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Ecologie

Samedi 28 avril 6 28 /04 /Avr 20:56

 

logo-zoomdiciSortir du Nucléaire, hommage aux liquidateurs

 

 

Il y a 26 ans, la catastrophe de Tchernobyl se produisait. C’est au cours de la vérification d’un système de sécurité que plusieurs erreurs étaient commises qui entraînaient la fusion du cœur du réacteur n°4. La pression exercée par la vapeur faisait sauter le couvercle et un nuage radioactif s’échappait.


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Crédit photo : Zoomdici

 

Un hommage aux liquidateurs

Outre le traditionnel « tractage » de sensibilisation, les militants de Sortir du Nucléaire 43 (SDN 43), ont rendu hommage aux liquidateurs envoyés au pied du réacteur sinistré pour éteindre le granit en feu dans le réacteur et bâtir un sarcophage de béton.

Pour eux, « Ces hommes se sont sacrifiés et ont sauvé l’Europe ». Ce sont 800 000 hommes qui sont morts pour protéger tant bien que mal l’Europe de plus de retombées radioactives.

Les militants de SDN 43 ont mené une action symbolique rue Saint Gilles au Puy. Autour de 10h30, ils se sont allongés par terre masqués. Ils expliquent « On sera « morts » quelques minutes pour se souvenir de ces hommes ».

 

« La seule prévention possible d’une catastrophe nucléaire est la sortie du nucléaire au plus vite »

Ils étaient aussi présents pour sensibiliser les citoyens à leur combat. Ils estiment que « au niveau mondial, le nucléaire est une énergie marginale, puisqu’il ne représente que 2.4% de la consommation d’énergie ». Ils souhaitent la sortie du nucléaire au plus vite.

Les arguments qu’ils exposent comptent plusieurs points, « le nucléaire est dangereux pour la santé, les rejets de radioactivité dans l’air et dans l’eau étant constants, il provoque inévitablement des catastrophes majeures, produit des déchets radioactifs qui s’entassent, permet la prolifération des armes atomiques, est un gouffre financier, empêche de lutter efficacement contre le changement climatique, n’est pas compatible avec la démocratie et ne permet pas d’assurer notre indépendance énergétique».

Ils estiment que la majorité de la population est favorable à la sortie du nucléaire, mais que les partis dominants refusent de l’admettre. Ils se mobilisent donc pour se faire entendre.

 

Article de E.A paru sur Zoomdici
Edition en ligne du samedi 28 avril 2012

Publié dans : Ecologie
Mardi 10 avril 2 10 /04 /Avr 20:56

 

logo_Montagne.gifAreva mise en examen pour pollution

 

Mise en examen pour " abandon ou dépôt illégal de déchets contenant des substances radioactives " et " pollution de l'eau ", la société Areva sera-t-elle un jour renvoyé devant le tribunal correctionnel dans l'affaire de la contamination radioactive du village cantalien ?


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Crédit photo : La Montagne


L'uranium continue de plomber Saint-Pierre-du-Cantal. Vingt-quatre ans après le démantèlement de son usine d'extraction et plus de trente ans après la fermeture de sa mine à ciel ouvert, la société Areva vient d'être mise en examen pour " pollution de l'eau ". Dans un arrêt du 7 février 2012, la chambre d'instruction de la cour d'appel de Riom a jugé que le champion du nucléaire français avait " pollué les eaux du lac artificiel de Saint-Pierre-du-Cantal en laissant s'écouler dans les eaux superficielles et souterraines des substances quelconques dont l'action ou les réactions ont entraîné des limitations d'usage de la zone de baignade ".

 

En décembre 2010, Areva avait été mise une première fois en examen pour " abandon ou dépôt illégal de déchets contenant des substances radioactives ". Selon les associations " Pour notre qualité de vie " et " Nos enfants et leur sécurité ", parties civiles, Areva a, en ne respectant pas son obligation de sécurité, exposé les habitants à un risque de cancer. Cette nouvelle étape constitue pour elles une satisfaction, même si certains membres déplorent que le délit de " mise en danger d'autrui " demandé par le parquet n'ait pas été retenu.

