Quantcast

Logement

Mercredi 28 mars 3 28 /03 /Mars 09:31

 

progresfr.gifLes professionnels de l’urgence sociale font entendre leurs revendications

 

« L’État ne peut pas créer des droits et ensuite s’asseoir dessus. »

 

Hier à midi, devant la préfecture de Haute-Loire, une dizaine de professionnels de l’urgence sociale, sur les quarante que compte le département, ont affiché symboliquement des revendications nationales.

 

un-toit-un-droit-2703-taffoirin.jpg Crédit photo : James Taffoirin

 

À quelques jours de la fin de la trêve hivernale, un mot d’ordre national avait été lancé pour dénoncer la fermeture des structures d’accueil et la remise à la rue des personnes hébergées.

 

« En Haute-Loire, c’est vrai qu’on finit toujours par trouver une solution », explique Thomas Nicolle, porte-parole régional de la Coordination nationale des professionnels de l’urgence sociale (CNAPUS). Il estime pourtant que la solution n’est pas pour autant idyllique. Notamment en ce qui concerne la sortie de l’urgence sociale et l’accompagnement global des sans domicile fixe. Il prend pour exemple le fait que, même dans le département, des familles avec enfants déboutées du droit d’asile sont hébergées dans des hôtels. « À raison de 40 à 70 euros la nuit, c’est une ineptie financière, en même temps qu’une mauvaise solution pour tout le monde. »

 

Actuellement, on compte une petite quarantaine de places d’hébergement d’urgence en Haute-Loire, plus neuf places dites « de stabilisation ». Mais selon les professionnels de l’urgence sociale, il ne s’agit jamais de solutions pérennes. Car hormis pour les places de stabilisation, les personnes sont remises à la rue tous les matins.

 

Concrètement, les grévistes d’hier demandent la non remise à la rue des personnes hébergées dans le cadre du plan froid, l’application immédiate de l’objectif 100 % des demandes d’hébergement satisfaites et un engagement concret en matière de création de logements adaptés.

 

Article de James Taffoirin paru dans Le Progrès

Edition du mercredi 28 mars 2012

Publié dans : Logement
Vendredi 2 septembre 5 02 /09 /Sep 09:47

 

 SAMEDI 3 SEPTEMBRE A 10H30 DEVANT LA PREFECTURE

-------------------------------------------------

 

logo-zoomdiciLes professionnels de l’urgence sociale se mobilisent demain au Puy

 

Depuis le début de l’été, des  salariés de l’urgence sociale, révoltés par l’impossibilité d’assurer leur mission, se sont mis en grève à deux reprises. "Malgré la répression policière, le cynisme et le double langage du gouvernement, la détermination des laissés-pour-compte du droit au logement reste entière, l’indignation des salariés de l’urgence sociale, de ceux et celles solidaires et des associations et organisations engagées reste intacte", précisent les associations signataires.

hebergement_urgence.JPG Plus de 100 000 personnes à la rue
Dans un communiqué, elles assènent: "en pleine période estivale le gouvernement a réduit de 30%  le budget dédié à l’hébergement d’urgence. Réduction qui conduit des milliers de personnes supplémentaires dont de nombreuses familles à la rue. Dans le même temps, l’état réduit de 10 à 25 % les budgets des CHRS. Déjà aujourd’hui, près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel dont plus de 100 000 personnes à la rue. Or,  la rue, c’est le bannissement social et une condamnation à une mort lente, comme le démontre de multiples rapports, en moyenne à l’âge de 45 ans.
Le gouvernement contrairement à ses obligations, refuse d’appliquer les lois sur l’obligation d’accueil inconditionnel de toute personne sans abri et sur le relogement de toute famille reconnue prioritaire en vertu de la loi DALO. La promesse présidentielle du chef de l’État de ne plus laisser une seule personne à la rue est restée lettre morte. Pire, l’État ignore délibérément  les lois protégeant les plus vulnérables, piétine et démantèle le travail social et ses missions d’intérêt général"


