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Lundi 5 mars 1 05 /03 /Mars 20:31

 

Logo-43chronoLe Puy-en-Velay : un audit citoyen de la dette publique

 

Le Collectif "Nous ne paierons pas leur dette" organisait une réunion, jeudi dernier afin de présenter le collectif et ses objectifs. Il est composé de citoyens autonomes et d'autres engagés dans des organisations associatives, syndicales ou politiques, qui se veut le relais de l'appel national à la constitution de collectifs locaux pour un audit citoyen de la dette publique.

 

collectif-audit-citoyen-dette-publique-le-puy.JPG

Crédit photo : 43Chrono

 

Les objectifs du collectif sont doubles : expliquer l'origine, les mécanismes qui ont engendré le creusement de la dette publique, tout en "dénonçant les mensonges qui sont assénés sur sa nature et le fait de faire payer la majorité de la population par des politiques d'austérité", déclare François Konieczny, membre du collectif ; et réaliser un audit citoyen des dettes contractées par les collectivités locales et les établissements publics tels que les hôpitaux, afin d'analyser la nature de la dette au regard de ce qu'elle finance et quels intérêts elle sert, pour en déterminer la légitimité ou pas.

Dans ce cadre là, le collectif a choisi pour commencer de centrer son analyse sur la Communauté d'Agglomération du Puy-en-Velay, en faisant une demande officielle pour obtenir les comptes et les documents relatifs à l'état de la dette.

 

Plusieurs manifestations

Le collectif a annoncé plusieurs évènements à venir : distribution au public du tract réalisé par le collectif (PDF) accompagné d'un 4 pages consacré à la dette du journal Fakir, diffusion du film "L'argent dette" de Paul Grignon le 15 mars à 20 heures à la Maison de la Citoyenneté au Puy-en-Velay qui est un film pédagogique d'explication du fonctionnement des banques, de la création monétaire et de la dette, et enfin un meeting "Nous ne paierons pas leur dette" le 22 mars à 19 heures au Centre Roger Fourneyron avec la présence de Dominique Plihon, "économiste atterré", membre du comité scientifique d'Attac et du Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique.

Pour finir le collectif lance un appel aux citoyens à le rejoindre dans son travail d'audit, mais surtout à ce que les citoyens s'emparent de la question de la dette publique, car la "crise de la dette" pose avec une nouvelle acuité la question de la démocratie et des choix qui en sont aujourd'hui soustraits.

 

Article paru dans Le Renouveau

Edition en ligne du mardi 6 mars 2012

Publié dans : Economie
Dimanche 4 mars 7 04 /03 /Mars 12:16

 

logo-cndf Appel du CNDF à manifester à Paris le 8 mars 2012

 

Des salariées de Lejaby* qui sont jetées à la rue malgré l’emballement actuel pour le « Produisons français » à celles qui galèrent pour trouver un centre d’interruption volontaire de grossesse ( CIVG) qui ne soit pas en passe de déménager, en passant par celles qui sont malmenées dans un procès pour viol, ou celles qui font le ménage chez les autres et gardent les enfants sans pouvoir obtenir de papiers, ou celles qui ne trouvent pas de logement décent parce qu’il n’y a pas assez de logements sociaux ou parce qu’ils sont trop chers, le contexte ne s’arrange pas.

 

organisations-feminisme-rouge-tn.jpgCrédit photo : Photothèque Rouge/TN

 

Les élections sont là, demain. C’est l’occasion de réaffirmer nos revendications, de virer Sarkozy et les siens et nous ferons tout pour. Mais c’est aussi le moment privilégié pour les candidatEs de dresser toute une liste de mesures à adopter mais aussi, au nom des problèmes prioritaires qu’il faut résoudre prioritairement avec des mesures prioritaires, rendre les femmes et leur situation invisible comme est invisible le travail domestique que les femmes se coltinent à longueur d’années.

 

Nous en avons marre d’être invisibles

Nous en avons marre de ne pas être un sujet prioritaire

Nous en avons marre de ne pas bénéficier de nos droits fondamentaux, inscrits pourtant dans la loi.

 

Nous en avons marre de ne pas avoir l’égalité salariale et de pas pouvoir avorter parce que c’est trop tard parce qu’on n’a pas trouvé de CIVG et de faire tout le travail domestique et de s’entendre dire que c’est pas vrai , qu’on n’a pas été violées et de voir nos retraites rognées au nom de la lutte contre leur dette et leurs déficits et de voir Marine Le Pen se positionner comme la sauveuse universelle alors qu’elle ne distille que la haine et ne veut surtout rien changer à ce système libéral, de nous entendre dire que faire des dizaines de passes par jour c’est la libre disposition de son corps.