 

Le sous-sol de l'ancien site minier renfermerait plus de 500.000 tonnes de déchets radioactifs, enfouis par les différentes sociétés exploitantes. En 2007, la commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) a révélé que les niveaux de radium 226 étaient, sur le domaine public, 100 à 700 fois supérieurs au niveau naturel de sols de la région. La baignade est interdite sur le plan d'eau par arrêté préfectoral depuis sept ans.

 

Cette mise en examen n'inquiète pas Areva. Bruno Schira, directeur du site Areva de Bessines (Limousin), s'est dit, hier, " serein " tout en " regrettant cette judiciarisation du dossier où la concertation existe depuis le début et où nous avons fait des travaux (jugés insuffisants par la Criirad). Mais mise en examen ne veut pas dire coupable d'autant que, comme l'a dit l'autorité de sûreté nucléaire, il n'y a pas de risque sanitaire : le radon est partout présent où il y a du granit. "

 

Article de Nicolas Faucon paru dans La Montagne

Edition du samedi 7 avril 2012

Publié dans : Ecologie
Mardi 3 avril 2 03 /04 /Avr 12:45

 

Logo-43chronoHaute-Loire : le "bio" exclu des restaurations collectives

 

En début d'année, le “Collectif 43 sans OGM” a envoyé aux 260 mairies de Haute-Loire un questionnaire, afin de faire le bilan des mesures prises dans le cadre des accords du Grenelle de l'environnement. Seules 31 communes auraient répondu …

 

ogm-43-bio-exclu-cantines-43chrono.JPGCrédit photo : 43 Chrono

 

Créé en 2006, le Collectif 43 sans OGM a envoyé, pour la quatrième année consécutive, un questionnaire aux 260 communes de Haute-Loire, afin de dresser le bilan des mesures prises dans le cadre des accords du Grenelle de l'environnement. Ils demandent d'intégrer 20 % de produits d'origine biologique dans la restauration collective en 2012. « Nous n'avons reçu que 31 réponses, soit 11 % des collectivités du territoire. Mais c'est mieux que l'année dernière », indique Gilles Rousset, porte-parole du collectif, qui regrette « que les grandes villes (Le Puy-en-Velay, Yssingeaux, Brioude, Le Chambon-sur-Lignon) n'aient pas jugé utile de répondre. Visiblement, le problème des OGM n'est pas leur préoccupation ».

 

10 % des communes concernées ?

Parmi ces 31 collectivités, 10 % révèlent une attention plus forte sur le sujet, 16 % peuvent être considérés comme portant une attention au sujet avec l'introduction de produits biologiques, « par contre, 74 % se désintéressent de la question », regrette Gilles Rousset. « Nous savons que certaines communes, qui n'ont pas répondu, mettent des choses en place, mais cela reste marginal. Globalement, la Haute-Loire n'est pas à la hauteur de ses possibilités, nous sommes bien loin des objectifs fixés par le Grenelle ».

 

Une restauration de mauvaise qualité ?

Pour le collectif, les élus ne se préoccupent pas assez de la question : « Ils se cachent derrière un coût économique, qui est de l'ordre de 0,50 à 1 euro de plus par repas, selon les aliments utilisés. En aucun cas, nous ne soupçonnons la restauration collective de ne pas respecter la qualité nutritionnelle, gustative et les règles sanitaires », assure Gilles Rousset.

Les magasins bio, les rayons "verts" au sein des grandes surfaces, sont de plus en plus nombreux, soulignant ainsi un engouement pour la nourriture issue de l'agriculture biologique, « mais cela reste dans le cadre individuel. Il n'y a rien du côté de la restauration collective, bien que 80 % des Français refusent les OGM », déplore le porte-parole du Collectif 43 sans OGM.

 

Article de Manuel Cladière paru dans Le Renouveau

Edition en ligne du mardi 3 avril 2012

Publié dans : Ecologie
Lundi 2 avril 1 02 /04 /Avr 10:41


mercredi 4 avril à 20 h 30 à Clermont

GRANDE REUNION D'INFORMATION
ET DE PROTESTATION

à la Maison des sports, place des Bughes


logo_Montagne.gifNouvelle manifestation hier aux portes du chantier

 

L'incinérateur échauffe encore les esprits. Environ 300 manifestants ont redit, hier, leur opposition à l'incinérateur en construction à Beaulieu. Une bonne douzaine de camions de forces de l'ordre, au cas où (...) Lire la suite

 

Alain Laffont, porte-parole du collectif des médecins

 

tract-air-pur.jpgAgir contre l’incinérateur, c’est légitime !
L’incinérateur est hors la loi !
Exigeons l’arrêt des travaux !

