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Samedi 24 mars 6 24 /03 /Mars 11:08

 

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La CGT La Poste veut remonter le moral des salariés


Suppressions d’emplois, réorganisations, méthodes de management déstabilisantes... Le climat reste pesant au sein des entreprises.

 

Le syndicat départemental CGT Fapt (Postes et télécommunications) a tenu son congrès, hier et avant-hier, dans les locaux du stade Marcel-Paul de Brives-Charensac.


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Crédit photo : Christophe Teyssier

 

En cinq ans, les effectifs de La Poste et de France Télécom ont chuté de plus de 16 % en Haute-Loire, soit une perte de 160 emplois.

 

Fin novembre, on comptait 500 agents de courrier, 230 agents de guichets et 130 agents de France Télécom. Des salariés confrontés à des suppressions d’emplois, des réorganisations, ou des méthodes de management déstabilisantes.

 

« Le désespoir individuel, c’est l’arme sournoise qu’utilise l’entreprise pour détruire l’âme des salariés et les enfermer dans la solitude. Ce désespoir très profond est un défi à plusieurs titres, car le désespoir, c’est le contraire de la lutte syndicale. La re-syndicalisation, qui a toujours été, à la CGT, un objectif prioritaire, apparaît donc plus nécessaire que jamais dans ce congrès, pour mettre des mots sur la souffrance, lui donner un sens collectif et faire renaître l’espoir », explique Pascale Falcon, la nouvelle secrétaire départementale, qui succède à Michèle Chaumet.

 

Selon le syndicat, le 20 mars, le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, n’a apporté aucune réponse concrète aux revendications des salariés : « En quoi le report, à mi-septembre, de l’ouverture du capital aux salariés est-il une réponse aux suppressions d’emplois, à l’augmentation des cadences, aux mobilités forcées et aux heures supplémentaires non payées ? », questionne-t-on au sein du syndicat.

 

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Concernant la plate-forme de tri de Taulhac, alors que la prochaine réorganisation aura lieu le 19 juin, la première a encore du mal à passer, le syndicat pointant le manque de personnel, une précarité importante avec 20 % de CDD, des salariés désorientés et une mécanisation du courrier qui laisse à désirer. « La machine de tri a été rapatriée à Clermont-Ferrand en novembre. Les projets de réorganisation qui se déclinent inexorablement tous les dix-huit mois peuvent-ils apparaître comme autre chose qu’une réponse dictée par la seule urgence médiatique ? »

 

Article de Christophe Teyssier paru dans Le Progrès

Edition du samedi 24 mars 2012

Publié dans : Services publics
Mercredi 1 juin 3 01 /06 /Juin 18:45

 

progresfr.gifFonction publique : l’intersyndicale revendique des hausses de salaires

 

Près de soixante fonctionnaires étaient réunis devant la préfecture, hier, pour dénoncer le traitement qui leur est réservé

 

Fonctionnaire, un privilège ? Plus vraiment à en croire le discours tenu par les manifestants réunis, hier en fin d’après-midi, devant les grilles de la préfecture au Puy-en-Velay. Ils étaient une soixantaine à avoir répondu à l’appel de l’intersyndicale (sept des huit syndicats représentés en Haute-Loire).


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Crédit photo: Rémi Barbe

 

Pour les représentants syndicaux reçus vers 18 heures par un représentant de l’État, il s’agissait de revendiquer une hausse des salaires. « Nous n’avons pas été augmentés depuis la fin 2009 », indiquait un délégué de l’UNSA. « Pour nous, ce rassemblement veut dénoncer la manière dont l’État traite ses fonctionnaires ».

 Pour justifier ce mouvement, une salariée de la fonction publique hospitalière a tenu à apporter un exemple chiffré.

 « Chez nous, un travailleur de nuit gagne 1,07 euro de plus à l’heure que s’il travaillait de jour. Et pour ceux qui travaillent le dimanche, ils ne sont majorés que de 5 euros de l’heure. Il faut tout de même savoir qu’il a été démontré que le travail de nuit avait une influence sur l’espérance de vie ».

 

Plus généralement, les organisations syndicales tenaient à dénoncer un gel des salaires « qui ne permet plus de faire face à la hausse du coût de la vie et à l’inflation permanente des prix. Et ce d’autant qu’il se cumulerait avec la forte augmentation des retenues pour pension dans l’inacceptable loi de réforme des retraites ».

Toujours pour illustrer le motif de leur mobilisation, les fonctionnaires ont tenu à ajouter qu’aujourd’hui, les salaires d’entrée de grille doivent être complétés par des indemnités pour ne pas tomber en dessous du SMIC…

 

Dans le département, les syndicats de la fonction publique soulignent aussi « que de nombreuses luttes pour l’emploi et les salaires ont eu lieu dans le privé avec des avancées significatives », citant pour exemple Interep, la fromagerie de Beauzac ou Souchon d’Auvergne. Ils estiment donc que « le gouvernement doit montrer l’exemple ». Faute de réponses, ils n’hésiteront pas à descendre à nouveau dans la rue.

 

Article de Rémi Barbe paru dans le Progrès

Edition du mercredi 1er juin 2011

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Samedi 28 mai 6 28 /05 /Mai 18:22

 

progresfr.gifFonction publique : l’intersyndicale dans la rue mardi après-midi

 

Hausse des salaires. C’est la principale revendication de l’intersyndicale (sept syndicats, tous réunis à l’exception de FO) de Haute-Loire, qui appelle à un rassemblement des employés de la fonction publique, mardi 31 mai, à 17 h 30, devant les grilles de la préfecture, au Puy-en-Velay.


publiq28.jpgCrédit photo: Rémi Barbe

 

Pour les représentants des syndicats, réunis mercredi soir, « la dernière hausse des salaires date de 2009 et n’est effective que depuis juillet 2010. Il n’y a pas eu d’augmentation en 2001, et 2012 s’annonce dans la même veine. Or, la réforme des retraites, que nous n’acceptons toujours pas, entraîne une baisse des salaires en net. Un fonctionnaire touche donc moins en mai 2011 qu’en juillet 2010. Nous demandons une hausse du point d’indice pour aussi faire face à l’inflation des prix. »

 

Pour les syndicats, il s’agit également de dénoncer le rattrapage des grilles indiciaires de la fonction publique par le SMIC. « Une infirmière qui commençait de travailler en 1980 gagnait 1,8 SMIC. Aujourd’hui, elle ne gagne que 1,3 SMIC… » A cela s’ajoutent des revendications liées à la hausse du recours aux travailleurs précaires et l’apparition de « situations d’extrêmes urgences ». Et de poursuivre : « Une perte de pouvoir d’achat de 10 %, c’est aussi une baisse de la consommation de 10 %. » (...)

 

Article de Rémi Barbe paru dans Le Progrès

Édition du vendredi 27 mai 2011

 


scr_01-May.-24.jpgTract intersyndical
Oui à l'augmentation des salaires dans la fonction publique
(Cliquez sur l'imagette)

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Mardi 19 avril 2 19 /04 /Avr 21:36

 

logo renouveauCGT Énergie : il y a de l'eau dans le gaz

 

Face à la politique de leur direction, les salariés du secteur de l'énergie se mobilisent afin de faire entendre leur opposition à la suppression de leur tarif préférentiel sur le gaz et l'électricité.


cgt_energie_haute-loire.jpgCrédit photo: 43Chrono

Après la journée de mobilisation syndicale unitaire et nationale des agents d'EDF et de GDF Suez (suivie à 80 % selon les organisations) le 7 avril dernier, la mobilisation continue. Par les voix de Bernard Robert, Alain Eyraud et Laurent Putoux, le syndicat CGT Énergie 43 affirme son opposition à la volonté des directions d'EDF et GDF Suez de supprimer les tarifs agents, des avantages sur les factures de gaz et d'électricité qui représentent 1 500 euros par agent et par an. « C'est une goutte d'eau par rapport aux bénéfices de l'entreprise », selon Bernard Robert qui dénonce une politique actionnariale. Pour faire entendre leur mécontentement, les syndicats ont fait parvenir un courrier aux directions ainsi que des pétitions. « Nous voulons simplement conserver les tarifs agents comme ils sont fixés actuellement. C'est une plus-value du travail que nous effectuons. C'est nous qui créons les richesses. […] Chaque métier a ses avantages », argumente Laurent Putoux.