 

NOUS EN AVONS MARRE D’ÊTRE UNE CERISE SUR LE GÂTEAU, UN SUPPLÉMENT D’ÂME, UN « DE SURCROIT » DANS UN DISCOURS.

 

CE QUE NOUS VOULONS :


-- L’égalité salariale maintenant

-- La suppression de la loi HPST pour arrêter le démantèlement de l’hôpital public et sauvegarder nos maternités et nos CIVG

-- Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes

-- Faire barrage à la GPA* qui accentue la marchandisation le corps des femmes.

-- Une véritable éducation non sexiste et non lesbophobe

-- La régularisation des sans papier-e-s

-- Le droit d’asile pour les femmes persécutées pour fait de sexisme et de lesbophobie

-- Pour une véritable politique abolitionniste, incluant une vraie réinsertion des personnes prostituées, l’abrogation du délit de racolage et une politique de responsabilisation et de pénalisation des clients

-- Un vrai Ministère des droits des femmes avec de vrais pouvoirs, la sauvegarde de nos associations assurant des missions de service public.

-- L’application de la loi Dalo (Droit au logement opposable). L’hébergement inconditionnel de toutes les femmes, avec ou sans papiers.

 

*   cet appel a été rédigé avant la conclusion victorieuse de la lutte des Lejaby
** gestation par autrui

Publié dans : Féminisme
Mercredi 29 février 3 29 /02 /Fév 20:24

 

logo-zoomdiciLejaby, symbole de la mobilisation européenne en Haute-Loire

 

Ils étaient plus de 200 à s'être rassemblés à Yssingeaux, mercredi 29 février, pour répondre au mot d'ordre de mobilisation européen contre l'austérité à la veille du Sommet de Bruxelles.

 

29fev-01.jpg Crédit photo : Zoomdici

 

A l'appel de la Confédération européenne des syndicats, plus de 200 salariés ont manifesté pour dénoncer les plans d'austérité des gouvernements de l'Union européenne et exiger la mise en place d'une Europe sociale et solidaire.

 

Une date et un lieu symboliques

Le choix du site de Lejaby pour le rassemblement altiligérien n'est pas anodin puisqu'il est le symbole de la lutte exemplaire et solidaire pour le maintien de l'emploi. Et que le site de production yssingelais reprendra son activité sous le nom des "ateliers du Meygal" dès demain également.

Une symbolique forte, et une unité qu'ont repris les trois organisations syndicales présentes, la CGT, FSU et UNSA, pour témoigner de leurs revendications communes devant la situation économique européenne.

 

L'Europe oui, mais pas à n'importe quel prix

L'intervention d' Alain Eyraud au nom de l'intersyndicale met en avant l'importance de la mobilisation et de la lutte dans l'action syndicale " sans la lutte, tout combat est perdu d'avance ; grâce à la lutte, tout espoir de gagner est possible". Une lutte qui doit continuer en période électorale, afin d'exiger une autre répartition des richesses et donner la parole au peuple en vue d'une Europe plus démocratique et plus sociale. "Nous ne sommes pas responsables de la crise, nous n'avons pas à la payer" conclut-il d'ailleurs.

L'idée d'un Europe sociale est bien evidemment commune à toutes les organisations présentes, comme le confirme Jean-Pierre Chambon pour l'UNSA : "en situation de dette monétaire et de crise inégalée, nous avons besoin d'une Europe au service des citoyens, et non de la finance..." . Une Europe au service des états membres et contre la spéculation , visant l'emploi et non la ruine des salariés, tel est le cheval de bataille des syndicats, avec le soutien de la CES (confédération européenne syndicale).

 

29fev-02.jpgCrédit photo : Zoomdici

 

Une alternative à la régression sociale

Tous sont unanimes pour condamner la non consultation des peuples lors des différents plans d'austérité mis en place ou à venir, et c'est dans le but de proposer d'autres solutions à la crise que tous étaient réunis ce midi à Yssingeaux. Ainsi Bastien Métrat pour FSU nous confiait : " le MES (mécanisme européen de stabilité financière) qui doit être mis en place est une sorte de FMI qui conditionne les aides aux restructurations avec comme seul choix la régression sociale. il y a pourtant d'autres solutions adoptées avant nous par d'autres pays du monde, comme le soutien des banques centrales ou une redistribution sociale différente."