(Cliquez sur l'imagette pour lire le tract du collectif Air Pur)

 


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Mardi 21 février 2 21 /02 /Fév 19:50

 

progresfr.gif« Les grandes industries veulent nous dicter ce que l’on doit manger »

 

Partout en France, la mobilisation fait rage contre les OGM. Mais ils pourraient réapparaître rapidement dans les champs. Le point avec Gilles Rousset, animateur du collectif 43 sans OGM.

 

C’est la 4 e année que vous adressez des courriers à tous les élus du département pour leur demander de prendre certaines résolutions. Avez-vous eu des réponses ?

 

La première année, on leur demandait de prendre un arrêté municipal pour interdire les OGM sur leur commune. Il y a eu quelques réponses. Certains se sont même engagés, mais le préfet les a vite remis à leur place, car les maires ne sont pas autorisés à prendre ce type d’arrêté. Quatre ou cinq communes ont pris des délibérations. Les années suivantes, c’était de l’ordre de sept ou huit réponses. Cette année, avec notre demande de respecter le Grenelle de l’environnement avec 20 % de bio dans les cantines scolaires, on s’oriente vers plus d’une vingtaine de réponses.

 

gilles-rousset-sans-ogm-43-christophe-teyssier.jpgCrédit photo : Christophe Teyssier

 

Va-t-on cultiver prochainement du maïs transgénique en France ?

 

La Cour de Justice européenne a fait casser la clause de sauvegarde que l’État français avait déposée contre le Monsanto 810. En même temps, elle déclare que le miel contenant des OGM est impropre à la consommation. Autrement dit, elle reconnaît que la coexistence entre cultures OGM et non OGM est impossible. En janvier, il y a eu plusieurs actions d’apiculteurs et de faucheurs. Le gouvernement va instaurer une nouvelle clause de sauvegarde, mais d’après les informations qu’on a, elle ne devrait pas tenir très longtemps, car elle ne parle pas du problème des abeilles. La grande crainte, c’est qu’actuellement, les grandes firmes s’orientent vers la mutagénèse, qui est exclue des OGM, mais cela revient à la même chose.

 

Quels sont les outils de la lutte des Sans OGM ?

 

Ils restent les mêmes. Il y a eu des fauchages durant l’été, revendiqués et non revendiqués, des actions devant et dans les entrepôts de Monsanto. L’objectif est de faire connaître ce que nous préparent ces grandes industries qui veulent nous dicter ce que l’on doit manger.

 

Est-ce que vous sentez une prise de conscience de la part des consommateurs, des parents d’élèves ?

 

On a tenté des choses avec les parents d’élèves, on ne peut pas dire qu’on a eu beaucoup de résultats. Ce qui est certain, c’est qu’on ne rencontre aucune animosité sur ce sujet. Nous avons tout de même donné au député une pétition avec environ 5 000 signatures pour Le Puy-en-Velay. Les gens ne veulent pas d’OGM. Mais sont-ils prêts à descendre dans la rue pour le dire ? C’est autre chose. Il faut dire aussi que techniquement, ce n’est pas simple à comprendre pour le grand public.

 

Est-ce qu’on mange des OGM sans le savoir ?

 

Oui, ne serait-ce que dans les huiles, le chocolat, certaines préparations. Mais surtout, il y a les animaux qui en mangent avec les tourteaux de soja importés d’Amérique du Sud.

 

Manger bio, c’est une façon de dire non aux OGM ?

 

C’est une orientation que nous défendons. Comme on disait à une certaine époque, « 20 % de bio et 80 % sans OGM ». Cela nous satisfait toujours, mais on ne se contentera pas de 20 % de bio. C’est un excellent levier à actionner, car c’est aussi la manière développer un type d’agriculture qui préserve la santé.

