Notre santé, pas leurs profits !

Publié le par NPA 43

 

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François Baroin, ministre de l’Économie, n’a pas « d’état d’âme, ni d’interrogations » pour augmenter la taxation sur les complémentaires santé (mutuelles ou assurances). Même chose pour la majorité parlementaire qui a rejeté la taxe sur les parcs de loisirs et limité celle sur les résidences secondaires mais vote sans rechigner le doublement de la taxe sur les contrats d’assurance santé complémentaires ( taxe qu'elle avait instaurée en 2010).

Les 2,2 milliards payés sur une année par les assurances complémentaires seront répercutés sur leurs assurés. Les mutuelles annoncent déjà une nouvelle augmentation d'au minimum 5 %.

Forfaits et franchises médicales, dépassements d’honoraires, augmentent chaque jour alors que la sécurité sociale rembourse de moins en moins. Ainsi les soins de ville (hors hôpital) ne sont plus remboursés qu’à 55% par l’assurance maladie.

Or les mutuelles et assurances censées combler les manques de la Sécu sont de plus en plus inaccessibles à une part croissante de la population : 9 millions de personnes déclarent avoir renoncé à se soigner pour des raisons financières, 20% de plus qu’il y a quatre ans. La taxation des mutuelles va renforcer ce phénomène.


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Santé contre austérité

Le 11 juin dernier, l’agence de notation Standard and Poour’s lançait cet avertissement : "Si les autorités françaises ne poursuivent pas la réforme des retraites, ne continuent pas de modifier la sécurité sociale et ne consolident pas le budget face au risque d'accroissement des dépenses liées aux retraites et à la santé... il est incertain que Standard & Poor's maintienne la note AAA".

Pour complaire à Standard and Poor’s et rassurer les marchés, Baroin et Sarkozy s’exécutent.

Mais le « déficit » de la sécurité sociale, n’est pas dû à des dépenses de santé excessives de la population, il est dû à l’insuffisance de son financement, à commencer par les 32 milliards d’€ d’exonération de cotisations sociales consenties aux patrons. La dette de la Sécu, tout comme la dette publique, ce sont les patrons qui la creusent, à eux de la payer !

Il y a urgence à ne plus laisser la santé aux intérêts privés, en commençant par exproprier les laboratoires pharmaceutiques, notamment Servier, les chaines de cliniques privées, ou les assurances santé privées comme AXA, qui rémunèrent leurs actionnaires avec l’argent de nos cotisations sociales.

 

Droit à la santé pour tous et toutes

Si on laisse faire la droite et le patronat, il ne subsistera alors du droit à la santé qu’une misérable assistance, pour les plus pauvres. Seuls ceux qui en auraient les moyens pourraient alors se soigner, en prenant des assurances privées.

Cette société-là, où la santé, comme le reste, devient une marchandise, nous n’en voulons pas. Il va falloir mener de vraies bagarres, tous ensemble, pour que la santé soit un droit pour tous et toutes. Elle ne doit, en aucun cas, être source de profits. Pour que chacun y accède, elle doit être gratuite c'est-à-dire financée à 100% par la sécurité sociale, par des cotisations sociales payées par les employeurs.

 

Tract hebdo du NPA

Edition du 15 septembre 2011

Publié dans Santé

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