L'alternative à la régression est donc de favoriser la relance économique par une autre distribution des richesses et une augmentation des salaires pour donner au peuple européen une démocratie sociale. "Si on ne nous parle que d'austérité et pas de croissance, on sortira jamais la tête de l'eau".

Une phrase de JP Chambon qui résume le sentiment général de tous les présents à ce rassemblement, responsables syndicaux et salariés d'entreprises privées et publiques du secteur, à l'image de Barbier, Guérin, ou encore l'hôpital d'Yssingeaux ou EDF. Une délégation devait ensuite être reçue à la sous-préfecture d' Yssingeaux.

 

Article de G.V paru sur Zoomdici

Edition du mercredi 29 février 2012

Publié dans : Social
Mercredi 29 février 3 29 /02 /Fév 20:03

 

logo renouveauHaute-Loire : les RASED en colère

 

Les Réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté (RASED), de la ligue de l'enseignement, ont choisi cette semaine de rentrée scolaire, après les vacances de février, pour faire entendre leur voix. Ils souhaitent alerter l'opinion sur la baisse inquiétante de leurs effectifs, et leur possible disparition à terme.

 

rased43.JPGCrédit photo : Le Renouveau

 

Le collectif des RASED de la Haute-Loire s’est réuni mercredi 29 février à Vals-près-le-Puy pour attirer l’attention sur la coupe budgétaire qui va réduire significativement les postes à la rentrée 2012. Ces réseaux, gratuits, ont été créés par l’éducation nationale en 1990, afin d’aider les élèves en difficulté au sein des écoles, et pendant le temps scolaire. Un réseau est constitué d’un psychologue scolaire, un enseignant chargé de l’aide pédagogique et un enseignant chargé de l’aide rééducative. Il existe 12 réseaux en Haute-Loire, avec des secteurs de 16 à 21 écoles, pour un total de 1 700 élèves en difficulté scolaire.

 

Un effectif réduit parfois à sa plus simple expression

Six postes ont été supprimés en Haute-Loire cette année, et dix vont l’être l’année prochaine. Au total, la moitié des postes sera supprimée en 4 ans. un-parmi-les-autres-rased-grange-palabresLes RASED expliquent le rôle essentiel des réseaux d’aides aux enfants en difficulté : apporter une réponse pédagogique spécifique aux élèves, éviter l’échec et son cortège de violences, rapprocher la famille et l’instituteur pour faire face au problème, et éviter ainsi l’échec scolaire.

 

Pour sensibiliser le public à l’action des RASED, un film, "Un parmi d’autres" produit par la FNAREN (Fédération nationale des associations des rééducateurs de l'Éducation nationale), sera projeté le vendredi 2 mars à 20 h 30 à Tailhac, dans les locaux de l’association "La grange à palabres".

 

Article paru dans Le Renouveau

Edition du mercredi 29 février 2012

Publié dans : Education
Mercredi 29 février 3 29 /02 /Fév 19:02

 

Europe : pas sans nous ! Appel des 200

 pour un référendum sur le nouveau Traité européen

 

Plusieurs traités européens ont déjà dépossédé les citoyens de la possibilité de choisir les orientations de l’Union européenne.


referendum-europe-au-tiers.jpg

 

Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l'Irlande et l'Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence, ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l'Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.

 

Le sommet européen a adopté le 9 décembre, le projet du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination, et la gouvernance dans l’Union), dit traité Merkozy. Il cherche à donner une base légale à la répression, la régression sociale et aux dénis de démocratie, durcissant les règles qui figuraient déjà dans le Traité de Maastricht puis dans celui de Lisbonne, imposant de lourdes sanctions «immédiates» et «automatiques» aux pays contrevenants. Cet accord a vocation à engager l’ensemble des pays de l’Union et l'ensemble des décisions politiques.

Les gouvernants qui entendent limiter aux parlements la ratification du traité manifestent leur mépris des exigences démocratiques.

 

Ils se font les complices de la remise en cause du principe démocratique fondamental: la souveraineté du peuple.

 

Nous refusons de renoncer à nos droits !!

 

Quelle que soit l’issue des échéances électorales d’avril, mai et juin , que le texte reste en l'état ou qu'il soit modifié lors d'une éventuelle renégociation, nous exigeons la tenue d’un référendum pour que le peuple décide si la France doit approuver ou refuser le nouveau Traité.