 

Propos recueillis par Christophe Teyssier
Le Progrès, édition du mardi 21 février 2012

Publié dans : Ecologie
Dimanche 12 février 7 12 /02 /Fév 10:41

 

Logo-43chrono.jpgÀ Brioude et au Puy, un maillon à la "chaine" anti-nucléaire

 

Le réseau "Sortir du nucléaire" s'est illustré ce samedi 11 février, sur les marchés de Brioude et du Puy-en-Velay. Dans un mois, jour pour jour, la planète fêtera le triste premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima… Les militants anti-nucléaire appellent les Altiligériens à participer à la grande chaîne humaine qui se tiendra ce jour-là dans la vallée du Rhône.


reseau-sortir-nucleaire-le-puy-chaine-humaine.jpgCrédit photo : Zoomdici


Misant sur l'affluence dans les centre-villes de Brioude et du Puy-en-Velay en ce jour de marché (c'était sans compter sur le froid glacial !), les militants de Sortir du nucléaire (SDN) avaient programmé des actions dans les deux villes ce samedi matin. Du côté du Puy-en-Velay, une bonne quinzaine de militants du groupe SDN en Velay avait installé un stand sur la place du Plot.

 

« La seule prévention possible est la sortie du nucléaire »

Rejoignant en cela les Brivadois, les Vellaves tenaient à sensibiliser les passants quant à la “chaîne humaine” qui se déroulera de Lyon à Avignon (soit 235 kilomètres), le dimanche 11 mars 2012. Un an, jour pour jour, après le début de la catastrophe de Fukushima.… Parce que « rien ne permet de penser que le réseau nucléaire français est supérieur au japonais », le SDN du Velay, emmené par Cécile Zielinsky et Anne-Marie Dupuis (celui du Brivadois étant emmené par André Larivière et Pierre Pommarel), a martelé aux passants, tracts à l'appui, ce samedi, que « la seule prévention possible d'une catastrophe nucléaire est la sortie du nucléaire ».

 

Profiter des présidentielles …

À l'aube des élections présidentielles, le réseau “Sortir du nucléaire” remet aux candidats ses revendications et profite de l'occasion pour sensibiliser, aux quatre coins de l'Hexagone, les Français à leur cause. Rappelant que « c'est en descendant dans la rue et en se mobilisant par dizaines de milliers que les Allemands ont obtenu une décision de sortie du nucléaire d'ici 2022, alors même que la chancelière est favorable à l'atome », les groupes SDN de Haute-Loire appellent à se joindre à la "chaîne humaine" lancée par le réseau national, avec des habitants de la vallée du Rhône, « région la plus nucléarisée d'Europe » qui, ne manquent-ils pas de rappeler, est « très près de chez nous ».

 

reseau-sortir-du-nucleaire-le-puy---controle-identite-polic.JPGCrédit : Le Renouveau  "Pour avoir dressé un stand improvisé en ce jour de marché, la police municipale ponote est venue contrôler l'identité des membres du réseau SDN vellave"

 

Pratique :
La chaîne humaine reliera Avignon à Lyon, le dimanche 11 mars 2012, à partir de 13h30. La Haute-Loire est affectée à un maillon de la chaîne au nord de Valence. Itinéraires et horaires : Brioude (gare) à 9h45, Saint-Georges-d'Aurac (place de l'Église) à 10h05, Le Puy (parking de la piscine d'Aiguilhe) à 10h45, Yssingeaux (parking du Super U) à 11h15, Montfaucon (carrefour) à 11h35. Arrivée à Valence (Bourg-les-Valence Nord) prévue vers 13h15. Le retour est prévu à 17h30 au départ de Valence. Prix du transport par personne : 15 € (10 € pour étudiants, chômeurs, familles à partir de deux). (...)


Article paru sur Le Renouveau

Adition en ligne du dimanche 12 février 2012


Plus d'infos auprès de : sortirdunucleaireenvelay@gmail.com et sortirdunucleaire.brivadois@free.fr
Site : http://chainehumaine.org/

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Dimanche 22 janvier 7 22 /01 /Jan 10:22

 

logo-zoomdici Pollution de la Loire : le groupe Total condamné

 

Mardi 17 Janvier, le groupe pétrolier Total a été jugé coupable de pollution de l'estuaire de la Loire. Il a été condamné à verser une amende de 300 000 euros.