 

Les astreintes également ciblées

Les directions des deux géants de l'énergie entendent également limiter les sorties d'astreintes de 21 heures à 7 heures en cas de dépannage individuel ne présentant aucun risque sur la sécurité. Un moyen de reverser plus de richesses aux actionnaires du point de vue des délégués syndicaux. « On est entré dans un créneau où on ne rend plus service aux usagers. On est une entreprise qui doit faire des bénéfices », s'inquiète Alain Eyraud. Les manques de moyens humains seraient également à l'origine de cette décision prise le 15 janvier dernier.

 

Une production d'énergie 100 % publique

« Aujourd'hui, si vous appelez le centre d'appel pour un problème de fourniture d'énergie, on vous répondra qu'il faut attendre le lendemain, au mieux le matin, sinon plus tard dans la journée », explique Bernard Robert. « On attend ainsi les heures ouvrables pour éviter les coûts supérieurs liés aux heures d'astreinte, alors que la continuité des services devrait être appliquée ». (...)

 

Article de Rémi Mousson paru dans Le Renouveau

Édition en ligne du lundi 18 mars

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Jeudi 7 avril 4 07 /04 /Avr 21:13

 

logo_zoom.gif Grève de l'AFPA à Saint-Germain-Laprade

 

A L'appel des organisations syndicales SUDFPA, CGT et CFDT, le centre de formation professionnelle AFPA de Saint Germain Laprade est en grève jeudi 7 avril 2011.

  afpa_070411.jpg

 

Dans un communiqué, les syndicats déclarent :

"L'AFPA subit aujourd'hui les effets d'une série de mesures prises par le gouvernement : désengagement financier de l'État, mise en concurrence des formations, départ des services d'orientation à l'AFPA, etc.

Les décisions prises par les dirigeants de l'AFPA (non remplacement de la plupart des départs, restructuration , soumission de notre activité à des impératifs de « rentabilité » financière en laissant de coté notre mission historique de retour à l'emploi) prolongent et amplifient les effets catastrophiques de ces mesures.

 

En un an, l'AFPA a perdu 2 000 emplois, l'activité est désorganisée, les pressions sont telles sur le personnel qu'elles génèrent stress et souffrance (recemment denoncées par des rapports d'expert trés alarmant) et, pour les salariés, il devient de plus en plus difficile d'assurer un service de qualité.

 

Aussi l'ensemble du personnel est appelé à se mettre en grève et à rejoindre le personnel des centres AFPA d'Auvergne pour manifester devant la direction régionale à Beaumont (63)".

 

Article paru sur Zoom 43

Edition en ligne du jeudi 7 avril 2011

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Jeudi 31 mars 4 31 /03 /Mars 17:59

 

progresfr.gifLa CGT des cheminots dénonce la suppression de TER en Haute-Loire

 

Depuis le 16 mars, la direction de la SNCF a supprimé des trains au départ du Puy-en-Velay et Brioude, au profit de la gare de Thiers. « Les usagers de cette ligne du Puy-de-Dôme ont réclamé plus de trains et ont été entendus par la direction, explique la CGT Cheminots de la Haute-Loire. Les Altiligériens ne doivent pas payer cet engagement ! » Ainsi, quatorze trains ont été supprimés entre Le Puy-en-Velay et Clermont-Ferrand (dont dix sans moyen de substitution) : « Le 24 mars, dix-neuf trains ont été déprogrammés. Cette situation est inadmissible. »


sncf-ter_houlgatte.jpgCrédit photo: Photothèque Rouge - Franck Houlgatte

 

Et les syndicalistes de surenchérir : « Ce n’est dû ni aux grèves ni à des travaux, mais à un manque de personnels. Il y a une carence de conducteurs et de contrôleurs qui va durer jusqu’en juin. A cette date, la fermeture de ligne Arvant-Aurillac va remettre à disposition les conducteurs de train du dépôt d’Aurillac. Mais après décembre, la situation redeviendra la même. »


D’où la colère de la CGT. « La SNCF n’a pas le droit de supprimer des trains sur la Haute- Loire et de mettre en difficulté les usagers. Les cheminots sont dans l’incapacité de répondre favorablement aux exigences des habitants de la Haute-Loire. Les seuls responsables sont le directeur délégué TER et de directeur de la région Auvergne. »

 

C’est pourquoi la CGT Cheminots demande des recrutements et qu’un moyen de substitution soit trouvé par la direction pour chaque train supprimé.