 

Nous invitons toutes et tous les citoyen(ne)s à se mobiliser dans leurs quartiers, leurs villes ou leurs villages, leurs lieux de travail, au sein de leurs partis, leurs syndicats ou de leurs associations. Organisons ensemble réunions publiques, manifestations, pétitions, occupations, et autres actions pour un vrai débat et bâtir ensemble l’Europe que nous voulons !

 

Premiers signataires : Ariès, Paul (Directeur du “Sarkophage”), Autain, Clémentine (Fase), Compagnie Jolie Môme, Coupé, Annick (Union syndicale Solidaires), Floris, Guillaume (Gauche anticapitaliste), Greuter, Henri (Membre d’Attac et de la Confédération paysanne), Harribey, Jean-Marie (économiste atterré) Khalfa, Pierre (coprésident de la Fondation Copernic), Jennar, Raoul Marc (Essayiste, 66), Husson, Michel (Economiste),  Le Hyaric, Patrick (Député européen, Pcf), Letchimy, Serge (Député de Martinique), Lordon, Frédéric (Economiste), Martin, Myriam ( Porte-parole du Npa), Mordillat, Gérard (Romancier et cinéaste), Onfray, Michel (philosophe) Sieffert, Denis (Journaliste), Siné, Bob (Dessinateur), Sire-Marin, Evelyne (Militante associative), Testart, Jacques (Biologiste et écrivain) ...

 

Signer la pétition :
http://www.referendum-europe.org/

Publié dans : Economie
Lundi 27 février 1 27 /02 /Fév 23:49

 

npa avatar Communiqué du NPA, lundi 27 février

A l'occasion du salon de l'agriculture

 

Les agriculteurs traversent une crise terrible. Pas tous sans doute, mais beaucoup de petites et moyennes exploitations sont terriblement endettées, voire au bord de la faillite à cause d'un prix de revient insuffisant. L'agriculture est prisonnière d'un modèle productiviste qui abîme la nature comme les hommes, met en danger leur santé et celles des consommateurs. La course aux hectares et aux rendements provoque un endettement insupportable au profit des banques et des marchands de matériel.

Combien d'agriculteurs gagnent moins d'un smic ? Combien de femmes travaillent aux côtés de leurs maris sans pouvoir se verser même un salaire ? Combien de retraités vivent avec moins de 600 ou 700 euros ? Tout cela parce que ce monde agricole est pris à la gorge par les groupes semenciers, les fournisseurs d'intrants et d'aliments pour bétail, les banquiers. et plus en aval par les industries de l'agro-alimentaire et la grande distribution qui leur imposent des prix iniques.

De tout cela, les partis qui se sont succédés au pouvoir ont tous une responsabilité.

  vaches-houlgatte.jpg

Crédit photo : Photothèque Rouge : Franck Houlgatte

La PAC, la politique agricole commune, est un échec dramatique. Le modèle qui consiste à produire toujours plus pour inonder les marchés à l'exportation, ce modèle qui a surtout favorisé quelques gros céréaliers en particulier, est responsable de la disparition en France de près de la moitié des exploitations ces trente dernières années. Ce modèle tourné vers l'exportation n'et absolument pas conçu pour « nourrir le monde » comme on l'entend parfois. Au contraire, il détruit l'agriculture vivrière dans les pays du Sud à coup de subventions aux exportations afin de vendre sur place à bas prix. Il faudrait au contraire relocaliser les productions afin que tous les peuples accèdent à la souveraineté alimentaire.

La PAC libérale, même avec un peu de verni vert, est un modèle intenable sur le plan économique, social, écologique !

 

Le NPA propose pour cette raison une réorientation radicale de la politique agricole. Pour redonner vie à une agriculture paysanne, permettre à des jeunes de s'installer, il faut réformer le foncier, prendre le contrôle des banques, encadrer et contrôler les prix par un coefficient multiplicateur pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail, augmenter les retraites agricoles.

Il faut encourager la coopération pour rendre le travail plus collectif et moins pénible, viser systématiquement la qualité. Le bio, dégagé de ces tentations industrielles, doit être l'objectif vers lequel tendre. Ces objectifs passeront aussi par le développement d'un grand service public apportant un appui technique et économique aux agriculteurs.

Ce sont toutes ces mesures qui redonneront aux agriculteurs une vraie liberté dans leur travail.