 

total-pollution-loire.jpeg Rappel des faits

En mars 2008, un incident est survenu à la raffinerie de Donges, dans l’estuaire de la Loire.

500 Tonnes de fuel lourd se sont alors échappées d’une canalisation rouillée de la raffinerie Total. Le fuel ainsi déversé s’est répandu dans le milieu très fragile de l’estuaire de la Loire et ce jusqu’à l’océan Atlantique. 4 Mois avaient été nécessaires pour nettoyer les 90 kilomètres de berges et de côtes souillées.

 

La raffinerie Total jugée

En Octobre dernier, une amende de 300 000 euros avaient été requise par le Parquet contre la raffinerie Total, jugée entre autres pour négligence en matière de prévention des risques.

Mardi 17 Janvier, le tribunal correctionnel de Saint Nazaire a jugé coupable l’entreprise Total pour pollution de l’estuaire de la Loire et l’a condamné à verser 300 000 euros d’amende.

 

L’association SOS Loire Vivante-ERN France, qui s’était portée partie civile avec des collectivités et d’autres associations dont LPO et FNE, a ainsi obtenu 20 000 euros au titre du préjudice moral. En revanche, toutes les parties ont été déboutées du préjudice écologique. Selon SOS Loire Vivante, « être déboutés du préjudice écologique marque un recul par rapport au jugement de l’Erika ».

Les parties civiles disposent d’un délai de 10 jours pour faire appel.

Publié dans : Ecologie
Lundi 16 janvier 1 16 /01 /Jan 21:01

 

News-Auvergne-Logo.gif Michelin en Inde : l'usine de la discorde

 

" Il faut sauver les Intouchables ! ", c'est le message qu'est venue porter Madhumita Dutta, militante indienne, aux dirigeants de Michelin, hier à Clermont-Ferrand. Soutenue par la CGT, elle réclame l'arrêt de la construction de la toute dernière usine du groupe en Inde, sur la commune de Thervoy Kandigai, un bourg du Tamil Nadu, état du sud du pays.

Selon le syndicat, ce village compte environ 1.500 familles d'Intouchables qui vivent depuis toujours des pâturages et forêts avoisinantes. "Tel est leur territoire que Michelin s’apprête à détruire irrémédiablement avec cette usine. Non seulement la forêt, espace indispensable à la survie de cette population sans terre, est confisquée mais elle a déjà commencé à être détruite, risquant par la même de tarir les lacs approvisionnant les villages locaux en eau ", explique Madhumita Dutta.

 

 

La CGT assure également que " les villageois se battent seuls depuis deux ans, multiplient les actions, grèves de la faim. En retour, ils subissent les coups et la répression ". Une pétition pour empêcher l'implantation de cette usine a déjà recueilli plus de 35.000 signatures. Une délégation conduite par la porte-parole des Intouchables a été reçue, hier matin, au siège de la manufacture, par la direction qui réagit vivement.

 

" Toutes les allégations sont fausses voire même choquantes ", assure le service communication du groupe. Michelin, qui n'est que locataire du terrain, conteste tout en bloc et préfère mettre en avant un investissement d'un milliard d'euros insistant sur le travail déjà effectué sur place. "Les équipes Michelin ont rencontré les représentants des villages. Nous avons déjà dépensé plus d'un million d'euros à l'amélioration des conditions de vie des villageois, réparé et remis l'électricité, installé une unité de biogaz, construit une clinique de l'œil pour soigner les gens, ainsi qu'une école... ", poursuit une porte-parole du groupe. Cette usine devrait à terme créer 1.500 emplois. " Nous savons déjà que les Intouchables, la caste la plus défavorisée en Inde, ne seront pas concernés par ces postes d'ingénieurs et de techniciens", poursuit Annie Thébaud-Mony, de l'association Henri Pézerat qui lutte contre les risques industriels et soutient ce combat. Ils n'ont rien demandé à personne !".

La construction de l'usine de Thervoy Kandigai, la seule du manufacturier en Inde, est déjà bien entamée. Destinée au marché indien des poids lourds et des bus, elle devrait commencer à produire ses premiers pneus à la fin 2012.

 

Article paru sur NewsAuvergne.com
Edition en ligne du lundi 16 janvier 2012


 

petition-Michelin-Intouchables.gifPétition "Michelin ne doit pas construire cette usine en Inde!"

Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie. Non seulement cette dernière ruine l’emploi chez nous, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. (...) Lire la suite

 

Publié dans : Ecologie
Vendredi 13 janvier 5 13 /01 /Jan 21:00

 

progresfr.gifDu bio dans les cantines de Haute-Loire? Réponse en mars

 

Cela devient une habitude, pour la quatrième année, le Collectif 43 sans OGM s’adresse aux maires à travers une lettre et un questionnaire. Cette fois, c’est pour faire le bilan des mesures prises en Haute-Loire, le collectif veut vérifier ce qu’il est advenu de la décision des accords de Grenelle de l’environnement et de sa demande de bannir les OGM de l’alimentation de la population, à commencer par celle des enfants dans les cantines, en application avec le principe de précaution.

  collectif-43-sans-ogm-bio-cantine.jpg

Crédit photo : Christophe Teyssier


Pour mémoire, en 2008 deux circulaires affichaient des objectifs de 20% de produits bio d’ici 2012 en restauration collective d’Etat. Selon une étude de l’agence bio CSA cabinet Gressard de 2010, 40% des restaurations collectives ont déclarés proposer des produits bio dans leurs menus. 43% proposaient un repas bio 100%, 16% des plats complets et 41% un ou plusieurs produits bio.

 

Qu’en est-il en Haute-Loire ?

C’est ce que le collectif veut savoir. « Les derniers sondages indiquent que plus de 80% des Français sont hostiles aux OGM dans l’alimentation. Dans le souci de soutenir des filières locales bio et/ou sans OGM, de nombreuses collectivités en France ont déjà décidé d’exclure les OGM de leur restauration collective », expliquent les sans OGM en précisant que le département de la Haute-Loire se prête au développement d’une agriculture biologique. « Il est temps que les élus municipaux et ceux du conseil général prennent les bonnes dispositions. Nous voulons du concret pas de beaux discours. Rendez-vous en mars pour connaître les réponses des élus aux questionnaires.

 

Article de Christophe Teyssier paru dans Le Progès

Édition en ligne du vendredi 13 janvier 2012

Publié dans : Ecologie
Samedi 3 décembre 6 03 /12 /Déc 21:43

 

Paris, 1er décembre 2011

 

17 organisations apicoles, agricoles et environnementales appellent les citoyens à signer une pétition en ligne pour protéger l’apiculture européenne contre les OGM.

 

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En septembre dernier, la Cour de justice de l’Union européenne décidait que du miel contenant du pollen de maïs OGM MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen dans le miel. Par cette décision, ce sont toutes les productions apicoles situées dans un rayon de 10km d’un champ d’OGM qui sont menacées : le miel, le pollen, ou tout complément alimentaire contenant du pollen.

 

ApiAutravail_PtF.jpgDepuis, les tractations vont bon train. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette décision dans le cas du miel sont à l'étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs. Le 12 décembre prochain, la Commission devrait présenter aux Etats membres les pistes qu’elle retient.

 

La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l'abeille au profit des intérêts des multinationales. La coexistence des cultures OGM et de l'apiculture est impossible. L'abeille est un élément indispensable de l'environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, l’apiculture pourrait tout bonnement disparaître des campagnes européennes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM !

 

abeille_Ducloz_Alexis_ptF.jpgFace à ce risque inadmissible, les organisations apicoles, agricoles et environnementales appellent les citoyens à demander instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et aux décideurs européens et nationaux de protéger l'abeille et l'apiculture et de : suspendre immédiatement et ne pas renouveler l'autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810, bloquer l'avancée de tous les dossiers de plante génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères, faire évaluer rigoureusement l'impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats, respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.

 

Pétition en ligne sur http://www.ogm-abeille.org/

Publié dans : Ecologie

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