 

Article paru dans Le Progrès
Edition du 30 mars 2011

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Mardi 29 mars 2 29 /03 /Mars 18:49

 

 logo renouveauLa Poste : personnel en colère

 

Plusieurs agents de La Poste ont cessé le travail, ce mardi, pour protester contre les restructurations dans l'entreprise.

 

Crédit vidéo - 12/13 de France 3 Auvergne 

 

Le mouvement de grève national à La Poste a touché la Haute-Loire, ce mardi 29 mars. La protestation a touché des sites comme le centre de tri de Taulhac (80% des agents en grève, selon les syndicats), Sainte-Sigolène, Yssingeaux ou Monistrol.

 

Une poignée de personnes se sont rassemblés ce matin devant l'agence de La Poste des Carmes, au Puy-en-Velay, en signe de protestation. Un même ras-le-bol: la charge de travail qui augmente, « avec des heures supplémentaires non payées », des conditions qui se détériorent depuis l'ouverture du groupe à la concurrence.

 

Article paru sur Le Renouveau
Edition en ligne du mardi 29 mars 2011

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Vendredi 11 mars 5 11 /03 /Mars 11:57

 

revolution_favicon.png Communiqué du NPA 10/02/11

"Pas de bébé à la consigne dans la rue le 11 mars"

 

bebe-consigne-sardine-milo.jpgLes professionnels de la petite enfance, leurs organisations et les parents sont bien décidés à ne pas céder devant la politique de Sarkozy et de son gouvernement qui veulent liquider l'accueil collectif des jeunes enfants, et, à terme l'école maternelle.

 

Sarkozy a trpouvé des milliards pour les banques, les grandes entreprises et au nom de la « réduction des déficits », il détruit tous les services publics.

 

Ils appliquent en cela les décisions de la commission européenne qui est pour supprimer toute norme d'encadrement pour les établissments d'accueil et remettre en cause les financements publics aux structures publiques.

 

Le NPA soutient les exigences du collectif « Pas de bébé à la consigne », à savoir l'abrogation du décret Morano et de la loi votée sur les maisons d'assistantes maternelles, ainsi que de tous les dispositifs visant à dégrader les taux d'encadrement des jeunes enfants, déqualifier les personnels.

 

Pour un service public d'accueil de la petite enfance, gratuit et financé nationalement, des écoles publiques et gratuites pour former les professionnels en nombre nécessaire, un taux d'encadrement de 4 enfants pour un professionnel, entre autres, le collectif « Pas de bébé à la consigne » organise une nouvelle journée nationale d'action et de manifestation vendredi 11 mars.

 

Le NPA soutient cette journée. La balle est dans le camp de Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale : elle doit répondre positivement aux exigences du collectif et des parents mobilisés.

 


tract-bebeconsigne-11-mars-2011-reg_0.mini.jpg Tract NPA petite enfance

Accueil des jeunes enfants, on ne lâche rien !
Contre la politique de Sarkozy
Pour un service public de la petite enfance

Publié dans : Services publics
Mardi 15 février 2 15 /02 /Fév 16:00

 

HLinfos.jpgEn Haute-Loire, la CPAM toujours en grève

 

Depuis le 3 février dernier, les salariés de la Caisse primaire d'assurance maladie de Haute-Loire ont engagé des débrayages quotidiens. Après une première entrevue avec la direction la semaine dernière, et estimant « qu'aucune avancée n'a été possible », le personnel a décidé de poursuive le mouvement.


cpam-greve-puy.jpgCrédit photo: 43Chrono

 

Ce lundi matin, devant le siège de la CPAM de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, ils étaient une quarantaine à être réunis. Depuis jeudi 3 février, à l'appel des syndicats CGT et CFDT, les salariés ont engagé un mouvement de grève de 59 minutes par jour pour protester « contre les actions de la direction ».