L'agriculture doit sortir des discussions de l'OMC (l'organisation mondiale du commerce), car les denrées agricoles, tout comme l'eau, ne sont pas des marchandises. Il faut mettre en échec les trusts qui veulent breveter le vivant, imposer les OGM, empêcher les paysans d'utiliser leurs semences comme ils l'ont toujours fait. Nous soutenons évidemment les actions qui pourront être entreprises dans le cadre de ce salon pour alerter le public sur toutes ces questions.

 

Dans l'agriculture comme partout, ceux qui vivent de leur travail sont les premières victimes de la logique capitaliste. Nous pouvons changer tout cela en nous y mettant tous ensemble.

Publié dans : Agriculture
Vendredi 24 février 5 24 /02 /Fév 09:58

 

progresfr.gifBénéfices de Michelin : des salariés veulent une part des bénéfices

 

Le syndicat CGT de l’usine Michelin à Blavozy préconise de prélever 30 % sur les bénéfices pour redistribuer cette somme aux salariés. L’entreprise a enregistré un bénéfice net de 1,046 milliard d’euros en 2011.

 

michelin-blavozy-benefices-salaires-photo-laure-fumas.jpgCrédit photo : Laure Fumas


Des bénéfices en hausse constante et une augmentation de salaire dérisoire pour les salariés. La CGT de l’usine Michelin de Blavozy dresse ce constat amer. Le groupe Michelin a enregistré 1,046 milliard d’euros de bénéfices en 2011, le syndicat réclame donc la part des salariés. « Avec près de 35 ans d’ancienneté dans l’entreprise, le salaire moyen mensuel oscille entre 1 400 et 1 500 euros. Nous demandons un salaire minimum de 1 700 euros net, car après tout, cet argent n’est pas celui des actionnaires, mais des salariés qui produisent les richesses », explique Hervé Bancel, délégué syndical. Avant d’ajouter que « les dividendes versés aux actionnaires vont augmenter de 39 %. Notre revendication est donc légitime. »

 

L’augmentation de la productivité est également à l’ordre du jour. La direction de l’usine de Blavozy souhaite mettre en place, pour le mois de mai, un système de surveillance de la chaîne de production. « Des responsables endosseraient le rôle de gendarmes pour épier les travailleurs et les forcer à produire plus et plus longtemps. Une forme de harcèlement au détriment de la santé du salarié. Nous ne sommes pas d’accord et allons nous battre si la direction conserve cette position », prévient René Villesèche, secrétaire de la CGT.

 

Sur la question de la pénibilité, le syndicat préconise un départ à la retraite anticipé à taux plein (dès 55 ans) pour les ouvriers concernés. Le 29 février, les responsables syndicaux rencontreront la direction pour demander la réouverture de négociations concernant la politique salariale. « Au final, le climat social chez Michelin est toujours aussi mauvais », s’inquiètent les syndicalistes. Des hommes engagés qui ne vont pas cesser leurs revendications en période électorale. Bien au contraire… Ils veulent prendre part au débat politique. « On combat la politique de Nicolas Sarkozy et de Laurent Wauquiez. L’austérité n’est pas la bonne solution pour sortir le pays de la crise. »

 

Article paru dans le Progrès

Édition du vendredi 24 février 2012

Publié dans : Social
Jeudi 23 février 4 23 /02 /Fév 18:45

 

livre-la-revolte-des-lejaby.jpg Le combat des ouvrières d’Yssingeaux raconté dans un livre

 

Réalisé par des journalistes de La Tribune-Le Progrès de Haute-Loire, ce petit ouvrage collectif rend hommage à la détermination d’ouvrières qui ont refusé d’être sacrifiées sur l’autel des délocalisations.

 

Le combat mené par les ouvrières de Lejaby à Yssingeaux pourrait faire l’objet d’une thèse en doctorat. Il y a, en effet, matière à noircir des pages

 

pour décortiquer le phénomène social, médiatique et politique qui s’est joué dans la manufacture de la zone industrielle La Guide, à Yssingeaux.

 

Des larmes du 18 janvier, lorsque ces ouvrières voient leur vie partir en lambeaux après plus de trente années de Smic, jusqu’à cette invitation sous les ors de la République pour y entendre l’annonce d’un nouveau départ de la bouche même de Nicolas Sarkozy, il s’en est passé des choses… Beaucoup de choses.