Les revendications
Aussi, les organisations solidaires et signataires appellent "tous les mal-logés et sans abri laissés pour compte,  les simples citoyens exaspérés par la duplicité des discours gouvernementaux", à se mobiliser pour exiger :  
- La mise en œuvre du droit à un accueil inconditionnel de toute personne sans abri, le déblocage des moyens budgétaires suffisant pour atteindre cet objectif
- Le respect de la loi DALO avec le relogement dans les délais de tout les  mal-logés et les sans logis reconnus prioritaires,
- L’application de la loi SRU (et son obligation de création de 20% de logements sociaux dans chaque commune),
- La mobilisation/réquisition de plusieurs milliers de logements et locaux vacants appartenant à de grands propriétaires publics et privés,
- un moratoire sur les expulsions locatives.

En Haute-Loire aussi, on sature !
Les places en hébergement d’urgence sont insuffisantes et le 115 de la Haute Loire est déjà à certains moments contraint d’orienter les personnes sans- abri sur les départements limitrophes. "Nous subissons aussi de plus en plus fortement et par répercussion la saturation extrême des dispositifs d’hébergement d’urgence de Clermont Ferrand et de Saint Etienne, à l’image de la situation nationale. Nous devons recourir de plus en plus souvent à des nuitées d’hôtel notamment pour les familles. Le refus désormais systématique de la préfecture de Haute-Loire d’examiner les demandes formées par des familles étrangères pour une régularisation à titre humanitaire, de leur délivrer des autorisations de travail alors même que des employeurs, en besoin de main d’œuvre, signent des promesses d’embauche, contraint ces familles à faire appel au 115. Faute de moyens, nous sommes contraints de faire vivre à ces familles un calvaire quotidien, passant de camping en hôtel".

C’est pourquoi la coordination départementale 43 des professionnels de l’urgence sociale appelle l’ensemble des professionnels du secteur, les partenaires qui accompagnent ces publics en difficulté, ainsi que l’ensemble des citoyens, usagers révoltés par le sort réservé aux plus démunis à se mobiliser et à se rassembler le Samedi 3 Septembre 2011 à 10h30 devant la Préfecture de Haute-Loire au Puy-en-Velay.

Les 1er Signataires des organisations nationales : Le D.A.L, le Collectif Des Sans Logis, la Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale, le mouvement solidaire des salariés du SamuSocial de Paris, Bagagérue,  SUD santé-sociaux, Solidaires, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, FSU, SNUclias – FSU, RESF /
Les 1er Signataires des organisations départementales : CGT action sociale, SUD santé sociaux, COORDINATION départementale 43 des professionnels de l’urgence sociale, RESF43 et Collectif de soutien aux demandeurs d'asile et sans papiers43,


Article paru sur Zoom43

Édition en ligne du 1er septembre 2011

Publié dans : Logement
Vendredi 11 mars 5 11 /03 /Mars 20:41


revolution_favicon.png Communiqué du NPA 10/03/11

Pour le droit au logement pour toutes et tous

 

12227_thumb.gif Le 15 mars, ce sera la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions locatives, de squatteurs qui n'ont pas trouvé d'autres solutions pour ne pas vivre à la rue.

 

La crise du logement est un fléau qui touche un habitant sur six, soit 10 millions de personnes et près d'1 million d'entre eux sont sans logement.

 

La réponse du gouvernement à cette situation dramatique c'est le vote d'une loi, la loi Dalo, qui est totalement inefficace, à tel point que le ministère du logement a été condamné en justice, en 2010, à payer des amendes pour non-application de la loi à des familles reconnues prioritaires au titre de cette loi.

 

Le secrétaire d'état au logement, B. Apparu se refuse, quant à lui, à pendre des mesures pour stopper, ne serait-ce que la hausse effrénée des loyers.

 

Mais c'est aussi la répression, comme l'a montré la récente expulsion des membres de Jeudi noir qui occupait un immeuble inoccupé appartenant à Axa.

 

C'est également des décalarations inquiétantes de bailleurs, relayées par B. Apparu, visant à la marchandisation du logement social.