« Nous avons eu une première entrevue avec la direction jeudi dernier », expliquait Sylvain Chabot, délégué CGT à la CPAM. « cela n'a rien donné d'intéressant. C'est pourquoi nous avons décidé de poursuivre notre action ». Dans un communiqué, les syndicats dénoncent « les méthodes de (leur) directeur (Odile Pinero, NDLR)… Avec de plus en plus d'objectifs à atteindre, des contraintes, des statistiques, des quotas, des chiffres, des pressions diverses sur le travail quotidien, nous devons de plus en plus rendre des comptes sur nos choix personnels, notre façon d'agir… Un réel malaise règne au sein de la CPAM ». Ils poursuivent : « Les salariés refusent les baisses de moyens, les dégradations des conditions d'accueil et de travail… qui risquent de nuit à un service public de qualité ».

Évoquant un appel à la direction du travail et à la mise en place d'un médiateur, Jo Chapuis, délégué départemental de la CGT, soulignait : « Nous allons tout mettre en œuvre pour que la situation se débloque ». Et Sylvain Chabot de conclure : « Il y a une détermination réelle des salariés. Chaque jour entre 60 % et 75 % d'entre eux débrayent. Et s'il faut rester, nous resterons ! »

Une deuxième entrevue avec la direction de la CPAM de Haute-Loire est prévue ce lundi après-midi, à 14h.

 

Article paru dans Le Renouveau

Edition du lundi 14 février 2011

Publié dans : Services publics
Lundi 7 février 1 07 /02 /Fév 20:53

 

logo renouveauLes salariés de la Sécurité sociale se mobilisent

 

À l'appel de plusieurs organisations syndicales, une journée de mobilisation est organisée mardi 8 février pour dénoncer « le plan d'austérité auquel sont soumis les salariés de la Sécurité sociale ». Une délégation altiligérienne fera le déplacement jusqu'à Paris pour participer à la manifestation nationale.


956-photoIntro.panoramic.jpgCrédit photo: 43Chrono

« Nous ne pouvons plus assurer notre mission de service public ». Ce lundi matin, Jo Chapuis, délégué CGT en Haute-Loire, expliquait les raisons du mouvement de grève national prévu mardi 8 février dans les différents organismes de la Sécurité sociale (caisse d'assurance maladie, d'allocations familiale, de retraite, services du contrôle médical, de préventions des accidents du travail et des maladies professionnelles, unions de recouvrement des cotisations…). En Haute-Loire, les organisations syndicales (CGT, CFDT et FO Cadres) de la Sécurité sociale se joignent à la mobilisation. Une délégation d'une vingtaine de personnes fera le déplacement jusqu'à Paris afin de participer à une manifestation nationale.

Les syndicats dénoncent « un plan d'austérité sans précédent » : « Nous avons le sentiment que le gouvernement met tout en œuvre pour remettre en cause notre mission de service public », soutenait Jo Chapuis. Au niveau national, les organisations syndicales annoncent : « Entre 2003 et 2009, la Sécurité sociale a perdu 9661 emplois » et, les salariés, qui doivent faire face à « un blocage de leur salaire » ont perdu « 12 % de leur pouvoir d'achat en 10 ans ».

Selon la CGT43 : « au Puy-en-Velay, nous estimons que les effectifs de nos organismes (CPAM,CAF ET URSAFF, NDLR) ne sont plus suffisants pour assurer cette mission, nous condamnons fermement les attaques qui dégradent jour après jours nos conditions de travail ». Et de poursuivre : « À la CPAM, les salariés n'ont aujourd'hui plus la liberté de choisir leur temps de travail. À la CAF, les accueils doivent fermer pour résorber le solde, les heures supplémentaires sont récurrentes… ». L'organisation met également en garde contre la régionalisation prochaine des URSSAF, pour laquelle l'Auvergne devrait être pilote, et qu'elle décrit comme « dévastatrice ».

Pour le délégué de la CGT, la grève « n'est pas faite pour déranger les assurés sociaux. Mais si demain nous ne pouvons poursuivre nos missions de proximité et de service public cela leur posera aussi un problème. Il faut qu'ils nous soutiennent ».

 

Article paru dans le Renouveau

Edition en ligne du lundi 7 janvier 2011

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