 

Relayée d’abord par la presse départementale, la lutte de Jacqueline, Bernadette, Marie-Claude, Huguette et les autres connaît l’effet « boule de neige ». Les médias nationaux et internationaux viennent assister à la mise à mort du « made in France », tandis que droite et gauche trouvent une catapulte pour se propulser dans la présidentielle. « Le combat de ces femmes courageuses est devenu un symbole et le centre d’un enjeu politique. Toutefois, en affichant leur solidarité avec les ouvrières des autres sites, elles montrent qu’elles ne sont pas dupes », analyse le sociologue Michaël Faure.

 

Lejaby-le-livre-remy-perrin.jpg

La révolte des Lejaby est un exemple qui ne doit pas sombrer dans l’oubli. Animés par cette volonté, des journalistes de La Tribune-Le Progrès de Haute-Loire ayant vécu le conflit au quotidien ont décidé de travailler à un livre rappelant cette bataille pour l’emploi.

 

Dans un ouvrage collectif de trente-deux pages couleurs, dont les droits seront entièrement reversés aux ouvrières, chacun y apporte sa plume, ses photos, ses idées et sa bonne volonté, sans rien attendre en échange.

 

Au fil des pages, le lecteur découvre l’histoire de la marque, du site yssingelais, les changements de propriétaires, le récit de trois semaines d’occupation d’usine après l’annonce de la fermeture par le tribunal de commerce de Lyon, des témoignages d’ouvrières…

 

Réalisé en un temps record, « La Révolte des Lejaby » voit le jour grâce à Georges Chanon, des Éditions du Roure, à Polignac.

 

Sollicité également, l’ancien résistant et auteur Stéphane Hessel a gentiment accepté de s’indigner à nouveau dans la post-face.

 

 « La Révolte des Lejaby » aux Editions du Roure. 8 euros. Sortie le 25 février. La totalité des bénéfices sera
reversée aux ouvriers et aux ouvrières de tous les sites Lejaby.


Vente de l'ouvrage samedi 25 février au matin chez Super U à Yssingeaux, Nuggets au Puy, Alphabureau à Monistrol, ainsi que le 1er mars à la Maison de la presse à Yssingeaux. Il est aussi possible de se le procurer auprès des Editions du Roure ou à La Tribune Le Progrès à Yssingeaux.

Publié dans : Social
Mardi 21 février 2 21 /02 /Fév 19:50

 

progresfr.gif« Les grandes industries veulent nous dicter ce que l’on doit manger »

 

Partout en France, la mobilisation fait rage contre les OGM. Mais ils pourraient réapparaître rapidement dans les champs. Le point avec Gilles Rousset, animateur du collectif 43 sans OGM.

 

C’est la 4 e année que vous adressez des courriers à tous les élus du département pour leur demander de prendre certaines résolutions. Avez-vous eu des réponses ?

 

La première année, on leur demandait de prendre un arrêté municipal pour interdire les OGM sur leur commune. Il y a eu quelques réponses. Certains se sont même engagés, mais le préfet les a vite remis à leur place, car les maires ne sont pas autorisés à prendre ce type d’arrêté. Quatre ou cinq communes ont pris des délibérations. Les années suivantes, c’était de l’ordre de sept ou huit réponses. Cette année, avec notre demande de respecter le Grenelle de l’environnement avec 20 % de bio dans les cantines scolaires, on s’oriente vers plus d’une vingtaine de réponses.

 

gilles-rousset-sans-ogm-43-christophe-teyssier.jpgCrédit photo : Christophe Teyssier

 

Va-t-on cultiver prochainement du maïs transgénique en France ?

 

La Cour de Justice européenne a fait casser la clause de sauvegarde que l’État français avait déposée contre le Monsanto 810. En même temps, elle déclare que le miel contenant des OGM est impropre à la consommation. Autrement dit, elle reconnaît que la coexistence entre cultures OGM et non OGM est impossible. En janvier, il y a eu plusieurs actions d’apiculteurs et de faucheurs. Le gouvernement va instaurer une nouvelle clause de sauvegarde, mais d’après les informations qu’on a, elle ne devrait pas tenir très longtemps, car elle ne parle pas du problème des abeilles. La grande crainte, c’est qu’actuellement, les grandes firmes s’orientent vers la mutagénèse, qui est exclue des OGM, mais cela revient à la même chose.

 

Quels sont les outils de la lutte des Sans OGM ?

 

Ils restent les mêmes. Il y a eu des fauchages durant l’été, revendiqués et non revendiqués, des actions devant et dans les entrepôts de Monsanto. L’objectif est de faire connaître ce que nous préparent ces grandes industries qui veulent nous dicter ce que l’on doit manger.

 

Est-ce que vous sentez une prise de conscience de la part des consommateurs, des parents d’élèves ?

 

On a tenté des choses avec les parents d’élèves, on ne peut pas dire qu’on a eu beaucoup de résultats. Ce qui est certain, c’est qu’on ne rencontre aucune animosité sur ce sujet. Nous avons tout de même donné au député une pétition avec environ 5 000 signatures pour Le Puy-en-Velay. Les gens ne veulent pas d’OGM. Mais sont-ils prêts à descendre dans la rue pour le dire ? C’est autre chose. Il faut dire aussi que techniquement, ce n’est pas simple à comprendre pour le grand public.

 

Est-ce qu’on mange des OGM sans le savoir ?

 

Oui, ne serait-ce que dans les huiles, le chocolat, certaines préparations. Mais surtout, il y a les animaux qui en mangent avec les tourteaux de soja importés d’Amérique du Sud.

 

Manger bio, c’est une façon de dire non aux OGM ?

 

C’est une orientation que nous défendons. Comme on disait à une certaine époque, « 20 % de bio et 80 % sans OGM ». Cela nous satisfait toujours, mais on ne se contentera pas de 20 % de bio. C’est un excellent levier à actionner, car c’est aussi la manière développer un type d’agriculture qui préserve la santé.

 

Propos recueillis par Christophe Teyssier
Le Progrès, édition du mardi 21 février 2012

Publié dans : Ecologie
Lundi 20 février 1 20 /02 /Fév 22:42

 

Le 29 février 2012, partout en Europe,

Les salariés en lutte contre l’austérité

 

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Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités. La signature d’un nouveau traité européen, sans débat démocratique ne renforcerait que l’austérité.

Face à une situation économique et sociale qui se dégrade et avec le durcissement de l’austérité dans tous les pays d’Europe, la CES appelle à une journée d’action le 29 février, à la veille du conseil européen.

Non à la TVA Sociale

En France, le gouvernement aggrave la situation en voulant augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire qui diminuerait le pouvoir d’achat du plus grand nombre.

Abaisser les cotisations sociales n’a jamais créé d’emploi, ni augmenté les salaires.

La TVA sociale, c’est la fin de la protection sociale.

Non à la casse de la protection sociale

En supprimant les cotisations « allocations familiales » des entreprises, que va devenir la branche famille dans la Sécurité Sociale ? Le président exauce le vœu du MEDEF qui veut bénéficier de plus d’exonérations de cotisations sociales pour avoir plus de profits.

En 2010, les entreprises françaises ont bénéficié de 170 milliards d’euros d’exonérations fiscales et sociales.

Non aux accords de compétitivité

En instaurant des accords dits de « compétitivité » entreprise par entreprise, c’est la casse des 35 heures, du code du travail et des conventions collectives avec des conséquences directes sur les salaires. Nous devons imposer que la loi prime sur le contrat.

Trop c’est trop ! Nous ne sommes pas responsables de la crise, nous n’avons pas à en payer le prix !

En 2011, la Haute Loire a perdu 700 emplois industriels. Ce n’est pas d’un référendum pour imposer de nouveaux reculs aux chômeurs dont nous avons besoin, c’est d’une politique de l’emploi industrielle offensive. Les salariés de LEJABY, par leur lutte, ont imposé d’autres choix.

C’est un exemple qui doit nous servir partout, dans tous les secteurs d’activité.

 

A la veille de leur reprise, manifestons avec elles pour imposer d’autres choix en France et partout en Europe.

Mercredi 29 février, mobilisons-nous dans tous les secteurs ! Organisons partout l’action : grève, débrayages…


Rassemblement entre 12h et 14h

Sur le site de LEJABY à YSSINGEAUX

Publié dans : Social

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Mobilisations et manifestations locales
La Haute-Loire en luttes

La dette, c'est chouette !
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Debtocracy sous-titré en français
Le documentaire qui a popularisé la campagne nationale demandant une commission d’audit de la dette publique en Grèce

  Ecole en danger
  Collectif Parents et Enseignants en Colère
 
Manifestation contre Sarkozy au Puy
Sous les coups et lacrymo des CRS
 
   
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