Quantcast

Social

Vendredi 24 février 5 24 /02 /Fév 09:58

 

progresfr.gifBénéfices de Michelin : des salariés veulent une part des bénéfices

 

Le syndicat CGT de l’usine Michelin à Blavozy préconise de prélever 30 % sur les bénéfices pour redistribuer cette somme aux salariés. L’entreprise a enregistré un bénéfice net de 1,046 milliard d’euros en 2011.

 

michelin-blavozy-benefices-salaires-photo-laure-fumas.jpgCrédit photo : Laure Fumas


Des bénéfices en hausse constante et une augmentation de salaire dérisoire pour les salariés. La CGT de l’usine Michelin de Blavozy dresse ce constat amer. Le groupe Michelin a enregistré 1,046 milliard d’euros de bénéfices en 2011, le syndicat réclame donc la part des salariés. « Avec près de 35 ans d’ancienneté dans l’entreprise, le salaire moyen mensuel oscille entre 1 400 et 1 500 euros. Nous demandons un salaire minimum de 1 700 euros net, car après tout, cet argent n’est pas celui des actionnaires, mais des salariés qui produisent les richesses », explique Hervé Bancel, délégué syndical. Avant d’ajouter que « les dividendes versés aux actionnaires vont augmenter de 39 %. Notre revendication est donc légitime. »

 

L’augmentation de la productivité est également à l’ordre du jour. La direction de l’usine de Blavozy souhaite mettre en place, pour le mois de mai, un système de surveillance de la chaîne de production. « Des responsables endosseraient le rôle de gendarmes pour épier les travailleurs et les forcer à produire plus et plus longtemps. Une forme de harcèlement au détriment de la santé du salarié. Nous ne sommes pas d’accord et allons nous battre si la direction conserve cette position », prévient René Villesèche, secrétaire de la CGT.

 

Sur la question de la pénibilité, le syndicat préconise un départ à la retraite anticipé à taux plein (dès 55 ans) pour les ouvriers concernés. Le 29 février, les responsables syndicaux rencontreront la direction pour demander la réouverture de négociations concernant la politique salariale. « Au final, le climat social chez Michelin est toujours aussi mauvais », s’inquiètent les syndicalistes. Des hommes engagés qui ne vont pas cesser leurs revendications en période électorale. Bien au contraire… Ils veulent prendre part au débat politique. « On combat la politique de Nicolas Sarkozy et de Laurent Wauquiez. L’austérité n’est pas la bonne solution pour sortir le pays de la crise. »

 

Article paru dans le Progrès

Édition du vendredi 24 février 2012

Publié dans : Social
Jeudi 23 février 4 23 /02 /Fév 18:45

 

livre-la-revolte-des-lejaby.jpg Le combat des ouvrières d’Yssingeaux raconté dans un livre

 

Réalisé par des journalistes de La Tribune-Le Progrès de Haute-Loire, ce petit ouvrage collectif rend hommage à la détermination d’ouvrières qui ont refusé d’être sacrifiées sur l’autel des délocalisations.

 

Le combat mené par les ouvrières de Lejaby à Yssingeaux pourrait faire l’objet d’une thèse en doctorat. Il y a, en effet, matière à noircir des pages

 

pour décortiquer le phénomène social, médiatique et politique qui s’est joué dans la manufacture de la zone industrielle La Guide, à Yssingeaux.

 

Des larmes du 18 janvier, lorsque ces ouvrières voient leur vie partir en lambeaux après plus de trente années de Smic, jusqu’à cette invitation sous les ors de la République pour y entendre l’annonce d’un nouveau départ de la bouche même de Nicolas Sarkozy, il s’en est passé des choses… Beaucoup de choses.

 

Relayée d’abord par la presse départementale, la lutte de Jacqueline, Bernadette, Marie-Claude, Huguette et les autres connaît l’effet « boule de neige ». Les médias nationaux et internationaux viennent assister à la mise à mort du « made in France », tandis que droite et gauche trouvent une catapulte pour se propulser dans la présidentielle. « Le combat de ces femmes courageuses est devenu un symbole et le centre d’un enjeu politique. Toutefois, en affichant leur solidarité avec les ouvrières des autres sites, elles montrent qu’elles ne sont pas dupes », analyse le sociologue Michaël Faure.

 

Lejaby-le-livre-remy-perrin.jpg

La révolte des Lejaby est un exemple qui ne doit pas sombrer dans l’oubli. Animés par cette volonté, des journalistes de La Tribune-Le Progrès de Haute-Loire ayant vécu le conflit au quotidien ont décidé de travailler à un livre rappelant cette bataille pour l’emploi.

 

Dans un ouvrage collectif de trente-deux pages couleurs, dont les droits seront entièrement reversés aux ouvrières, chacun y apporte sa plume, ses photos, ses idées et sa bonne volonté, sans rien attendre en échange.

 

Au fil des pages, le lecteur découvre l’histoire de la marque, du site yssingelais, les changements de propriétaires, le récit de trois semaines d’occupation d’usine après l’annonce de la fermeture par le tribunal de commerce de Lyon, des témoignages d’ouvrières…

 

Réalisé en un temps record, « La Révolte des Lejaby » voit le jour grâce à Georges Chanon, des Éditions du Roure, à Polignac.

 

Sollicité également, l’ancien résistant et auteur Stéphane Hessel a gentiment accepté de s’indigner à nouveau dans la post-face.

 

 « La Révolte des Lejaby » aux Editions du Roure. 8 euros. Sortie le 25 février. La totalité des bénéfices sera
reversée aux ouvriers et aux ouvrières de tous les sites Lejaby.


Vente de l'ouvrage samedi 25 février au matin chez Super U à Yssingeaux, Nuggets au Puy, Alphabureau à Monistrol, ainsi que le 1er mars à la Maison de la presse à Yssingeaux. Il est aussi possible de se le procurer auprès des Editions du Roure ou à La Tribune Le Progrès à Yssingeaux.

Publié dans : Social
Lundi 20 février 1 20 /02 /Fév 22:42

 

Le 29 février 2012, partout en Europe,

Les salariés en lutte contre l’austérité

 

ScreenHunter_01-Feb.-20-22.44.gif

Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités. La signature d’un nouveau traité européen, sans débat démocratique ne renforcerait que l’austérité.

Face à une situation économique et sociale qui se dégrade et avec le durcissement de l’austérité dans tous les pays d’Europe, la CES appelle à une journée d’action le 29 février, à la veille du conseil européen.

Non à la TVA Sociale

En France, le gouvernement aggrave la situation en voulant augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire qui diminuerait le pouvoir d’achat du plus grand nombre.

Abaisser les cotisations sociales n’a jamais créé d’emploi, ni augmenté les salaires.

La TVA sociale, c’est la fin de la protection sociale.

Non à la casse de la protection sociale

En supprimant les cotisations « allocations familiales » des entreprises, que va devenir la branche famille dans la Sécurité Sociale ? Le président exauce le vœu du MEDEF qui veut bénéficier de plus d’exonérations de cotisations sociales pour avoir plus de profits.

En 2010, les entreprises françaises ont bénéficié de 170 milliards d’euros d’exonérations fiscales et sociales.

Non aux accords de compétitivité

En instaurant des accords dits de « compétitivité » entreprise par entreprise, c’est la casse des 35 heures, du code du travail et des conventions collectives avec des conséquences directes sur les salaires. Nous devons imposer que la loi prime sur le contrat.

Trop c’est trop ! Nous ne sommes pas responsables de la crise, nous n’avons pas à en payer le prix !

En 2011, la Haute Loire a perdu 700 emplois industriels. Ce n’est pas d’un référendum pour imposer de nouveaux reculs aux chômeurs dont nous avons besoin, c’est d’une politique de l’emploi industrielle offensive. Les salariés de LEJABY, par leur lutte, ont imposé d’autres choix.

C’est un exemple qui doit nous servir partout, dans tous les secteurs d’activité.

 

A la veille de leur reprise, manifestons avec elles pour imposer d’autres choix en France et partout en Europe.

Mercredi 29 février, mobilisons-nous dans tous les secteurs ! Organisons partout l’action : grève, débrayages…


Rassemblement entre 12h et 14h

Sur le site de LEJABY à YSSINGEAUX

Publié dans : Social
Vendredi 17 février 5 17 /02 /Fév 21:36

 

fr3auv.jpgL'attente chez Delbard

 

Les salariés de Delbard étaient réunis vendredi 17 février devant le tribunal de Commerce de Montluçon pour connaître les éventuels repreneurs de leur entreprise. Les pepinières Delbard, basées à Malicorne dans l'Allier, sont placées en redressement judiciaire depuis novembre dernier. Les 124 salariés devront encore patienter un mois. Les quatre repreneurs potentiels vont devoir en effet peaufiner leur offre de reprise jusqu'au 16 mars prochain.

 


Intervention de Bernadette PESSEMESSE,
déléguée syndicale CGT LEJABY  Yssingeaux

à Montluçon le 17 février 2012

 

Nous salariés de LEJABY Yssingeaux en Haute-Loire, à l'autre extrémité de l'Auvergne, venons apporter notre soutien total aux salariés de Delbard pour défendre leur emploi.

Après deux mois et une semaine de lutte, nous avons réussi à obtenir le maintien de tous nos emplois.

Sans notre mobilisation, nous serions aujourd'hui toutes au chômage. Comme vous salariés de Delbard, nous nous sommes battues pour vivre en travaillant.

 

Bien sûr, nous avons profité de l'annonce de notre licenciement le jour où le gouvernement Sarkozy organisait le sommet de l'emploi. Nous étions le contre-exemple du discours gouvernemental en refusant les délocalisations et les licenciements. Les médias ont largement couvert notre lutte. Nous avons aussi profité de la période électorale. Mais, sans notre mobilisation rien n'aurait été possible.

 

Nous sommes devenues le symbole du refus des délocalisations et de la désindustrialisation.

Nous étions un fleuron des sous-vêtements féminins. Vous êtes, vous, un fleuron de l'horticulture.

On délocalise les productions textiles, comme on importe les fleurs. Le déficit commercial de l'horticulture française c'est 987 millions d'euros annuels soit environ un milliard d'euros.

 

Votre lutte est juste, légitime.

Vous avez toutes les raisons de refuser les licenciements.

Votre lutte, c'est notre lutte ; comme notre lutte est aussi la votre !

Delbard-Lejaby même combat pour obtenir le même résultat: un emploi pour tous.

Bravo et courage à vous!

Publié dans : Social
Jeudi 16 février 4 16 /02 /Fév 19:30

 

progresfr.gifLa Haute-Loire mauvaise élève pour les accidents du travail

 

L’intensification du travail et une industrie très présente seraient les raisons des mauvais chiffres enregistrés par la Caisse primaire d’assurance-maladie : en 2010, 3 396 accidents ont été déclarés.

 

En 2010, la CPAM (Caisse primaire d’assurance-maladie) de Haute-Loire a reçu 3 396 déclarations d’accidents du travail, et 367 d’accidents de trajet. Des chiffres (ceux de 2011 ne sont pas encore connus) en légère baisse par rapport à 2009.

 

travail Ce n’est pas un secret : pour ce qui est des accidents du travail, la Haute-Loire n’est pas un bonne élève. Les chiffres de la Direction du travail et de la Carsat (Caisse Auvergne retraite santé au travail) vont dans le même sens, faisant apparaître des indices et des taux de fréquence plus élevés que les moyennes régionales et nationale. Idem pour la gravité, avec cependant des taux en baisse. « Il y a moins d’accidents, mais ils sont encore graves. C’est lié à l’industrie, plus présente en Haute-Loire. Avec l’intensification du travail, on a des accidents plus graves. Cependant, il faut faire attention aux chiffres de 2009, car l’activité économique était plus faible », explique Daniel Boussit, directeur adjoint du travail à la Direccte.

 

Du côté des syndicats, on rejoint ces explications et on regrette certaines pratiques. « Il y a un lien avec les rythmes accélérés, la productivité accrue. On enlève de la sécurité pour aller plus vite. Il y a des accidents qui sont déclarés en maladie, plutôt que comme accident du travail. On a des preuves que de gros employeurs cachent les accidents pour avoir certaines normes ou labels. On connaît une section syndicale qui s’est montée dans une entreprise suite à l’accident survenu à un salarié qui a perdu une main », souligne la CGT.

 

À l’inspection du travail, on multiplie les contrôles. Sur 10 000 infractions, 75 % concernent la santé et la sécurité, d’abord dans l’industrie, ensuite dans le bâtiment. « On en est à une quarantaine de procès-verbaux, contre une dizaine dans les années 2000. On arrête le travail en hauteur, on est plus insistant sur les protections collectives. On connaît les entreprises très accidentogènes. Récemment, il y a même eu un référé pour demander, sous astreinte, de mettre en sécurité. Les tribunaux sont très attentifs des suites à donner. »

 

Article de Christophe Teyssier paru dans Le Progrès

Edition du jeudi 16 février 2012

Publié dans : Social
Mercredi 15 février 3 15 /02 /Fév 21:52

 

npa avatar Communiqué du NPA, mercredi 15 février 2012

Zéro surprise : Sarkozy est candidat à l'élection présidentielle.

 

Zéro surprise, il veut continuer la même politique, les mêmes destructions de la protection sociale et des droits sociaux.

Après ses déclarations « à droite toute » du week-end dernier, il ajoute un zeste de démagogie pour « s’adresser à tous », nous faire le coup du « ni de droite ni de gauche », du bon président qui nous protège…

 

Il reprend de la campagne précédente « le travail au centre de tout », refait la promesse du travail pour « tous ceux qui ont la force et la santé » en oubliant que le chômage a doublé pendant ses cinq années de présidence. Mais désormais ce sera le travail obligatoire pour les chômeurs après la formation obligatoire dans les secteurs les plus durs.

 

Pour défendre sa perspective de référendum, il déclare sans rire « redonner la parole au peuple », « ne pas avoir peur du peuple » .

Face à ses coup de menton, on a vraiment envie de lui faire peur et en tout cas de le dégager !

Publié dans : Social
Jeudi 9 février 4 09 /02 /Fév 18:30

 

lg_libe.gifLes Lejaby réclament de solutions pour les salariés des autres sites

 

Environ 150 ex-salariées de Lejaby ont manifesté jeudi matin devant la préfecture de Lyon pour réclamer des «solutions industrielles» pour les trois sites du fabricant de lingerie restant à sauver, après la reprise de celui de Haute-Loire par un fournisseur de Vuitton.

 

lejaby-prefecture-lyon-photo-joel-philippon.jpgCrédit photo : Joël Philippon

 

«La mobilisation a payé à Yssingeaux ! Il y avait plusieurs offres de repreneurs, pourquoi ne pas les développer pour la réindustrialisation des sites du Teil (Ardèche), de Bourg-en-Bresse et de Bellegarde (Ain)», a déclaré Bernadette Pessemesse, déléguée CGT de l'atelier de Haute-Loire, venue avec 74 collègues manifester sa «solidarité».

Une délégation de 10 personnes a été reçue dans la matinée par la directrice de cabinet du préfet à qui les salariés ont réclamé le «respect complet du plan social» négocié en novembre 2010 après la fermeture des trois sites de l'Ain et de l'Ardèche, propriétés du groupe autrichien Palmers, et notamment le versement à tous les salariés des primes supralégales de licenciement.

Mercredi, une autre délégation de représentants syndicaux des anciens sites de Lejaby avait été reçue par le préfet de région, Jean-François Carenco.

«Il nous a donné beaucoup d'espoir» sur l'«application du plan social», a assuré le représentant de la fédération textile CGT du Puy-en-Velay.

 

«Lejaby, symbole de la lutte»

Concernant la «réindustrialisation» des trois sites laissés pour compte, soit «environ 320 emplois», «le préfet a pris l'engagement qu'on aurait des nouvelles avant la présidentielle», a-t-il ajouté.

Pour le syndicaliste, «Yssingeaux a été sauvé parce que c'était une grosse lutte et qu'on était en plein sommet social pour l'emploi, et en période de présidentielle».

«Lejaby est devenu le symbole de la lutte contre les délocalisations et on est là pour essaimer sur cette victoire, car quand il y a une volonté politique, il y a des solutions possibles», a martelé le syndicaliste.

Le préfet Carenco a indiqué qu'il «examinait dans quelles conditions» les salariés licenciés en novembre 2010 pourraient bénficier du contrat de sécurisation professionnelle (CSP), mis en place en septembre 2011.

Il a ajouté qu'il travaillait «aussi avec des investisseurs» pour «trouver des solutions» de réindustrialisation, mais qu'il ne voulait pas «donner de faux espoirs».

 

Article paru sur Libération (avec AFP)

Edition en ligne du 9 février 2012

Publié dans : Social
Dimanche 5 février 7 05 /02 /Fév 14:18

 

Déclaration des salariéEs de Lejaby

lors de la journée portes ouvertes
le 4 février 2012 à Yssingeaux

 

Nous tenons aujourd’hui à remercier tous ceux et celles qui nous ont soutenus.

 

Sans notre formidable lutte à toutes et tous, sans notre parfaite unité bien sûr, rien n’aurait été possible.

 

Sans le soutien syndical, surtout de la CGT, nous serions aujourd’hui des chômeurs et ensuite des fins de droit sans droit.

 

Grâce à notre lutte, nous échappons au sort de milliers, de dizaines de milliers de salariés et au cancer du chômage.

900 entreprises ont licencié l’an dernier et ces derniers mois 1000 emplois par jour disparaissent dans le pays.

Depuis 5 ans, le chômage a progressé de 33% soit 700 000 chômeurs supplémentaires. L’an dernier en Haute-Loire, le chômage a progressé de 33% soit 700 000 chômeurs supplémentaires. Notre victoire ne doit pas faire oublier ce bilan désastreux !

 

Et ce n’est pas une visite à L’Elysée qui nous récupèrera et nous fera oublier ce bilan.

 

lejab-po1Crédit photo : Le Renouveau

 

Nous sommes fier-e-s de défendre l’emploi de nos collègues des sites de Rillieux, Bellegarde, Bourg en Bresse et Le Teil où 350 ex-salariées de Lejaby attendent un emploi et veulent le respect des accords après le plan social de novembre 2010.

 

Notre lutte, notre victoire sont un encouragement à toutes les luttes contre les licenciements.

 

Nous sommes fie-r-es, très fier-e-s mais nous resterons vigilants pour l’avenir.

 

Aujourd’hui, nous dédions cette journée portes ouvertes à vous tous qui nous avez soutenus.

 

A vous tous, habitants d’Yssingeaux, de la Haute-Loire, de toute la France et même au-delà.

 

A vous les commerçants, les associations, les militants, merci.

 

A tous les militants syndicaux, à la CGT, à tous ceux qui partout ont soutenu la lutte, merci.

 

Aux journalistes, aux médias, qui ont fait connaître notre lutte, merci.

 

A tous ceux qui, anonymes ou non, nous ont apporté leur soutien, merci.

 

Que notre victoire soit un signe d’espoir pour celles et ceux qui luttent pour la dignité et le droit au travail.

 

Vive la lutte des Lejaby pour que vive l’emploi à Yssingeaux et partout ailleurs !

Publié dans : Social
Dimanche 5 février 7 05 /02 /Fév 13:40

 

progresfr.gifLejaby : clap de fin pour la lingerie, un nouvel acte s’écrit

 

 Les Lejaby ont organisé une journée portes ouvertes hier dans leur usine à Yssingeaux.

 

(...) Hier, les filles de Lejaby ont tout de même voulu montrer leur savoir-faire à ceux qui les ont soutenues. Et ils étaient nombreux à visiter l’atelier dès 15 heures. Le parking du site était même bien trop petit pour accueillir proches et anonymes.

 

lejab-po2.JPG

Crédit photo : Sophie Albanesi

 

Toutes les femmes avaient repris leur poste habituel. « C’est fini pour la lingerie, mais on est contente de montrer notre savoir-faire. On tenait à organiser cette journée. Des gens sont venus de toute la région. Aujourd’hui, la reprise est un espoir. Nous allons devoir nous adapter à de nouvelles matières », explique Sophie, 34 ans. Entre les machines, les félicitations sont nombreuses et les questions fusent : combien de machines dans l’atelier ? Comment se déroule l’assemblage ? Les doigts sur les petites pièces de tissus, les filles présentent patiemment et fièrement leur « boulot ». (...)

 

L’atelier n’a pas désempli. Bernadette Pessemesse, déléguée syndicale CGT, a remercié tous les soutiens rappelant « la parfaite unité » des salariés. « Grâce à notre lutte, nous échappons au sort de milliers, de dizaines de milliers de salariés et au cancer du chômage » a-t-elle lancé avant d’évoquer le sort des collègues de Rillieux, Bellegarde, Bourg-en-Bresse et Le Teil.

 

Cette journée festive marquait en quelque sorte la fin de la lutte. Mais les Lejaby se réuniront encore tous les mardis sur le site. (...)

 

« Pour soutenir maman »

Julie, 22 ans, et Émilie, 26 ans sont les filles de Suzanne, 58 ans et 37 années passées chez Lejaby. Hier, elles sont venues apporter une nouvelle fois leur soutien à leur mère. « Nous avons toujours vu maman travailler ici et nous sommes venus pour la soutenir. En plus, nous n’avions jamais mis les pieds dans l’usine », racontent-elles. Les deux jeunes femmes ont particulièrement suivi la lutte ces dernières semaines. « Notre père travaillait aux AMV mais il n’y avait pas eu une telle mobilisation. Ce qu’elles ont fait est vraiment beau », ajoute Émilie.

 

« On passait devant l’usine tous les jours, sans jamais avoir vu l’intérieur »

Née à Yssingeaux, Nathalie, 40 ans, est venue visiter l’usine Lejaby pour la première fois hier après-midi. « Nous sommes venus en famille. On passait tous les jours devant l’usine, mais même en habitant Yssingeaux, on n’avait jamais vu l’intérieur. On est là pour les femmes qui se sont battues, on en connaît certaines et on est d’autant plus solidaire que c’est arrivé chez nous ». Ses deux filles qui aiment la couture en ont aussi profité pour découvrir les techniques et l’envers du décor.

 

Article de Sophie Albanesi paru dans Le Progrès

Edition du dimanche 5 février 2012

Publié dans : Social
Samedi 4 février 6 04 /02 /Fév 08:03


Déclaration de la délégation de salariées de Lejaby Yssingeaux reçues à l’Elysée ce vendredi 3 février 2012

 

Après des semaines d’angoisse, d’incertitude et de mobilisation, le 1er février nous avons appris de Laurent Wauquiez, ministre et élu de la Haute-Loire, la reprise des 93 emplois du site de Lejaby Yssingeaux par une nouvelle société. Le site et les emplois sont donc sauvés.

 

 

 

C’est une excellente nouvelle, conforme à nos exigences.

 

La présidence de la République, à qui nous avons écrit à 2 reprises, nous a demandé de nous rendre aujourd’hui à l’Elysée.

 

Nous sommes venues pour réaffirmer que nous voulons vivre en travaillant et refuser le cancer du chômage qui mène à la misère.

 

Lors de cette entrevue avec le Président de la République, nous avons demandé des engagements durables sur le projet de reprise. Les souvenirs de Gandrange, où les emplois qui devaient être sauvés ont finalement étaient supprimés, restent encore dans toutes les mémoires. Les engagements pris, dans le cadre du plan social de novembre 2010 pour nos collègues de Lejaby licenciés, sont aujourd’hui remis en cause. Ce sont

de bonnes raisons pour nous inciter à la prudence et à la vigilance.

 

Nous rappelons que depuis 18 mois, 450 emplois ont été supprimés dans le groupe Lejaby et qu’avec la reprise d’Yssingeaux il reste encore 350 postes à sauver. Une solution est trouvée pour nous, il faut en trouver une pour tous.

 

Nous avons réclamé la préretraite pour tous les salariés de Lejaby licenciés qui ont 56 ans afin de leur éviter de finir au RSA ou en fin de droit avant de bénéficier de la retraite.

 

Enfin, nous avons insisté pour que les autres projets de reprise proposés pour Yssingeaux soient mis en place dans les anciens sites de Lejaby (Rillieux la Pape, Bellegarde, Bourg en Bresse et le Teil). Les moyens prévus dans le plan social doivent être utilisés dans ce sens.

 

Si nous nous réjouissons du résultat de notre lutte, nous n’oublions pas que l’an dernier 900 entreprises ont fermé ou licencié et que depuis 5 ans, il y a 700 000 chômeurs supplémentaires, soit plus 33 % (chiffres du ministère du travail).

Nous ne voulons pas être utilisés pour faire oublier ce bilan.

 

Le résultat du redémarrage est dû à notre mobilisation exceptionnelle et nous tenons à remercier les salariés qui ont lutté dans l’unité et la dignité et tous ceux qui les ont soutenus. Merci à eux et que notre lutte serve tous ceux qui sont dans la même situation que nous.

 

La délégation des salariées de Lejaby Yssingeaux

Publié dans : Social

Notre blog change d'adresse !

ATTENTION : ce site n'est plus alimenté.
Nous le maintenons cependant en ligne pour que nos archives restent consultables.
Pour continuer à nous lire, merci de vous rendre sur :
http://gauche-anticapitaliste-43.over-blog.com/

Sélection vidéos

Mobilisations et manifestations locales
La Haute-Loire en luttes

La dette, c'est chouette !
AttacTV

Debtocracy sous-titré en français
Le documentaire qui a popularisé la campagne nationale demandant une commission d’audit de la dette publique en Grèce

  Ecole en danger
  Collectif Parents et Enseignants en Colère
 
Manifestation contre Sarkozy au Puy
Sous les coups et lacrymo des CRS
 
   
  Christine Chevalier
sur l'écologie et l'agriculture   

Daniel Bensaïd
sur la crise du système capitaliste 

Sur le site national du NPA

Analyses et mobilisations 

Un peu de bonne musique ...

ZEP Zone d'expression populaire
Bezzef

 

 

LA CANAILLE
L'usine 


 

MAP
La Chasse est ouverte

 

 

HK et les Saltimbanks
On lâche rien

 

Noir sur Blanc

Ouvriers de France

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés