Toute une époque. Mitterrand entamait son second mandat et la mémoire collective, un tantinet contestataire, se souvenait des grands combats qui avaient jalonné les décennies, comme le mythique Larzac. Un élan de même ordre allait prendre naissance, en Haute-Loire, sur les bords du « dernier fleuve sauvage d'Europe ».
Crédit photo : Archives Eveil
Tout commence dans les années 1985-1986, lorsque l'EPALA (Etablissement public d'aménagement de la Loire et de ses affluents) prévoit quatre barrages sur le fleuve et ses affluents : Le Veurdre et Naussac 2 sur l'Allier, Chambonchard sur le Cher et Serre de la Fare dans la Haute Vallée de la Loire.
Dès lors se crée, à partir de 1988 un « Comité Loire Vivante » qui va s'opposer à ce programme. Une enquête publique est lancée. Elle marquera le début de l'opposition au projet dans le bassin du Puy-en-Velay. Une opposition qui va grandissant. Mais malgré cette opposition, le préfet signe la déclaration d'utilité publique, ce qui entraîne rapidement le début de l'occupation du site de Serre de la Fare. Le Comité, qui est en fait un mouvement, ne peut pas mener une action juridique. Il évolue en association. SOS Loire Vivante est créée le 17 juin 1989 au Puy-en-Velay. Son premier président est Jean-François Arnould.
Article publié dans l'Eveil
Edition du 18/06/2009
samedi 4 juillet à partir de 18h
En bord de rivière au village de Colempce, site sauvé de la noyade (projet du barrage de Serre de la Fare)
Voir l'affiche du rassemblement

EUROPE : PAS SANS NOUS !
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