 

Plus que jamais, l'heure est à la mobilisation unitaire la plus large possible pour le respect du droit à un logement durable et de bonne qualité pour toutes et tous. Cela passe par l'application de la loi de réquisition des logements vides, de la loi SRU faisant obligation d'avoir 20% de logements sociaux dans chaque commune, la construction de logements vraiments sociaux avec un plafonnement des loyers à 20% des revenus de chacun.

Publié dans : Logement
Dimanche 14 décembre 7 14 /12 /Déc 16:03

La ministre du Logement, Christine Boutin, s’est encore illustrée par ses déclarations visant à obliger les sans-domicile fixe à aller dans les centres d’hébergement. Comme d’habitude, au moment des grands froids, on assiste à une gestion politique de l’émotion. La rue tue tous les jours et tous les mois de l’année, car être SDF c’est encaisser tous les jours, au niveau physique et moral, les conséquences d’une vie dehors et, entre autres conséquences, le fait de ne pas être soigné.

Quand on sait que les lieux d’accueil pour beaucoup de SDF sont pires que la rue ; quand on sait qu’avant la trêve hivernale, les expulsions locatives étaient quasi quotidiennes ; quand on sait que la future loi Boutin, débattue au Parlement le 15 décembre, casse le logement social ; quand on sait que le Livret A, censé financer la construction de logements sociaux, est livré aux appétits des banques privées ; quand on sait que Madame Boutin se réjouit de la scandaleuse condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende pour « encombrement de la voie publique » lorsque les familles mal logées campaient rue de la Banque ; quand on sait que rien n’a été fait pour les sans-abri ; quand on sait que la spéculation immobilière jette tous les jours des personnes dehors : les propos de Christine Boutin constituent une véritable provocation.

Le Premier ministre et Sarkozy lui-même ont essayé d’amoindrir ces propos. Le président de la République, qui déclarait il y a deux ans que « plus personne ne sera obligé de dormir dehors d’ici deux ans », affirme aujourd’hui « qu’il faut mettre les personnes sans domicile fixe en situation de décider ». Mais d’ajouter : « La question est de savoir si cette personne est lucide pour décider de sa vie ou de sa mort. » Édifiant… Mais ce n’est pas étonnant, de la part d’un chef d’État qui mène une politique d’exclusion et de précarisation en renflouant les banques, en cassant le service public, en criminalisant ceux qui contestent l’ordre établi. Alors, cela suffit de verser des larmes de crocodile sur les morts de la rue.


 Anne Leclerc (Source : Rouge-Hebdo)


Pétition de soutien à signer sur le site www.daldax.org réclamant l’arrêt des poursuites contre le DAL, l’interdiction de toute poursuite pour ce motif, la réquisition des logements vides et la construction massive de logements sociaux. 

Publié dans : Logement

Notre blog change d'adresse !

ATTENTION : ce site n'est plus alimenté.
Nous le maintenons cependant en ligne pour que nos archives restent consultables.
Pour continuer à nous lire, merci de vous rendre sur :
http://gauche-anticapitaliste-43.over-blog.com/

Sélection vidéos

Mobilisations et manifestations locales
La Haute-Loire en luttes

La dette, c'est chouette !
AttacTV

Debtocracy sous-titré en français
Le documentaire qui a popularisé la campagne nationale demandant une commission d’audit de la dette publique en Grèce

  Ecole en danger
  Collectif Parents et Enseignants en Colère
 
Manifestation contre Sarkozy au Puy
Sous les coups et lacrymo des CRS
 
   
  Christine Chevalier
sur l'écologie et l'agriculture   

Daniel Bensaïd
sur la crise du système capitaliste 

Sur le site national du NPA

Analyses et mobilisations 

Un peu de bonne musique ...

ZEP Zone d'expression populaire
Bezzef

 

 

LA CANAILLE
L'usine 


 

MAP
La Chasse est ouverte

 

 

HK et les Saltimbanks
On lâche rien

 

Noir sur Blanc

Ouvriers de France

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés