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Santé

Vendredi 30 mars 5 30 /03 /Mars 19:46

 

progresfr.gifQuatre cents manifestants au Puy pour « reconquérir » la protection sociale

 

À l’appel des syndicats CGT des organismes sociaux et de la santé et action sociale, quatre cents salariés se sont rassemblés, hier, sur l’esplanade de la Sécurité sociale, au Puy-en-Velay, pour se rendre en manifestation au Medef, puis en préfecture.

 

manifestation-cgt-protection-sociale-le-puy-29-mars-DR.jpg Crédit photo : DR

 

Cette manifestation, comme partout en France, était une première étape pour exiger une protection sociale solidaire et un grand service public de santé. Au cœur des revendications : la création d’emplois dans tous les secteurs d’activité (organismes sociaux, hôpitaux, maisons de retraites, pôle emploi…) ; l’amélioration des conditions de travail et l’arrêt des restructurations. Les manifestants exigeaient aussi la suppression de la TVA sociale, des moyens financiers pour une protection sociale de qualité qui accompagne tout citoyen de la naissance à la maison de retraite.

 

Article paru dans le Progrès

Edition du vendredi 30 mars 2012

Publié dans : Santé
Samedi 24 mars 6 24 /03 /Mars 16:31

 

logo renouveauHaute-Loire : la fédération CGT santé / action sociale se mobilise

 

La fédération CGT santé / action sociale de Haute-Loire et les organismes sociaux se mobiliseront, comme partout en France, jeudi 29 mars afin de “reconquérir la protection sociale pour un grand service public de santé et d'action sociale”.


CGT-sante-sociale-43-teyssier.jpg

Crédit photo : Christophe Teyssier

 

Les fédérations CGT santé / action sociale et les organismes sociaux ont décidé de tirer la sonnette d'alarme face « à la dégradation constante des conditions de travail », explique Jo Chapuis, responsable de la fédération des organismes sociaux CGT 43. Un appel à la grève, à destination des salariés de la santé et de la protection sociale, est lancé pour jeudi 29 mars. Le rassemblement est prévu à 10 h 30, sur l'esplanade de la Sécurité sociale, avenue André Soulier au Puy-en-Velay. « Depuis cinq ans, la protection sociale subit des attaques de plus en plus puissantes. Aujourd'hui, elle est en danger. Nous n'avons plus les moyens d'assurer l'ensemble de nos responsabilités », regrette Jo Chapuis.

 

Un malaise grandissant

Le mal-être au travail ne cesse d'augmenter, d'après la CGT. « Les suppressions d'emploi s'enchaînent. Par exemple, à la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie) 7 emplois ont été supprimés en 4 ans », précise Jo Chapuis. « On estime qu'il manque 200 emplois temps plein à Émile-Roux pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions », enchérit Huguette Julien, responsable CGT au centre hospitalier Émile-Roux. De plus, le syndicat remarque une augmentation de la précarité, qui se traduit par des recours de plus en plus fréquents à des CDD et à l'intérim, mais aussi par l'emploi de personnes non qualifiées.

 

La fusion Bon secours / Émile-Roux

Pour la déléguée CGT du Centre hospitalier, la fusion annoncée entre la clinique Bon secours et Émile-Roux serait destructrice. « Les efforts sur le budget se font sur le personnel. Nous manquons déjà de lits. Si la clinique investissait les locaux du Centre hospitalier, 30 lits publics seraient supprimés. Il serait donc impossible d'accueillir tout le monde », argumente Huguette Julien.

 

Article de Manuel Gladière paru dans Le Renouveau

Edition en ligne du samedi 24 mars 2012

• Lire le tract d'appel

Publié dans : Santé
Vendredi 9 décembre 5 09 /12 /Déc 10:26

 

logo-zoomdiciUrgence à Emile Roux : la CGT réclame 200 créations de postes

 

La CGT a rassemblé ce jeudi après-midi, à l'occasion de la visite du ministre de la santé Xavier Bertrand, les personnels de l'hôpital E.Roux pour faire entendre leurs revendications en matière d'emploi et dénoncer les actuelles conditions de travail au sein du centre hospitalier ponot.

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La situation actuelle est en effet préoccupante, selon les responsables syndicaux, puisque les 1470 agents (hors médecins) que compte le centre hospitalier assument actuellement une charge de travail qui nécessiterait 200 personnes supplémentaires pour être acceptable.

 

greve-emile-roux-visite-xavier-bertrand

Crédit photo : Séverine Fabre

 

Une dégradation des conditions de travail

La centaine de personnes présentes cet après-midi, qu'ils soient agents de service, techniciens ou soignants, voulaient dénoncer la dégradation des conditions de travail dûe au manque de personnel. "Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne prennent pas en charge les patients" précise Huguette Julien, responsable CGT du centre hospitalier, "mais c'est une surcharge de travail ingérable, avec des plannings et des journées à rallonge...le tout sans augmentation de salaire."

Au coeur des revendications, les créations de poste nécessaires et immédiates, sans lesquelles la communauté hospitalière risque de se disloquer. On pouvait lire sur les nombreuses banderoles "l'hôpital public ne doit pas mourir" ou encore "Monsieur le ministre, nous ne voulons pas mourir au boulot", "création de poste, ça urge !". autants de slogans témoignant de la situation préoccupante des métiers de la santé.

Autre conséquence des restrictions budgétaires drastiques, la précarité des emplois, avec de moins en moins de titularisation, comme le précise Jacques Rouvière : "20% du personnel n'est pas titulaire, un pourcentage qui est en augmentation dans l'établissement, et qui atteint 30% sur la Haute-Loire." Des problèmes que l'on retrouve dans tous les établissements de soins, dont les maisons de retraite, qui soulèvent une autre préoccupation, à savoir la gestion des personnes âgées à l'hôpital.

 

Des propositions exposées au ministre

Forts de tous ces arguments, les responsables syndicaux ont été reçus dans l'après-midi par la conseillère du ministre du travail, de l'emploi et de la santé Xavier Bertrand, qui était au Puy pour inaugurer officiellement les nouveaux bâtiments hospitaliers, après avoir visité l'hôpital de Craponne-sur-Arzon.

Les délégués des personnels ont ainsi présenté un plan de titularisation, exposant le problème des salaires, et réaffirmant qu'ils étaient favorables à l'ouverture de services supplémentaires dans les nouveaux locaux, à condition d' en avoir les moyens humains et financiers.

Ils ont cependant dénoncé les "coupes sèches" dans le budget visant à l'équilibrer par des privatisations (le poste hygiène) ou des amputations pures et simples : "900 000€ de budget en moins cette année, compensés par le non remplacement des départs et des arrêts de travail". Huguette Julien ajoutant que la rencontre de cet après-midi n'a abouti à aucune décision immédiate, et qu'il faudra attendre les instances de la semaine prochaine et l'entrevue avec le directeur du centre hospitalier. "à retardement, on peut espérer quelquechose...attendons de savoir ce qu'a dit le ministre".

 

Article de G.V. paru sur Zoomdici

Edition en ligne du vendredi 9 décembre 2011

Publié dans : Santé
Lundi 17 octobre 1 17 /10 /Oct 17:09

 

npa avatar A L'HÔPITAL ... COMME AILLEURS,

REFUSONS DE PAYER LEUR DETTE !


 

Les hôpitaux à la merci des banques

Les directeurs d’hôpitaux (Fédération Hospitalière de France) viennent d’alerter le Ministère « plusieurs hôpitaux qui ne sont plus en mesure de faire face à leurs besoins de trésorerie » en raison de « leurs difficultés à obtenir des crédits de la part des organismes bancaires » Ces hôpitaux « diffèrent depuis quelques semaines les paiements de leurs factures tandis que d’autres sont au bord de la cessation de paiement. »

Ils sollicitent une réponse urgente, laissant planer une menace sur le versement de la prime de service des personnels.

 

Les hôpitaux sont aussi touchés, comme les collectivités locales, par les « produits bancaires toxiques » de banques comme Dexia… souscrits imprudemment par des directions et des administrateurs : le Quotidien du Médecin titre : « Le naufrage de Dexia entraine les hôpitaux dans la tourmente : 20% de la dette des hôpitaux seraient des produits structurés plus ou moins risqués ; »


faujour-hopital

Mais d’où vient la dépendance des hôpitaux vis-à-vis des banques ?

Les responsables de cette situation sont les gouvernements successifs « de droite » et aussi « de gauche » qui n’ont eu qu’une obsession : réduire les dépenses de santé, et donc diminuer les budgets hospitaliers.

La conséquence c’est d’abord l’insuffisance des budgets de fonctionnement, entrainant la pénurie de personnel et les situations critiques que chacun connait aujourd’hui.

Mais c’est aussi l’absence de possibilités d’investir pour rénover et équiper un parc hospitalier vieillissant.

Résultat : faute de financement public suffisant, les établissements doivent emprunter auprès des banques, et leur verser des intérêts. Leur endettement ne cesse d’augmenter.

Ceux qui aujourd’hui dénoncent le « déficit » des hôpitaux sont précisément ceux qui l’ont créé. Et ceux qui tirent les marrons du feu…sont les organismes financiers qui sont les responsables de la crise.

 

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale de 2012 aggrave la situation : il prévoit une nouvelle diminution des crédits hospitaliers de 442 millions d’€ pour aboutir à une « convergence tarifaire » avec les cliniques privées qui ne remplissent pourtant pas les missions de service public de l’Hôpital.

 

A l’Hôpital, pas plus qu’ailleurs nous n’avons donc de raison de payer leur dette et leur crise !

Exigeons d’abord transparence vis-à-vis de la « dette » et du « déficit » des établissements hospitaliers.

Dans chaque établissement demandons des comptes : Quel est le niveau d’endettement de l’établissement ? Quels emprunts ont été contractés ? auprès de quels établissements financiers et dans quelles conditions ?

C’est d’argent public qu’il s’agit : celui de la sécurité sociale qui finance les hôpitaux. Salariés et assurés sociaux ont le droit de savoir comment celui-ci a été utilisé.

Chacun est ainsi en droit de savoir quelle part de nos cotisations sociales, c'est-à-dire de notre salaire sert à verser des intérêts aux banquiers alors qu’elles pourraient être utilisées à payer des personnels, des équipements….

 

Faisons cesser la dépendance des établissements vis-à-vis des établissements financiers, en exigeant des budgets suffisants pour les dépenses de fonctionnement (salaires…) mais aussi les investissements sans avoir recours aux banques.

 

Nos hôpitaux sont malades non pas de trop de dépenses mais de recettes insuffisantes aggravées par les réformes successives, la « tarification à l’activité », la « convergence tarifaire » , le plan « Hôpital 2007 » suivi de la « loi Bachelot »

Pour sortir les établissements du déficit, la réponse est dans un accroissement du financement par des cotisations sociales (patronales) et non dans les « plans de retour à l’équilibre » qui détruisent le service public et cassent l’emploi hospitalier, ou dans l’emprunt auprès des requins de la finance.

 

affiche-npa-santéQue sont devenus les grands discours de Sarkozy en 2009 sur la « nécessité de réguler les excès de la finance » ?

Ils ont servi à l’époque à couvrir le prêt de centaine de milliard d’euros de l’Etat aux financiers pour les sauver de la faillite. Ils se sont transformés aujourd’hui en discours sur la nécessité de réduire les dépenses publiques, de créer de nouveaux impôts tout en préservant les fortunes de ses amis du Fouquet’s.

 

On devait « réguler les marchés » ? Il s’agirait aujourd’hui de les rassurer...à coup de milliards bien sûr !

Une idée qui rassemble puisqu’elle est aujourd’hui partagée par le PS : dans son programme celui-ci affirme en effet la nécessité de « réduire les déficits » et de payer la dette … alors qu’il faudrait refuser de rembourser cette dette illégitime qui étrangle les peuples et met en péril salaires, santé, éducation, retraites…

 

Les banques agissent dans l’opacité avec le secret bancaire, permettant d’organiser l’évasion fiscale et les financements occultes imposons la levée du secret bancaire, nous voulons voir les comptes de la dette !

 

Seule l’expropriation des banques privées et leur remplacement par un établissement public remplissant des missions de service public peut apporter une réponse à la crise actuelle.

Le NPA appelle l’ensemble des syndicats, partis, associations, militants, ou simples citoyens à se rassembler dans des comités unitaires pour comprendre, débattre, et organiser la mobilisation contre l’austérité que Sarkozy et son gouvernement de porteurs de valises de billets voudraient imposer à la grande majorité de la population.


Publié dans : Santé
Samedi 8 octobre 6 08 /10 /Oct 23:35

 

progresfr.gifAprès la manif qui a tourné au drame : la CGT 43 réclame des explications

 

Après le rassemblement lyonnais, où trois infirmières stéphanoises ont été blessées, la CGT 43 dénonce « une violence disproportionnée ».


lyon-gaz.JPGCrédit photo : NC

 

« On ne comprend pas la violence disproportionnée des forces de l’ordre. Même si le périmètre de sécurité a été dépassé, cela ne justifie pas cette agressivité latente », explique l’une des participantes ponote à la manifestation. Et d’ajouter : « Des membres e la délégation altiligérienne ont eux aussi été matraqués et subi des attaques au gaz.»

 

« On ne peut pas traiter un mouvement social de cette façon au XXI e siècle. » Après les événements qui se sont déroulés le 6 octobre à Lyon, lors d’une manifestation à l’encontre de la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne (FEHAP), les représentants de la CGTde Haute-Loire ne décolèrent pas.

 

Hier soir, à la clinique mutualiste de Saint-Étienne, un rassemblement de soutien a eu lieu. Les paroles étaient assez rares, les visages fermés, l’ambiance pesante. « Dîtes bien que la profondeur, de la fosse ce n’est pas trois mètres mais six mètres », lance Bernadette. Nathalie intervient : « Il y a eu après un deuxième gazage. J’ai été gazée à bout portant ! » Des photos sont posées sur une table.

 

Béatrice prend la parole : « Regardez. C’était terrible, on est tous des infirmières. On se sent désemparés dans ces moments-là. On voyait nos collègues blessés sans pouvoir intervenir. Impossible d’accéder. Ça a été très long.»

 

Article de James Taffoirin paru dans Le Progrès

Edition en ligne du samedi 8 octobre 2011


 

npa avatar Déclaration de Philippe Poutou.
Halte aux violences policières contre les salariéEs du secteur médico-social !

 

Le NPA condamne la violence exercée par les forces de police à Lyon le 6 octobre 2011, contre les salariéEs du secteur médico-social.
A l’occasion du congrès de la FEHAP, regroupant le patronat de ce secteur, 2000 manifestantEs du secteur médico-social s’étaient mobiliséEs à l’appel de leurs syndicats pour la défense de leur convention collective 51.
Le gazage massif de la manifestation a entrainé une chute de plusieurs mètres de 3 militantes de la CGT de Saint-Etienne dont deux sont gravement blessées. Pour défendre les intérêts du patronat et ‘’maintenir l’ordre’’ le pouvoir sarkozyste n’hésite donc plus à mettre en danger la vie de salariéEs.
Le NPA s’associe à toutes les protestations contre cette répression et l’agressivité policière.


Publié dans : Santé
Jeudi 15 septembre 4 15 /09 /Sep 17:58

 

npa avatar Notre santé, pas leurs profits !


François Baroin, ministre de l’Économie, n’a pas « d’état d’âme, ni d’interrogations » pour augmenter la taxation sur les complémentaires santé (mutuelles ou assurances). Même chose pour la majorité parlementaire qui a rejeté la taxe sur les parcs de loisirs et limité celle sur les résidences secondaires mais vote sans rechigner le doublement de la taxe sur les contrats d’assurance santé complémentaires ( taxe qu'elle avait instaurée en 2010).

Les 2,2 milliards payés sur une année par les assurances complémentaires seront répercutés sur leurs assurés. Les mutuelles annoncent déjà une nouvelle augmentation d'au minimum 5 %.

Forfaits et franchises médicales, dépassements d’honoraires, augmentent chaque jour alors que la sécurité sociale rembourse de moins en moins. Ainsi les soins de ville (hors hôpital) ne sont plus remboursés qu’à 55% par l’assurance maladie.

Or les mutuelles et assurances censées combler les manques de la Sécu sont de plus en plus inaccessibles à une part croissante de la population : 9 millions de personnes déclarent avoir renoncé à se soigner pour des raisons financières, 20% de plus qu’il y a quatre ans. La taxation des mutuelles va renforcer ce phénomène.


sante_secu_faujour.jpg

Santé contre austérité

Le 11 juin dernier, l’agence de notation Standard and Poour’s lançait cet avertissement : "Si les autorités françaises ne poursuivent pas la réforme des retraites, ne continuent pas de modifier la sécurité sociale et ne consolident pas le budget face au risque d'accroissement des dépenses liées aux retraites et à la santé... il est incertain que Standard & Poor's maintienne la note AAA".

Pour complaire à Standard and Poor’s et rassurer les marchés, Baroin et Sarkozy s’exécutent.

Mais le « déficit » de la sécurité sociale, n’est pas dû à des dépenses de santé excessives de la population, il est dû à l’insuffisance de son financement, à commencer par les 32 milliards d’€ d’exonération de cotisations sociales consenties aux patrons. La dette de la Sécu, tout comme la dette publique, ce sont les patrons qui la creusent, à eux de la payer !

Il y a urgence à ne plus laisser la santé aux intérêts privés, en commençant par exproprier les laboratoires pharmaceutiques, notamment Servier, les chaines de cliniques privées, ou les assurances santé privées comme AXA, qui rémunèrent leurs actionnaires avec l’argent de nos cotisations sociales.

 

Droit à la santé pour tous et toutes

Si on laisse faire la droite et le patronat, il ne subsistera alors du droit à la santé qu’une misérable assistance, pour les plus pauvres. Seuls ceux qui en auraient les moyens pourraient alors se soigner, en prenant des assurances privées.

Cette société-là, où la santé, comme le reste, devient une marchandise, nous n’en voulons pas. Il va falloir mener de vraies bagarres, tous ensemble, pour que la santé soit un droit pour tous et toutes. Elle ne doit, en aucun cas, être source de profits. Pour que chacun y accède, elle doit être gratuite c'est-à-dire financée à 100% par la sécurité sociale, par des cotisations sociales payées par les employeurs.

 

Tract hebdo du NPA

Edition du 15 septembre 2011

Publié dans : Santé
Mardi 23 août 2 23 /08 /Août 14:09

 

can.jpgLES SERVITEURS ZÉLÉS DU BON DOCTEUR SERVIER

 

La proche d'un ex-ministre de la Santé et un haut fonctionnaire ont prolongé la vie du mortel Mediator.

 

Plusieurs documents saisis par les gendarmes dans les archives du laboratoire SERVIER montrent à quel point ce bon docteur savait s'entourer, en voici quelques preuves. En 2007, une insistante odeur de roussi se répand dans le labo après les déclarations de la cardiologue Irène Frachon sur les dangers du MEDIATOR (elle écrira plus tard un livre retentissant sur le sujet). Madeleine DUBOIS, conseillère du pédégé Jacques SERVIER, est alors déjà inquiète. Elle sait qu'un document au vitriol va bientôt être rendu public par la commission de « pharmacovigilance » de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Affaps). Elle réagit aussitôt et, le 4 juin 2007, envoie au directeur de cette agence, Jean Marimbert, un courriel dont le ton n'est pas exactement celui de la correspondance administrative : « Cher Jean... Je viens par ce mail te demander de nous donner une solution pour le MÉDIATOR ... »

 

Dès le lendemain, Jean Marimbert lui donne satisfaction : il s'engage à joindre au brûlot de la commission de pharmacologie la synthèse d'un travail (en cours de rédaction...) effectué par une autre commission de l'Affaps, nettement moins défavorable à SERVIER. Ce second texte doit, en principe, annuler l'effet désastreux du premier.

 

Anesthésie générale

 

Madeleine DUBOIS est, de fait, l'un des meilleurs ambassadeurs du labo de Neuilly. Au fil des ans, elle a accompli une véritable carrière en « essuie-glace » : tantôt au cabinet de Jacques BARROT (ministre de la Santé, puis du Travail), tantôt chez SERVIER, avec deux allers-retours. Lors d'une phase ministérielle comme chef de cabinet de BARROT, elle donnera un coup de pouce à Jean Marimbert pour qu'il soit nommé au plus haut poste de fonctionnaire auprès du ministère du Travail. Depuis 1996, fin des allers-retours, elle est membre de l'état-major de Jacques SERVIER. Mais la politique l'intéresse aussi : conseillère générale (UMP) du canton d'Yssingeaux (Haute-Loire), que BARROT lui a offert, elle brigue aujourd'hui un siège de sénateur. Le 7 octobre 2009, malgré les multiples mises en garde d'Irène Frachon et de nombreux autres experts, Marimbert autorise la vente de deux génériques du MÉDIATOR, ce qui provoque une bronca dans le milieu de la santé. Et pour cause : plusieurs organismes officiels (Sécurité sociale, hôpitaux, etc.) ont pris le relais de la « pharmacovigilance » pour dénoncer les risques liés au MÉDIATOR, lequel est déjà interdit dans certains pays européens. Peu importe. Quelques jours plus tard, le 19 octobre, Madeleine DUBOIS envoie un nouveau SOS par courriel à Marimbert. Mais le patron de l'Agence reste sur ses gardes : « C'est un sujet délicat … Si tu souhaites l'évoquer, il faudrait que nous le fassions de vive voix par téléphone. » Hélas, ce courriel finira dans les mains des gendarmes.

 

Interrogée par le « Canard », Madeleine DUBOIS affirme tout d'abord qu'elle ne s'est « jamais occupée du MEDIATOR ». Avant de jouer les modestes : « Je suis une salariée comme tous les autres. Pas une dirigeante... »

 

Autre malheur pour SERVIER : les accusations publiées le 15 janvier, par l'Inspection générale des affaires sociales selon lesquelles le bon docteur a « anesthésié [les] acteurs de la chaîne du médicament ». Aidé en cela par Patrice Corbin, un ancien secrétaire général de l'Assistance publique, puis du Conseil économique et social, tout dévoué au labo. Quelle belle équipe …

 

Article de Jérôme Canard pulié dans le Canard Enchaîné

Edition du 17 aôut 2011

Publié dans : Santé
Vendredi 1 juillet 5 01 /07 /Juil 08:53

 

progresfr.gifL’hôpital Sainte-Marie se bat pour garder sa convention collective

 

Une motion unitaire a été adressé à la direction pour conserver les acquis

Les salariés de l’hôpital Sainte-Marie se battent pour conserver, voire faire améliorer leur convention collective. L’heure de la mobilisation a bien sonné pour une centaine de salariés réunis sous la bannière FO, CGT, CFE-CGC.


sainte-marie-dec-greveCrédit photo: archives

 

Le 27 juin, une réunion a permis de faire barrage « à une baisse des acquis et des rémunérations face aux patrons de la Fédération des établissements hospitaliers d’aide à la personne FEHAP, à l’origine du projet de révision ». Une motion de la colère a été adressée par le personnel, fort de sa récente victoire sur le maintien de l’accord d’entreprise. Comme le souligne Bernadette Tavernier, délégué FO, « les salariés sont opposés au projet de révision de la convention collective, qu’il faudrait même améliorer, notamment sur les salaires. Nos acquis menacés concernent notamment des questions de reprise d’ancienneté, les jours fériés qu’on ne veut pas tous nous payer, ainsi que la promotion professionnelle qu’ils veulent modifier, sans oublier les questions de prime au départ à la retraite, ou les informations données aux délégués du personnel en cas de licenciement économique. Quand à la question des salaires, on a seulement été augmenté de 0,5 % en décembre, ce qui est loin de compenser l’accroissement du coût de la vie ! Nous exigeons de véritables augmentations de salaires ! ». La grogne ne remonte pas à hier, puisque le bras de fer est engagé depuis un an entre syndicats et FEHAP pour maintenir les garanties conventionnelles.

 

Les salariés se disent même prêts à se mobiliser « encore plus » si les patrons de la FEHAP persistaient dans leur volonté de réviser la convention collective dite convention 51. Ils n’hésitent pas non plus à fustiger et donner leur analyse sur la situation : « Les patrons de la FEHAP veulent récupérer de l’argent sur le dos des salariés pour compenser des budgets de plus en plus restreints ».

 

La défense de la convention 51 en France n’est pas une mince affaire, avec 210 000 salariés qui seraient concernés.

 

Article de G.A paru dans Le Progrès

Édition en ligne du 1er juillet 2011

Publié dans : Santé
Lundi 20 juin 1 20 /06 /Juin 09:59

 

can.jpgSénatoriales : Servier a sa candidate

 

Madeleine DUBOIS est candidate sans étiquette mais « de droite » aux sénatoriales en Haute-Loire. Fidèle collaboratrice de Jacques Barrot (aujourd’hui planqué au Conseil constitutionnel), elle espère succéder à l’automne prochain à Adrien Gouteyron, qui ne se représente pas.

 

Lorsqu’elle ne sévissait pas aux côtés de l’ex-ministre centriste, la dame Dubois était « conseillère du président » Servier, des laboratoires du même nom. A ce titre, elle était chargée des opérations de lobbying auprès des parlementaires. Elue au Sénat, elle pourra toujours continuer de porter auprès de ses collègues la bonne parole du promoteur de ce funeste Mediator, dont le cabinet de Sarko a été l’avocat.

 

A la presse locale, elle assure « ne pas tout comprendre » à ce scandale ! Les grands électeurs de Haute-Loire peuvent peut-être lui expliquer ...

 

Article paru dans Le Canard Enchainé

Édition du 8 juin 2011

Publié dans : Santé
Samedi 7 mai 6 07 /05 /Mai 13:00

 

progresfr.gifLes salariés de Sainte-Marie toujours en grève illimitée

 

Depuis le 25 mars, jour de négociation annuelle obligatoire entre les organisations syndicales et la direction générale, un préavis de grève intersyndicale et illimitée, à compter du 2 mai, a été déposé à l’hôpital Sainte-Marie du Puy-en-Velay. Ce dernier fait partie de l’AHSM (Association hospitalière Sainte-Marie) qui intègre quatre autres hôpitaux (Nice, Rodez, Privas et Clermont-Ferrand) et emploie environ cinq mille salariés.


ste marie-07

Crédit photo: DR

 

En 2010, l’AHSM a fait l’objet d’une enquête par l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales), portant essentiellement sur le site de Nice. Le rapport qui en découle fait suite à une précédente enquête de 2001, qui avait déjà mis en évidence de nombreuses problématiques. « Pendant dix ans, la direction a laissé se dégrader la situation sans rien entreprendre. Maintenant, l’hôpital de Nice est menacé de fermeture », dénoncent les responsables de l’intersyndicale CGT, FO et CFE-CGC. « Pour pallier son incompétence, elle veut récupérer des fonds sur le dos des salariés en révisant à la baisse l’accord d’entreprise », rajoutent-ils.

 

C’est pourquoi de nombreuses actions locales, au niveau des cinq établissements et du siège social (situé à Chamalières dans le Puy-de-Dôme), se poursuivent. Actuellement, au Puy-en-Velay, des tracts sont diffusés auprès de la population. Le 11 mai, l’ensemble des salariés manifesteront au siège social pour refuser la révision de l’accord d’entreprise. Trois ou quatre cars seront affrétés, à 7 h 15, depuis le site ponot pour rallier le Puy-de-Dôme.

 

Article paru dans Le Progrès

Édition du samedi 7 mai 2011

Publié dans : Santé

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