c’est que cette première action, très médiatisée, a permis de drainer d’autres demandes. 25 nouveaux dossiers d’ex-salariés préretraités amiante de cette entreprise vont être déposés avant juin.
Crédit photo : Photothèque Rouge /Marc
Ce ne sont pas les seuls dossiers en cours. Où en êtes-vous de ceux concernant Axeltech (ex-Soma Europe Transmission) ?
Là aussi, on a bien avancé. Faisant suite à une première vague de 120 dossiers qu’on avait commencé à constituer, 80 autres se sont rajoutés. Aujourd’hui, ce travail, débuté il y a deux ans, est terminé. Ceci a été rendu possible grâce à l’investissement de trois ex-salariés de l’entreprise Soma, dont l’un a créé un logiciel de calcul. Cet ensemble, représentant plus de 4 000 pages, sera déposé lui aussi prochainement devant le conseil des prud’hommes de Saint-Etienne. Ce sera la première fois en France qu’un si grand dépôt de dossiers sera effectué d’un seul coup.
Sur le plan logistique, cela ne va-t-il pas poser un problème de gestion de place lors du jugement ?
La salle d’audience du tribunal des Prud’hommes de Saint-Etienne n’a pas la capacité suffisante pour accueillir 200 personnes. On va demander au tribunal d’instance de nous fournir une salle spéciale. Il est également prévu une manifestation régionale des associations de défense des victimes de l’amiante à Saint-Etienne, lors de l’audience.
Les jugements prononcés en France sont-ils tous favorables aux victimes ?
Tous les arrêts rendus s’inscrivent dans la continuité du jugement de Saint-Etienne et confirment les arguments juridiques soulevés par les représentants des victimes. Seule la notion de préjudice économique a été transformée en dommages et intérêts au titre du bouleversement des conditions d’existence. Pour Garlock, cela s’est traduit par une somme de 10 000 euros pour chaque travailleur sur le total des 22 500 euros.
Recueilli par Jacques Perbey pour le Progrès
Edition du jeudi 26 avril 2012
À Saint-Didier-en-Velay, les Biltube s’installent devant le bureau de vote
Hier, à défaut de bloquer les bureaux de vote - comme annoncé un temps - ils étaient une quinzaine de salariés de l’usine Biltube devant la mairie à interpeller les Désidériens.
Crédit photo Isabelle Devoos
Pas question d’influencer les votes. Juste de rappeler « qu’une entreprise de la commune risque de disparaître, martèle Didier Jacquemond, délégué syndical CGT. Le préfet attend une réponse de nos dirigeants en Inde. Il pourrait saisir le tribunal de commerce, dès la semaine prochaine, et placer Biltube en liquidation judiciaire ».
Les salariés ont distribué des tracts et invité à signer une pétition. Une initiative accueillie chaleureusement par la population. Une tape sur l’épaule et des « Bon courage » lancés à la pelle ravivent la flamme des plus fatalistes. Parmi les Biltube, plusieurs ont déjà connu des licenciements. Ils sont issus du Nord Yssingelais, mais aussi de l’Ondaine.
Créée en 1625, les Cartonneries du Crouzet est la plus ancienne entreprise de Haute-Loire. En 2009, elle avait été rachetée au groupe girondin Abzac, par Biltube Europe, un groupe familial basé en Inde.
L’entreprise a subi une série d’incidents ces dernières années, dont un accident mortel du travail le 14 décembre 2010. Il avait entraîné de nombreux arrêts de travail et la réduction de l’activité jusqu’en mars 2011.
Avant qu’elle ne reprenne : « Deux équipes travaillaient vingt heures par jour. Jusqu’à fin juillet, le carnet de commandes était bien garni », témoignent les ouvriers.
Mais depuis le retour des congés d’été, Biltube a vu son activité chuter. Deux jours travaillés, trois jours chômés depuis octobre. Et depuis un mois, plus rien ! Le directeur, Michel Kore a préféré stopper les machines.
Une situation qui serait, en partie, liée à l’assèchement du marché des vieux papiers par les Chinois qui le rachètent au prix fort. Les clients s’approvisionnent ailleurs. Aujourd’hui, la maison-mère ne serait pas en mesure d’apporter les capitaux nécessaires au redémarrage de l’activité de sa filiale européenne.
« L’entreprise a vendu une partie de ses quotas de CO2 pour payer les salaires de mars, rappelle Thierry Lefait, délégué CGT. Elle n’a pas la trésorerie pour payer ceux d’avril. Le fonds de roulement est épuisé. Ils disent qu’ils ne veulent pas fermer l’usine. Ça fait huit mois qu’on attend des solutions ».
À ceux qui s’étonnent de l’action tardive des ouvriers, les délégués confessent : « On a voulu y croire. Jusqu’au bout ».
Article d'Isabelle Devoos paru dans Le Progrès
Edition du lundi 23 avril 2012
Cartonnerie Biltube : les salariés reportent leur action de blocage des bureaux de vote
Saint-Didier-en-Velay. Au chômage depuis le 20 octobre, les 34 salariés de la cartonnerie Biltube, située au « Crouzet », avaient menacé de bloquer les bureaux de vote dimanche. Les employés pointent du doigt le désintérêt des patrons indiens qui ont racheté la société en 2009 et l’absence d’investissement et de maintenance.
Crédit photo : 43Chrono
Après des rencontres avec les pouvoirs publics, ils ont choisi, en assemblée générale, de différer leur opération coup de poing . « Pour preuve de bonne volonté et pour donner plus de temps à la négociation, nous avons décidé de reporter notre action de blocage des bureaux de votes au deuxième tour des élections présidentielles le 6 mai si rien n’a bougé » expliquent-ils.
Biltube : des rendez-vous, mais rien de concret pour l’instant
(...) Une délégation a été reçue par la direction du travail mercredi après-midi. Jeudi, des représentants des salariés rencontraient le préfet de Haute-Loire et, hier après-midi, Laurent Wauquiez.
« Le préfet a expliqué qu’il s’en occupait et remuait ciel et terre », raconte Raymond Vacheron, de la CGT. « Quant à Laurent Wauquiez, il a dit qu’il fera tout ce qu’il peut pour régler les choses. Soit avec les Indiens, soit pour trouver un remplaçant, mais pas forcément issu de la même activité. Pour cela, les deux interlocuteurs demandent un délai jusqu’à mercredi prochain. Dans tous les cas, l’opération destinée à faire bouger les pouvoirs publics est réussie. » (...)
Article de Sophie Albanesi paru dans Le Progrès
Edition du 21 avril 2012
Les électeurs de St-Didier vont-ils pouvoir voter dimanche?
(...) La déclaration des salariés ce mercredi 18 avril 2012
« Réunis en Assemblée générale, les salariés de Biltube réaffirment leur désir de reprendre le travail dans les meilleurs délais et dans de bonnes conditions. Pour montrer notre bonne volonté, nous continuons à faire partir les commandes. En revanche, nous restons sur la position de préserver notre emploi et notre outil de travail en refusant tout départ de matières premières ou de machines. Comment allons-nous être payés en avril ? Nous refusons d’être les « abandonnés de l’emploi ». Nous refusons de voir fermer une entreprise créee en 1625 après 400 ans d’activité. Parce que nous n’avons pas de nouvelles de notre direction indienne, ni des pouvoirs publics, nous avons décidé de bloquer les bureaux de vote de Saint Didier en Velay lors du premier tour des élections présidentielles dimanche 22 avril 2012. Nous refusons d’être les « mini Mital » de Haute-Loire et que la cartonnerie du Crouzet soit un « mini Gandrange ». Nous voulons vivre et travailler et ne pas mourir en silence. »
Article de Anne Walker paru sur Zoomdici
Edition en ligne du mercredi 18 avril 2012
Cartonnerie Biltube : les salariés veulent bloquer les bureaux de vote
Ce sera finalement une opération coup-de-poing. Les salariés de la cartonnerie Biltube, qui emploie 34 personnes au « Crouzet », à Saint-Didier-en-Velay, ont perdu patience et optent pour une solution plutôt radicale. Ils ont décidé, à l’unanimité, de bloquer les bureaux de vote de la commune, dimanche, à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle.
Crédit photo : Sophie
Albanesi
Au chômage partiel depuis le 20 octobre, ces employés pointent du doigt le désintérêt des patrons indiens qui ont racheté la société en 2009 et l’absence d’investissement et de maintenance.
« Nous voulons vraiment marquer les esprits et montrer qu’on est là. Cela fait huit mois qu’on nous mène en bateau. On ne veut pas nous dire de quoi sera fait l’avenir de notre usine », explique Thierry Lefait, délégué syndical CGT. Malgré les risques, les salariés ne veulent pas reculer. « On bloquera les bureaux de vote sur Saint-Didier. Les habitants sont attachés à cette entreprise fondée en 1625. Ils vont sûrement réagir parce que leur grand-père ou leur cousin a travaillé ici », ajoute-t-il.
L’idéal serait sans doute que des décisions soient prises avant d’arriver à ce blocage. « Les salariés ont décidé ça, et nous, en tant que syndicat, nous les soutenons », lance Raymond Vacheron, de la CGT. Nous voulons des garanties sur la paye d’avril et sur la poursuite de l’activité. La pression semble au maximum, les choses commencent à bouger. »
En effet, dès l’annonce de cette volonté d’empêcher la tenue du vote, les rendez-vous se sont multipliés, malgré cette période de réserve électorale. Hier en fin d’après-midi, une délégation a rencontré la direction du travail à Yssingeaux. Ce matin, des représentants des salariés doivent être reçus en préfecture. Une belle occasion de se faire entendre pour ceux qui veulent « vivre, travailler et ne pas mourir en silence ».
Article de Sophie Albanesi paru dans Le Progrès
Edition du jeudi 19 avril 2012
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Nous le maintenons cependant en ligne pour que nos archives restent consultables.
Pour continuer à nous lire, merci de vous rendre sur :
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CGT Haute-Loire
SOLIDAIRES Haute-Loire
http://www.solidaires.org/article406.html
FSU Haute-Loire
http://auvergne.fsu.fr/spip.php?rubrique9
CFDT Haute-loire
http://www.cfdt.fr/contacts.do?structure=AUVERGNE
http://www.cftc.fr/ewb_pages/r/recherche_geo.php?on_submit_recherche_bl=1&dim_outil3_int=43#formres
FO
Haute-Loire
http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/ud/index.asp?jv=45
CFECGC Haute-Loire
http://www.cfecgc.org/ewb_pages/u/unions-departementales-cfecgc.php
UNSA Haute-Loire
http://sections.se-unsa.org/43/